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La CGTR-Finances publiques a choisi la date anniversaire des agressions par balle de deux agents il y a un an, au guichet du Tampon, pour rappeler le manque criant d'effectif dans les services alors que la campagne 2012 de déclaration de l'impôt sur le revenu débute.
Ce ne sont pas moins de 450.000 déclarations qui vont être saisies aux guichets par les agents des services des impôts, qui sont au total 850, tous services confondus. "Chaque agent va saisir 7.000 déclarations par mois, contre 3.500 en métropole", indique Pierrick Ollivier, secrétaire départemental de la CGTR-Finances publiques.
Près de 70.000 personnes se déplaceront afin de s'informer à l'accueil. "Si, en métropole, il y a un agent pour 500 usagers, à la Réunion, c'est un agent pour 1.000 usagers !", rappelle Pierrick Ollivier. Dans cette période de campagne de déclaration de l'impôt sur le revenu, les services des impôts reçoivent en moyenne 1.500 appels par jour. "En 2011, nous avons traité 16.300 appels téléphoniques", indique Fred Boyer, secrétaire départemental adjoint CGTR-Finances publiques.
Le manque d'effectif engendre "des erreurs de saisies, des omissions", affirme Christelle Rickmounie, agent contrôleur des impôts. Etant donnée la conjoncture économique difficile, de plus en plus de foyer à bas revenus ne sont plus capables de payer. Il y a donc plus de demandes de remises gracieuces mais qui restent "en stand-by", faute de temps et d'agents.
Conséquence, "on a de plus en plus d'agressions à nos guichets. Toutes les semaines, il y a des agressions verbales et des mécontentements qui se traduisent par des agressions", déplore Pierrick Ollivier. "Il y a 15 jours, au Port, quelqu'un a menacé de revenir avec son fusil pour tuer tout le monde", précise-t-il.
Caméras et vitres blindées?
Face à cette montée des agressions, la direction des Finances publiques propose la mise en place de caméras et de vitres blindées. "Un coût évalué à 300.000 euros", mais finalement réévalué à 180.000 euros. "Ce sont des promesses faites à chaud mais qui ne sont pas tenues. Des promesses qui ne résoudront pas le problème de fond, qui est le manque d'effectif", explique le syndicaliste. Cette année encore, neuf départs à la retraite ne seront pas renouvelés.
Concernant la différence avec la métropole, l'argument avancé par la direction des Finances publiques serait que 75% de la population réunionnaise n'est pas imposable. "Mais on doit quand même délivrer les avis de non-imposition", rétorque Fred Boyer. "Ils ont promis d'apporter des moyens supplémentaires pour pouvoir faire face. Mais des moyens supplémentaires, il n'y en a pas. Il s'agit d'un transfert temporaire d'un service à un autre. Donc les missions des collègues sont en stand-by en attendant", précise-t-il.
Enfin, la CGTR-Finances publiques tient à faire des propositions pour pallier à la dette de l'Etat, qui justifierait le dégraissage de la fonction publique. Selon le syndicat, le problème de dépense est en fait un problème de recette. "Pour une plus grande justice fiscale", il suggère d'autoriser les Etats à emprunter auprès de la BCE (Banques centrale européenne), de stopper les exonérations massives d'impôts pour les plus fortunés et les plus grosses entreprises et de réviser la TVA "qui est l'impôt le plus injuste car il n'est pas payé en fonction des moyens de chacun", regrette Pierrick Ollivier.
Le syndicat suggère aussi que les revenus du capital soient autant taxés que les revenus du travail, que soient supprimées les niches fiscales et enfin que soit augmenté le nombre de tranches d'imposition, en augmentant les taux d'imposition pour les plus hauts revenus.
Ce ne sont pas moins de 450.000 déclarations qui vont être saisies aux guichets par les agents des services des impôts, qui sont au total 850, tous services confondus. "Chaque agent va saisir 7.000 déclarations par mois, contre 3.500 en métropole", indique Pierrick Ollivier, secrétaire départemental de la CGTR-Finances publiques.
Près de 70.000 personnes se déplaceront afin de s'informer à l'accueil. "Si, en métropole, il y a un agent pour 500 usagers, à la Réunion, c'est un agent pour 1.000 usagers !", rappelle Pierrick Ollivier. Dans cette période de campagne de déclaration de l'impôt sur le revenu, les services des impôts reçoivent en moyenne 1.500 appels par jour. "En 2011, nous avons traité 16.300 appels téléphoniques", indique Fred Boyer, secrétaire départemental adjoint CGTR-Finances publiques.
Le manque d'effectif engendre "des erreurs de saisies, des omissions", affirme Christelle Rickmounie, agent contrôleur des impôts. Etant donnée la conjoncture économique difficile, de plus en plus de foyer à bas revenus ne sont plus capables de payer. Il y a donc plus de demandes de remises gracieuces mais qui restent "en stand-by", faute de temps et d'agents.
Conséquence, "on a de plus en plus d'agressions à nos guichets. Toutes les semaines, il y a des agressions verbales et des mécontentements qui se traduisent par des agressions", déplore Pierrick Ollivier. "Il y a 15 jours, au Port, quelqu'un a menacé de revenir avec son fusil pour tuer tout le monde", précise-t-il.
Caméras et vitres blindées?
Face à cette montée des agressions, la direction des Finances publiques propose la mise en place de caméras et de vitres blindées. "Un coût évalué à 300.000 euros", mais finalement réévalué à 180.000 euros. "Ce sont des promesses faites à chaud mais qui ne sont pas tenues. Des promesses qui ne résoudront pas le problème de fond, qui est le manque d'effectif", explique le syndicaliste. Cette année encore, neuf départs à la retraite ne seront pas renouvelés.
Concernant la différence avec la métropole, l'argument avancé par la direction des Finances publiques serait que 75% de la population réunionnaise n'est pas imposable. "Mais on doit quand même délivrer les avis de non-imposition", rétorque Fred Boyer. "Ils ont promis d'apporter des moyens supplémentaires pour pouvoir faire face. Mais des moyens supplémentaires, il n'y en a pas. Il s'agit d'un transfert temporaire d'un service à un autre. Donc les missions des collègues sont en stand-by en attendant", précise-t-il.
Enfin, la CGTR-Finances publiques tient à faire des propositions pour pallier à la dette de l'Etat, qui justifierait le dégraissage de la fonction publique. Selon le syndicat, le problème de dépense est en fait un problème de recette. "Pour une plus grande justice fiscale", il suggère d'autoriser les Etats à emprunter auprès de la BCE (Banques centrale européenne), de stopper les exonérations massives d'impôts pour les plus fortunés et les plus grosses entreprises et de réviser la TVA "qui est l'impôt le plus injuste car il n'est pas payé en fonction des moyens de chacun", regrette Pierrick Ollivier.
Le syndicat suggère aussi que les revenus du capital soient autant taxés que les revenus du travail, que soient supprimées les niches fiscales et enfin que soit augmenté le nombre de tranches d'imposition, en augmentant les taux d'imposition pour les plus hauts revenus.















