Depuis plusieurs années maintenant, l’université de La Réunion occupe le devant de l’actualité pour des raisons qui n’honorent en rien l’institution. En effet c’est du côté tensions et conflits en continu que l’université se fait connaitre, et pas seulement localement mais également des plus hautes autorités : Assemblée Nationale, gouvernement et Présidence de la République.
A la base de ces conflits en continu il y a la conduite d’une équipe qui entend faire de l’institution sa chasse-gardée quoiqu’il en coute. Mohamed Rochdi est le leader de cette équipe qui a noyauté dés 2004 les instances de décisions et syndicales de l’université avant de faire, fin 2008, une révolution de palais, qui l’a amènée à la Présidence qu’il n’entend absolument pas quitter. C’est ce qui donne la crise actuelle, le tribunal administratif ayant décidé d’invalider l’ensemble des élections organisées par Mohamed Rochdi pour lui permettre sa réélection.
Cette situation n’aurait certainement pas duré si longtemps si cette équipe n’avait pas été facilitée dans sa prise de pouvoir, puis soutenue. Localement il y a eu Paul Vergés quand il présidait le Conseil Régional. Paul Vergés, son cabinet, son clan et ses marionnettes envoyées à l’assaut de l’UNEF. Rien n’a alors manqué à Mohamed Rochdi ni déclarations, ni accords électoraux, ni votes décisifs, ni bien sûr de quoi lui permettre d’entretenir ses soutiens.
Mais, privé désormais du soutien de la Région, si Mohamed Rochdi poursuit son entreprise c’est qu’il dispose d’autres appuis. Il les trouve au gouvernement, hier de droite et aujourd’hui de gauche, alors que l’ensemble des parlementaires, en principe, sont, hier comme aujourd’hui, unanimes à réclamer le départ de Mohamed Rochdi. Point commun, chez Fillon et ses ministres, comme chez Ayrault et chez ministres: "La Réunion est loin. Les Réunionnais ne sont pas des va-t-en guerre. Cela va finir par s’arranger et Mohamed Rochdi se calmer".
Voilà qui ne manque pas d’enseignements. On peut d’abord voir ainsi le crédit que les gouvernements, de droite comme de gauche, accordent aux parlementaires réunionnais et aux dossiers qu’ils plaident. Mais c’est aussi la considération portée aux Réunionnais qui doit nous interpeller tous et, ici, le traitement réservé à l’université de la Réunion n’est qu’une illustration de plus. Quant à croire que Mohamed Rochdi puisse changer, ses déclarations, ses engagements, et ses actions, depuis qu’il est aux commandes de cette université, sont suffisamment éloquentes pour ne point s’illusionner sur le personnage.
Dans ce contexte croire que la "mission d’accompagnement" confiée à un I’inspecteur Général, qui arrive aujourd’hui dans le département, sera susceptible de permettre à une université totalement gangrénée de se rétablir, c’est s’illusionner ou plus précisément vouloir illusionner les Réunionnais.
Tout au plus elle a le mérite de montrer que c’est un gouvernement de Gauche qui s’active pour habiller une opération de fraude électorale ! Car où ailleurs qu’à l’université de La Réunion les autorités gouvernementales auraient-elles confié au président de l’université, qui a été invalidé, d’organiser les élections rendues nécessaires suite à l’annulation par le TA ? Ce n’est point une affaire de "bizarreries juridiques" mais de principes, chacun peut le comprendre. Si le gouvernement a couvert Mohamed Rochdi c’est qu’il a ses raisons. Elles sont au nombre de deux : mépris de la Démocratie doublé du mépris des Réunionnais. Merci Monsieur Ayrault. Merci le gouvernement socialiste.
Reste à savoir ce qu’en pensent les Réunionnais !
Un observateur
A la base de ces conflits en continu il y a la conduite d’une équipe qui entend faire de l’institution sa chasse-gardée quoiqu’il en coute. Mohamed Rochdi est le leader de cette équipe qui a noyauté dés 2004 les instances de décisions et syndicales de l’université avant de faire, fin 2008, une révolution de palais, qui l’a amènée à la Présidence qu’il n’entend absolument pas quitter. C’est ce qui donne la crise actuelle, le tribunal administratif ayant décidé d’invalider l’ensemble des élections organisées par Mohamed Rochdi pour lui permettre sa réélection.
Cette situation n’aurait certainement pas duré si longtemps si cette équipe n’avait pas été facilitée dans sa prise de pouvoir, puis soutenue. Localement il y a eu Paul Vergés quand il présidait le Conseil Régional. Paul Vergés, son cabinet, son clan et ses marionnettes envoyées à l’assaut de l’UNEF. Rien n’a alors manqué à Mohamed Rochdi ni déclarations, ni accords électoraux, ni votes décisifs, ni bien sûr de quoi lui permettre d’entretenir ses soutiens.
Mais, privé désormais du soutien de la Région, si Mohamed Rochdi poursuit son entreprise c’est qu’il dispose d’autres appuis. Il les trouve au gouvernement, hier de droite et aujourd’hui de gauche, alors que l’ensemble des parlementaires, en principe, sont, hier comme aujourd’hui, unanimes à réclamer le départ de Mohamed Rochdi. Point commun, chez Fillon et ses ministres, comme chez Ayrault et chez ministres: "La Réunion est loin. Les Réunionnais ne sont pas des va-t-en guerre. Cela va finir par s’arranger et Mohamed Rochdi se calmer".
Voilà qui ne manque pas d’enseignements. On peut d’abord voir ainsi le crédit que les gouvernements, de droite comme de gauche, accordent aux parlementaires réunionnais et aux dossiers qu’ils plaident. Mais c’est aussi la considération portée aux Réunionnais qui doit nous interpeller tous et, ici, le traitement réservé à l’université de la Réunion n’est qu’une illustration de plus. Quant à croire que Mohamed Rochdi puisse changer, ses déclarations, ses engagements, et ses actions, depuis qu’il est aux commandes de cette université, sont suffisamment éloquentes pour ne point s’illusionner sur le personnage.
Dans ce contexte croire que la "mission d’accompagnement" confiée à un I’inspecteur Général, qui arrive aujourd’hui dans le département, sera susceptible de permettre à une université totalement gangrénée de se rétablir, c’est s’illusionner ou plus précisément vouloir illusionner les Réunionnais.
Tout au plus elle a le mérite de montrer que c’est un gouvernement de Gauche qui s’active pour habiller une opération de fraude électorale ! Car où ailleurs qu’à l’université de La Réunion les autorités gouvernementales auraient-elles confié au président de l’université, qui a été invalidé, d’organiser les élections rendues nécessaires suite à l’annulation par le TA ? Ce n’est point une affaire de "bizarreries juridiques" mais de principes, chacun peut le comprendre. Si le gouvernement a couvert Mohamed Rochdi c’est qu’il a ses raisons. Elles sont au nombre de deux : mépris de la Démocratie doublé du mépris des Réunionnais. Merci Monsieur Ayrault. Merci le gouvernement socialiste.
Reste à savoir ce qu’en pensent les Réunionnais !
Un observateur
















