Société

La Brink's : "L'attaque du convoi de fonds fera évoluer les mentalités"

L'attaque de malfaiteurs sur un véhicule utilitaire mardi sur la quatre voies de la Possession questionne les commerçants de l'île. Faut-il prendre des souscriptions forcément onéreuses auprès de sociétés agréées ? Ou tenter sa chance sur les routes de l'île avec des convois de fortune, banalisés ? Devant le risque réel que fait surgir ce fait-divers peu banal, un gérant de société de transports de fonds a accepté de nous répondre.


La Brink's : "L'attaque du convoi de fonds fera évoluer les mentalités"
 
La Réunion, l'égale de la métropole ? Il est des domaines que l'on souhaiterait ne jamais voir prendre en imitation : les faits-divers venus d'Europe. Mardi 27 décembre, un braquage inédit a résolument marqué un tournant dans les esprits des petits commerçants.

Si pour les grandes enseignes, le recours à des sociétés de transport de fonds se fait depuis des années, pour les commerces de plus petite taille, la question d'une souscription auprès d'un professionnel de la sécurité se pose, à la lumière de ce braquage inédit. 

"En métropole, les sociétés ont davantage intégré ce risque" reconnaît Pascal Vanderbeke, directeur de la Brink's à la Réunion. Même si le parallèle est difficile à évaluer, celui-ci reconnaît, après avoir exercé en métropole pendant quinze ans que "le contexte joue encore en faveur d'un transport non sécurisé à la Réunion". De tels faits d'actualité n'ont pas d'impact direct sur le nombre de personnes qui viennent nous voir dans les jours qui suivent, mais disons que l'attaque d'hier fera évoluer les mentalités".

Hier, les malfaiteurs semblaient parfaitement informés, alors que le véhicule cible était un utilitaire banal. A la Réunion, la Brink's n'opère pas en véhicule banalisé affirme le gérant. Un état de fait qui tient plus de la demande des clients. "La question à se poser est de savoir si le fait de banaliser un véhicule de fonds ajoute un avantage au transport ou pas ?" Pour l'heure, la demande n'est pas formulée par la clientèle mais le service pourrait très bien se pratiquer. 

Si la question du surcoût financier pour le chef d'entreprise est souvent mise en avant comme frein à la contractualisation avec une société agréée, le gérant répond qu'au contraire, faire appel à des sociétés reconnues peut être un argument "à faire valoir auprès de son assureur". La facture serait revue à la baisse au vu des frais engagés pour la sécurisation des transferts.

Des agréments préfectoraux comme garantie ultime

En matière de professionalisme, l'entreprise peut compter dans ses rangs d'anciens militaires de carrière, d'ex-policiers ou gendarmes en retraite, "mais ce n'est pas le plus gros de nos hommes" ajoute Pascal Vanderbeke. Tous services confondus (gardiennage, traitements fiduciaires,...) la Brink's compte 450 employés à la Réunion.

En plus de la présence rassurante d'anciens professionnels ayant opéré dans le secteur public, la Brink's a fait le choix de former ses hommes au sein de sa propre école située à Paris. Sans doute un gage supplémentaire d'une confiance qui doit s'établir entre la société et ses employés, en prise immédiate avec des sommes d'argent affolantes.

N'est pas convoyeur de fonds qui veut. Toute société souhaitant opérer dans le domaine doit obtenir un agrément préfectoral. Avec trois grandes sociétés sur la place, "le marché réunionnais fait intervenir déjà beaucoup d'acteurs", estime le gérant. Le sésame est en effet dur à obtenir. Chaque embauche d'un nouveau convoyeur doit passer entre les mains de la préfecture. "Elle accorde un agrément pour l'embauche et un autre pour l'utilisation d'un port d'armes". Une validité à renouveler tous les cinq ans pour la deuxième option.

Justement, si le port d'armes fait partie de la panoplie dissuasive des convoyeurs, "la discrétion prévaut dans le domaine" conclut Pascal Vanderbeke.
Mercredi 28 Décembre 2011 - 18:30
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par jyves974 le 29/12/2011 02:51
Et si la Justice faisait son boulot, de façon expéditive qu'on puisse voir si un voleur pense toujours que sa vie vaut toujours 100 euros ? Le commercant n'aurait donc pas besoin de la Brick si certains faisaient au moins 10% de leurs boulot.

2.Posté par Ded le 29/12/2011 04:44
Publi reportage?

3.Posté par noe?!!?!? le 29/12/2011 06:11
On devrait inscrire le port d'armes sans déclaration dans notre Constitution ...
comme aux USA !

Les honnêtes gens pourront se défendre contre les délinquants au lieu de rester cloîtrer chez eux et ne plus pouvoir sortir !!! de peur d'être tué , d'être violé(e) , d'être détroussé ....
Une balle , ça va , plusieurs balles attention les dégats !!!

"A vaincre sans péril on triomphe sans gloire." (Corneille

4.Posté par môvélang le 29/12/2011 06:32
à l’instar des occidentaux qui vendent leurs armes pourris et inefficaces à certain pays, affament la population en les endettant, puis déclenchent une guerre qu'ils sont sûr de gagner, pour finalement mettre la main sur les richesses, la brinks veut faire croire que la solution ne passe que par elle.

moi, je doute de la véracité de ce braquage

5.Posté par Philoman le 29/12/2011 06:51
Article peu comprehensible, il s'est passe quoi ?

6.Posté par David Asmodee le 29/12/2011 09:17
Solution alternative : ne pas attendre qu'il y ait autant d'espèces pour aller les déposer à la banque. Sauf s'il est comme Google et qu'il récolte 75000 US $ toutes les 60 secondes. Sait-on jamais !

Un chauffeur, chargé par son patron de faire la tournée des magasins pour récolter des espèces, dans une camionnette...hum...ça me laisse sceptique. S'il a pris la caisse dans un magasin et qu'il doit se rendre dans un autre, il fait comment ? Il laisse la sacoche dans le fourgon ? Il la trimballe avec lui ?
Le Super Héros invincible et qui n'a peur de rien !

Soit le boss est négligent. Soit il est trop riche, trop important et trop occupé pour s'occuper de ces basses oeuvres. Cette affaire est décidément très bizarre. Et quel casse-tête pour le comptable qui devra se débrouiller avec ce vol de caisse !

7.Posté par sansson ancien convoyeur de fonds le 29/12/2011 19:16
A Monsieur asmodée
vous n'avais certainement pas les conaissances pour avoir un jugement sur le travail des convoyeurs et de leurs clients un client pour chaque camion mon pauvre monsieur le virtuel c'est dans les films resté dans votre bureau et regardé heat tres bon film mais c'est du cinéma ,le réel c'est autre chose.
BON FILM

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