Economie

La CRR va-t-elle appliquer Novelli 3?


Alors que le protocole Novelli 3 a été entériné par le préfet de la Réunion, Michel Lalande, - au grand soulagement des professionnels du bâtiment, du terrassement et du transport -, sa mise en application connait quelques remous.

La Caisse Réunionnaise de Retraite (CRR) gère depuis des années le régime de retraite complémentaire ARRCO sur le territoire de La Réunion au bénéfice des salariés du secteur privé. Or, celle-ci a fait savoir aux professionnels des secteurs concernés qu'elle n'était pas en mesure, et pas obligée, de suivre l'application du Protocole Novelli 3, et donc de permettre, entre autres, un assouplissement du paiement des cotisations salariales par les entreprises.

Hier, le conseil d'administration de la CRR a décidé de tenir un conseil extraordinaire sur ce point. Conseil sous haute surveillance puisqu'une délégation de professionnels du bâtiment, du transport et du terrassement, n'ont pas hésité à montrer, par leur présence, leur mécontentement (voir vidéo).

Un courrier envoyé à l'ARRCO

Les discussions ont duré pendant plusieurs heures, durant lesquelles les seules informations qui ont pu sortir de la salle coïncidaient sur un point : "Le conseil d'administration est divisé". Finalement, à la fin de la journée, la CRR a décidé d'envoyer un courrier au bureau national de l'ARRCO afin de demander la "soumission des mesures exceptionnelles d'accompagnement du dispositif des entreprises".

"Le courrier nous a été soumis dans l'après-midi. Effectivement, la CRR demande que l'ARRCO accepte la mise en place du dispositif Novelli 3 pour les entreprises adhérentes à la CRR, et notamment les 1.300 menacées de liquidation. Nous sommes donc passés du début de la journée d'un discours très pessimiste à une véritable volonté de la CRR de ne pas aggraver une situation déjà bien dégradée", affirme Michel Allamèle, président de la fédération des terrassiers de la Réunion (FTR).

Les mesures exceptionnelles, qui font l'objet d'une étude au cas par cas des entreprises par une commission Novelli, consistent donc à l'examen individuel des demandes de délai de paiement, à la suppression de la majoration des retards et frais de poursuite et enfin au respect des échéances courantes à compter de 2011.

Des entreprises menacées

Les professionnels du bâtiment et du transport, portés hier par la FTR, ont tout de même rappelé que, si la CRR est un organisme privé, il n'en demeure pas moins un acteur de premier plan ayant participé à l'élaboration du protocole Novelli. Par ailleurs, lors des dernières réunions à la Préfecture, il avait été signifié à la délégation des professionnels des secteurs concernés que les "cotisations ARRCO rentrent dans l'application du protocole Novelli 3", rappellent-ils.

Si la CRR a pris en considération les attentes des professionnels et la situation locale délicate, il faut désormais attendre la position de l'ARRCO... Les professionnels ont déjà prévenu : "C'est la vie d'entreprises qui est en jeu, si la CRR ne suit pas Novelli 3, ce protocole ne sert à rien. Nous ne nous laisserons pas faire".
Samedi 5 Février 2011 - 19:16
Melanie Roddier
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1.Posté par David Asmodee le 06/02/2011 09:08
Il y a légèrement rupture d'égalité entre les entreprises. Certaines ont des étalements de charges, d'autres reçoivent les huissiers pour 300 euros.

2.Posté par jean le 06/02/2011 14:15
Voilà la dure vérité!! Tu as parfaitement raison de lever ce problème majeur!
Il s'agit d'une inégalité de plus mais c'est coutume à la Réunion puisque nous ne disons rien!
Je crois qu'il est important que nous nous unissions pour mettre à jour toutes ces injustices.
Si tous les acteurs économiques de la Réunion prenaient la décision pour une fois de s'UNIR je pense que beaucoup de choses changeraient mais voilà il y a un SI!

3.Posté par Kabo le 06/02/2011 14:34
Ils débarquent? La CRR n'a jamais appliqué le protocole 1 (qu'elle avait pourtant signé...) ni 2. La distorsion n'est pas seulement entre entreprises, mais aussi entre créanciers. Cette usine à gaz n'a pas empéché de licencier et n'est qu'une façon de reculer pour mieux sauter dans le vide. La bulle des années fastes du BTP financée sur fonds publics et défisc abusive ne se reconstituera plus. Au final, il faudra bien que les comptes soient soldés: soit par effacement total des dettes, mais cela pourrait être juridiquement contesté par les concurrents à jour, soit par liquidation.

4.Posté par jean le 06/02/2011 14:50
qui débarquent?????
Je pense que si nous analysons la situation de très près nous risquons de nous rendre compte que la défisc n'a pas profité aux entreprises reunionnaises mais uniquement aux investisseurs et que la situation actuelle n'est qu'une résultante d'un monde économique virtuel.
Tant que notre société fonctionnera sur des fonds virtuels la catastrophe adviendra tôt où tard!
A force de vivre à coup de prime ce sera vite la déprime!
Malheureusement ce ne sont pas les bonnes personnes qui ont profité de ces mannes fiscales encore une fois ce sont toujours les mêmes!

5.Posté par David Asmodee le 06/02/2011 14:54
En parlant de BTP, il devraient réparer la route du grand canal (celle qui monte vers la Bretagne). Une route toute neuve qui s'affaisse...on se pose des questions. Incompétence des entreprises ou malhonnêteté et fraude généralisée ?

6.Posté par polo974 le 07/02/2011 08:58
On voit là ce qu'il advient quand on délègue aux entreprises de collecter la part employé des cotisations sociales.
Et certains voudraient généraliser ça pour les impôts sur les revenus...

7.Posté par dyonis974 le 13/02/2011 18:00
c'est vrai , c'est plus possible d'être tranquille pour se payer des rutilants 4x4 mercedes, x5, x6, audi , etc.. Il faut commencer à payer des charges......

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