Les finances du PCR vont mal. Les résultats catastrophiques des dernières législatives, qui déterminent le montant de la subvention versée par l'état, ont plombé les comptes du parti et il devient urgent de caser les nombreux aparatchiks, la cour comme l'appellent certains, qui gravitent autour de la famille Vergès.
Déjà dans le Sud, certains ont dû aller chercher du travail. Un proche de Claude Hoarau a par exemple trouvé refuge à l'hôpital de Saint-Pierre.
La piste du Conseil général s'étant refermée depuis la brouille avec Nassimah Dindar, il devenait prioritaire de trouver un autre fromage où caser les camarades militants. C'est chose faite depuis l'arrivée de Maurice Gironcel à la présidence de la CINOR.
Le premier à caser sur la liste était Gilles Leperlier, le célèbre président de l'AJFER (Alliance des Jeunes pour la Formation et l'Emploi des Réunionnais), grand amateur de manifs en tous genres. A partir de lundi, il prendra ses fonctions de collaborateur de Cabinet auprès de Maurice Gironcel. Ah, les avantages des "collaborateurs de Cabinet" !!! Ils peuvent être payés très cher, en dehors de toute grille de la fonction publique et sans qu'il leur soit besoin d'avoir des diplômes. Et surtout ils sont totalement libres de leurs emplois du temps du fait qu'ils dépendent directement du président. Il n'est d'ailleurs pas rare de constater que certains collaborateurs de cabinet n'ont pratiquement jamais mis les pieds dans les collectivités qui les emploient... et qui les payent !
Mais voila, il y avait un problème : la CINOR avait atteint son quota maximum de collaborateurs de Cabinet et n'aurait normalement pas pu en embaucher un supplémentaire. Il fallait donc faire place nette, de façon à pouvoir embaucher le malheureux chômeur qu'était devenu Gilles Leperlier. Et tant pis s'il habite l'Etang Salé et que la CINOR s'occupe des communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne. On ne s'arrête pas à ce genre de détails au PCR !
Maurice Gironcel a vite trouvé la solution : il a demandé à Risham Badroudine, un fidèle militant du PCR qui a déjà participé à plusieurs conférences de presse du parti et qui, oh miracle, était déjà collaborateur de cabinet de la CINOR, d'accepter d'être déplacé au service Economie. Tout le monde y gagne : Risham Badroudine devient titulaire et Gilles Leperlier peut être embauché...
Il sera juste demandé à Jean-Paul Lefèvre, le directeur général adjoint en charge du service économique de la CINOR, de ne pas être trop regardant sur les présences de Risham Badroudine. Ce dernier a pris de mauvaises habitudes au Cabinet et il risque de ne pas accepter d'en changer rapidement...
Mais que font les autres élus, me direz-vous? Jean-Louis Lagourgue ne peut pas dire grand chose, dans la mesure où il a fait pareil alors qu'il était lui même président. D'autant qu'il a pu caser son protégé, Hervé Vidal, comme directeur général des services, en remplacement de Yoland Grondin parti à la retraite.
Sainte-Suzanne et Sainte-Marie rassasiés, c'est Gilbert Annette qui a de quoi râler. Ce sont les contribuables dionysiens qui financent la plus grosse partie du budget de la CINOR et ce sont les rats de Sainte-Suzanne et de Sainte-Marie qui se goinfrent dans le fromage... Mais qu'il soit patient ! Son tour viendra et il pourra lui aussi caser ses protégés le jour où Saint-Denis récupèrera la présidence.
Le problème c'est que, à l'image de Risham Badroudine, nombreux sont ceux qui se font titulariser et qui s'incrustent. La CINOR, comme nombre de collectivités, ressemble à une mille-feuilles : une couche d'emplois dionysiens, une couche d'emplois saint-mariens, une couche d'emplois saint-suzannois... Et pendant ce temps là, cabris i mange salade...
Déjà dans le Sud, certains ont dû aller chercher du travail. Un proche de Claude Hoarau a par exemple trouvé refuge à l'hôpital de Saint-Pierre.
La piste du Conseil général s'étant refermée depuis la brouille avec Nassimah Dindar, il devenait prioritaire de trouver un autre fromage où caser les camarades militants. C'est chose faite depuis l'arrivée de Maurice Gironcel à la présidence de la CINOR.
Le premier à caser sur la liste était Gilles Leperlier, le célèbre président de l'AJFER (Alliance des Jeunes pour la Formation et l'Emploi des Réunionnais), grand amateur de manifs en tous genres. A partir de lundi, il prendra ses fonctions de collaborateur de Cabinet auprès de Maurice Gironcel. Ah, les avantages des "collaborateurs de Cabinet" !!! Ils peuvent être payés très cher, en dehors de toute grille de la fonction publique et sans qu'il leur soit besoin d'avoir des diplômes. Et surtout ils sont totalement libres de leurs emplois du temps du fait qu'ils dépendent directement du président. Il n'est d'ailleurs pas rare de constater que certains collaborateurs de cabinet n'ont pratiquement jamais mis les pieds dans les collectivités qui les emploient... et qui les payent !
Mais voila, il y avait un problème : la CINOR avait atteint son quota maximum de collaborateurs de Cabinet et n'aurait normalement pas pu en embaucher un supplémentaire. Il fallait donc faire place nette, de façon à pouvoir embaucher le malheureux chômeur qu'était devenu Gilles Leperlier. Et tant pis s'il habite l'Etang Salé et que la CINOR s'occupe des communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne. On ne s'arrête pas à ce genre de détails au PCR !
Maurice Gironcel a vite trouvé la solution : il a demandé à Risham Badroudine, un fidèle militant du PCR qui a déjà participé à plusieurs conférences de presse du parti et qui, oh miracle, était déjà collaborateur de cabinet de la CINOR, d'accepter d'être déplacé au service Economie. Tout le monde y gagne : Risham Badroudine devient titulaire et Gilles Leperlier peut être embauché...
Il sera juste demandé à Jean-Paul Lefèvre, le directeur général adjoint en charge du service économique de la CINOR, de ne pas être trop regardant sur les présences de Risham Badroudine. Ce dernier a pris de mauvaises habitudes au Cabinet et il risque de ne pas accepter d'en changer rapidement...
Mais que font les autres élus, me direz-vous? Jean-Louis Lagourgue ne peut pas dire grand chose, dans la mesure où il a fait pareil alors qu'il était lui même président. D'autant qu'il a pu caser son protégé, Hervé Vidal, comme directeur général des services, en remplacement de Yoland Grondin parti à la retraite.
Sainte-Suzanne et Sainte-Marie rassasiés, c'est Gilbert Annette qui a de quoi râler. Ce sont les contribuables dionysiens qui financent la plus grosse partie du budget de la CINOR et ce sont les rats de Sainte-Suzanne et de Sainte-Marie qui se goinfrent dans le fromage... Mais qu'il soit patient ! Son tour viendra et il pourra lui aussi caser ses protégés le jour où Saint-Denis récupèrera la présidence.
Le problème c'est que, à l'image de Risham Badroudine, nombreux sont ceux qui se font titulariser et qui s'incrustent. La CINOR, comme nombre de collectivités, ressemble à une mille-feuilles : une couche d'emplois dionysiens, une couche d'emplois saint-mariens, une couche d'emplois saint-suzannois... Et pendant ce temps là, cabris i mange salade...
















