Economie

La CGPME refuse de signer l'accord COSPAR/MEDEF

A la précédente réunion, la CGPME quittait la table des négociations avec le Cospar et le Medef. Aucun membre ne participera à la nouvelle réunion de négociations qui a lieu en fin de journée, à 17h30. La CGPME, présidée par Pascal Thiaw-Kine, a souhaité expliquer les raisons de son refus de signer l’accord sur les revendications salariales du Cospar.


"Nous sommes aujourd’hui dans une notion de rattrapage de solidarité nationale et celle-ci doit être du fait de l’État, non pas de l’entreprise", a affirmé Pascal Thiaw-Kine, justifiant le refus de la CGPME de s’asseoir autour de la table des négociations, aux côtés du COSPAR et du MEDEF.

Pour ses membres, il est impossible que cette décision politique soit bénéfique pour toutes les entreprises: "Augmenter les salaires de 50 euros revient à signer l’arrêt de mort de certaines entreprises" explique un intervenant. Les TPE/PME, notamment les transporteurs, les terrassiers ou encore le BTP, sont déjà en situation de crise, cet accord global pourrait précipiter effectivement les situations précaires.

30% des chefs d'entreprises artisanales ont un revenu en dessous du SMIC

Dans le secteur de l’artisanat, 30% des chefs d’entreprises ont un revenu en-dessous du SMIC, les inscriptions à la Chambre de métiers et d’artisanat sont en baisse alors que les radiations sont plus importantes. C’est ce qu’a tenu à souligner le président de la chambre des métiers et de l’artisanat, Bernard Picardo, qui rappelle qu’à l’heure actuelle la première difficulté est de préserver les emplois existants. "Nous demander d’augmenter les salaires, c’est marcher sur la tête" a-t-il lancé en conférence de presse.

Pour la CGPME, les entreprises n’ont pas à compenser l’aide exceptionnelle apportée par l’État. "Le manque de visibilité doit conduire à des prises de positions économiques et non pas politiques", affirme Jean-Louis Lecoq, secrétaire de la CGPME ajoutant que "ce n’est pas aux TPE/PME de porter le chapeau des choix politiques. L’État a choisi le collectif au lieu des individus".

Le "dialogue social va nous faire sortir de la crise"

Les membres de la CGPME rappellent que le contrat d’intéressement proposé aux dernières réunions est une formule qui permet d’instaurer la porte du dialogue social. "Le dialogue social est à mon sens ce qui va nous faire sortir de la crise. J’ai rencontré de grosses difficultés en novembre-décembre dernier, c’est avec l’ensemble de mes employeurs que j’ai réussi à remonter la pente" a témoigné Daniel Ibao, transporteur et membre de la CGPME.

Le président de la confédération, Pascal Thiaw-Kine, a conclu la conférence en rappelant que cet accord n’est pas équitable pour l’ensemble des TPE/PME.
Lundi 25 Mai 2009 - 17:57
Melanie Roddier
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1.Posté par coco le 25/05/2009 21:54
Bravo
merci d'avoir dit non , en periode de crise on baisse plutot les salaires et on ne les augmente pas

2.Posté par nicolas de launay de la perriere le 25/05/2009 22:56
Il faut en conclure à la mauvaise gestion des entreprises locales.

Les exonérations de charges sociales et fiscales, sont la source même qu'il faut actionner pour les augmentations de pouvoir d'achat. aux entreprises ensuite d'augmenter leur prix de vente...!!
Il suffit de mettre en place un calendrier ...

3.Posté par thierry le 26/05/2009 06:10
il suffit...y'a qu'à...faut que.....c'est si simple !!!

4.Posté par etjosedire le 26/05/2009 07:23
Bravo M. Thiaw Kine de dire tout haut ce que bon nombre d'artisans, ceux qu'on ne voit guère plastronner, subissent comme difficultés, face à une importation ou à une concurrence exacerbée.

Il aurait été souhaitable que l'accord intervenu soit signé du côté des employeurs par un gestionnaire d'entreprise performant. Malheureusement les couloirs du groupe dirigé par le président du MEDEF local bruissent de rumeurs tendant à démontrer des erreurs de gestion commises.

Si cet accord salarial doit mettre les entreprises locales dans le même état que son groupe, tout est à redouter.



5.Posté par bounani le 26/05/2009 09:38
1 grand merci au COSPAR zot la di zot la fé , enfin ma arét alé ché monmon la fin du moi pou rode un bouché mangé,é mi té ve di band transporteur quand la région la done a zot lé 2.5millions l'euro lot coup mém pa 1 l'eurozot la redonne a nou le band chofeur alor arét roul dan gro 4x4 mr monchain.ce boug la la méme di mém si le band patron i roul en porche zot na pu rien la fin du mois,si zot na pu rien acheté 1 clio zot va fé moin pitié,enfin le travailleur va vivre 1 pe mieu

6.Posté par anonyme le 26/05/2009 10:45
30% des chefs d'entreprises artisanales ont un revenu en dessous du SMIC ???

Et hop, ça sort du chapeau, comme le lapin du magicien !!!

Où sont les preuves ? publier les déclarations d'impots, la liste complète du patrimoine de ces chefs, les grosses voitures, ...

Et qu'on explique comment avec un revenu en dessous du SMIC on peut se payer tout ça ?

Gros foutage de gueule oui !

Quant à M. Thiaw Kine, il peut aussi participer à la solidarité nationale, qu'est-ce qu'il l'empeche ?

Il ne s'en plait pas quand ses entreprises font jouer la défisc à fond, ou réclament des subventions à droite et à gauche !!!

La solidarité, ça joue dans les 2 sens !

7.Posté par nicolas de launay de la perriere le 26/05/2009 21:14
et combien au black, non déclaré..?

8.Posté par nicolas de launay de la perriere le 27/05/2009 10:12
et oui thierry, c'est simple...toi même tu pourrais le comprendre, tellement c'est simple..comme quoi, on est pas obligé de monter des usines à gaz pour défendre le pouvoir d'achat des plus faibles..!

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