Politique

[LIVE] Les conseillers départementaux examinent les orientations budgétaires 2017

Le Conseil départemental réunit ses élus pour la première fois en assemblée plénière depuis la rentrée politique. Nassimah Dindar et sa majorité doivent convaincre l’opposition sur les choix opérés l’an prochain dans le cadre de l’examen des orientations budgétaires. La présidente du Département l’a évoqué hier en amorce de cette séance plénière : le conseil départemental doit composer avec la baisse continuelle de la dotation globale de fonctionnement. Dans l’équation, la collectivité a perdu 39 millions d’euros lissés sur ces trois derniers exercices budgétaires. Dans ce contexte de restriction nationale, la présidente parle volontiers d’un "budget de résistance", décliné en cinq grands chantiers en 2017 pour un montant de 140 millions d’euros, qui seront débattus dans la matinée.


[LIVE] Les conseillers départementaux examinent les orientations budgétaires 2017
9h20 : La présidente de la collectivité départemental prend la parole. Elle tient à rappeler que cette séance autour des orientations budgétaires 2017 est "un moment fort pour la collectivité". Nassimah Dindar a réaffirmé les grands axes de la nouvelle mandature : "le développement humain, le développement territorial et l’intelligence institutionnelle".

09h44 : Après Nassimah Dindar, au tour d'un des vice-présidents du conseil départemental, Cyrille Melchior de s'exprimer. "Ce débat autour des OB doit éclairer l'assemblée mais aussi la population car réaliser un budget n'est pas un acte neutre. Il s’inscrit dans contexte extrêmement difficile. La DGF continuera à baisser : sur les 4-5 dernières années, il y a eu 40 millions d'euros de baisse. Quand la DGF diminue, nous avons du mal à boucler un budget de fonctionnement".

10h02 : Le recours à l'emprunt est "maîtrisé", ajoute Cyrille Melchior. Le ratio de dette par habitant devrait atteindre 425€/hab à fin 2016 et 398€/hab à fin 2017.

10h10 : Pour Jean-Jacques Morel, le budget 2017, qualifié de "résistance" par Nassimah Dindar, "relève même du miracle parce que nous avons quand même des chiffres rassurants malgré les grosses difficultés rencontrées par la collectivité : une épargne nette qui reste positive ( 8 millions d'euros), 130 millions d’investissements et une dette par habitant qui passera de 485 euros à 358 euros par habitant".

Le vice-président du conseil départemental se félicite que la collectivité ait réussi à éviter l'augmentation de la fiscalité "contrairement à d’autres comme à Saint-Denis". Il appelle l'État à revoir sa copie : "cette année, il y a un différentiel de 150 millions entre ce que nous payons et ce que l’État nous verse. Sur 10 ans : près d’un milliard !"

10h40 : (Michèle Caniguy) : "Le chapitre de l’insertion m’interpelle, car nous n’avons pas la même conception de la solidarité. Ce que vous proposez quand vous parlez de contrôle, de bénévolat, ce n’est peut-être pas la même chose que ce que propose le président du conseil départemental lorrain mais cela s’en rapproche. Même si vous dites que ce n’est pas stigmatisant, c’est néanmoins méprisant."

10h46 : Prise de parole du responsable socialiste, Philippe Leconstant. "Deux points concernant ces orientations budgétaires. Sur la situation de contraintes budgétaires, je n’ai rien à redire : nous sommes conscients des difficultés financières des collectivités et de la nécessité de faire des efforts de gestion. Il est normal que le département réduise ses dépenses et c’est tout à son honneur."

Sur les priorités de la mandature,  Philippe Leconstant n’a également pas "de remarques à faire" notamment sur deux d’entre elles : "l’épanouissement humain et l’intelligence institutionnelle". "Là où je reste sur ma faim c’est sur le développement territorial : l’Est est la région la plus en retard de l’île après les Hauts, et rien ne semble être fait par le conseil département pour l'aider à rattraper son retard."

11h27 : Jean-Jacques Morel répond à Philippe Leconstant, qui avait accusé certains élus présents dans l'hémicycle "de parler de sujets liés aux municipalités dans cette assemblée". "Est-ce notre faute à nous si vous avez menti aux Réunionnais il y a quatre ans avec ‘le changement c’est maintenant’. Tout a changé c’est vrai, mais en pire".

11h29 : Droit de réponse de Philippe Leconstant : "Qu’est ce qu’un quinquennat vient faire dans cet hémicycle ? Ce qui compte, ce sont les actions qui seront menées dans six prochaines années. Qui a fait ce transfert des prestations vers les départements ? C'est la droite au pouvoir ! "

11h34 : Nassimah Dindar estime que la Loi Notre a été "mauvaise" pour les départementaux "même si elle a permis à plusieurs femmes d’être élues lors des dernières cantonales" : "la Loi Notre n’a pas simplifié, elle a complexifié."

La présidente du conseil départemental demande à l'État la signature d'un "pacte pour la croissance de La Réunion". 

En réponse à Philippe Leconstant, Nassimah Dindar assure qu'il y a "un vrai plan pour l’Est" : "Je rencontre Jean-Claude Fruteau le 31 octobre prochain, afin d'identifier un projet de développement pour sa commune, notamment sur le site de la Forêt des Camphriers".

12h15 : Les critiques de Philippe Leconstant sur le dossier du rééquilibrage territorial, qu'il estime "en défaveur de l’Est" commencent à titiller les élus de la majorité dans l’hémicycle, notamment Jean-Marie Virapoullé et Daniel Gonthier.

12h52 : Un petit film sur les 20 ans du réseau Car Jaune est passé dans l’hémicycle.

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Département: Nassimah Dindar présente un "budget de résistance"
Mercredi 26 Octobre 2016 - 11:27
SI
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1.Posté par Sarah le 28/10/2016 11:47
Après avoir assisté à la séance, j'ai constaté qu'il n'y avait pas d'uniformité au niveau de la couleur des tenues des participants et que le noir ressortait mieux, j'ai fait le lien avec la tenue des avocats, où est-ce que je peux lire un article sur ce sujet ? j'ai fait du droit et j'aime les vêtements

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