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L'université du Tampon bloquée par des étudiants

Le campus Sud de l'université de la Réunion est fermé depuis ce matin suite au blocage mis en place par un groupe d'étudiants. Ces derniers estiment que leurs revendications n'ont toujours pas été entendues. Pour de nombreux étudiants qui souhaitaient se rendre en cours, ce blocage est incompréhensible...


L'université du Tampon bloquée par des étudiants
Branches, palettes, pierres, capots et portes de voitures : c'est le spectacle que les étudiants du Sud ont pu observer ce matin devant le Campus du Tampon. Six jours après la seconde grève générale contre la vie chère, un groupe d'étudiants a décidé de bloquer l'entrée principale du Campus, très tôt ce matin.

A peine deux cents personnes se trouvent actuellement sur le parking de l'université du Tampon. Bloqué depuis ce matin, l'établissement devrait rester fermé toute la journée. Si les forces de l'ordre sont présentes, l'ambiance est plutôt calme malgré les tensions survenues en début de matinée entre les étudiants à l'origine du blocage et ceux qui souhaitaient se rendre en cours.

L'université du Tampon bloquée par des étudiants
"Si l'on avait informé les étudiants de ce blocage, personne ne serait venu et tout le monde serait resté à la maison. Nous sommes encore mobilisés... C'est vraiment dommage que certains étudiants ne se sentent pas concernés. Ils sont contre les réformes et subissent les difficultés tous les jours... et ne font rien..." indique Jérémy, étudiant en STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives).

Les différentes revendications sociales en lien avec le COSPAR planent dans les esprits. En effet, le responsable de la délégation Sud du COSPAR, Max Banon, était sur place ce matin vers 8 heures pour témoigner de la solidarité du collectif avec les étudiants concernés. Ceci étant, d'autres revendications, en lien avec l'enseignement supérieur, se sont invitées chez les "manifestants" comme les réformes Darcos et Pécresse.

D'après Maxime, étudiant inscrit en préparation au concours des professeurs des écoles à l'IUFM, c'est "la décision de repousser la "masterisation" de 4 ans en Guadeloupe qui est en cause. Il est absolument anormal que ce type de particularité existe... Mais il y a aussi de nombreuses revendications sociales en cause. Cela fait un moment que cela dure... et ce matin les choses ont bougé".

L'université du Tampon bloquée par des étudiants
A une cinquantaine de mètres de l'entrée du campus, un enseignant imperturbable professe son cours à un petit groupe d'étudiants en plein air. Ceux-là ne comprennent pas le blocage. Pour Laurie-Anne, étudiante en deuxième année de Droit, cette situation est anormale : "Personne n'a décidé de cela. C'est vraiment n'importe quoi. Une petite minorité pénalise tout le monde. En plus, jeudi, il y a une grève, pourquoi faire ça ce matin ?? C'est quand même énorme que l'UNEF n'ai prévenu personne. Rien n'a été voté. Le droit de grève existe mais le droit au travail aussi.  Le blocage est mal organisé..."

Le campus Sud gardera donc ses portes fermées toute la journée. De leur côté, les étudiants inscrits aux concours de l'éducation nationale comme le CAPEPS et qui préparent actuellement leurs épreuves orales au sein du Campus se demandent si ce blocage va perdurer...

Les détritus déposés devant l'entrée du Campus Sud
Les détritus déposés devant l'entrée du Campus Sud
Lundi 16 Mars 2009 - 11:30
Ludovic Robert
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1.Posté par felicite mickael le 16/03/2009 13:50
ben de toute facon au lieu aller bosser , on prefere toujours rien faire , et l'université du tampon c'est le pompom, pour la flémardise ,
ben un petit conseil aller chercher du boulot au lieu d'empecher les autres de travailler, merci d'avance

2.Posté par Cicéron Céparré le 22/03/2009 15:49
Qui est derrière les étudiants de La Réunion ?

En écho à la question posée hier en une du JIR, on peut s'interroger à propos des mouvements de grève qui ont perturbé les campus de La Réunion au cours des semaines passées...

En effet, alors que des leaders désintéressés appelaient au blocage en rejoignant les mouvements de grève générale, hasard du calendrier, le Président de l'Université sautait la mer pour défendre son bout de gras au Ministère... Du côté de Bellepierre, de la Victoire et du Moufia, les mauvaises langues supputaient que, chancelant (pas le chancelier, le Président), ce dernier aurait chuchoté à l'oreille des marmots le scénario des mouvements qui ont perturbé les campus. Revenu de l'autre côté la mer, il a ramené le calme dans ses valises, sans doute les poches remplies de petits papiers que certains attendent comme des promesses...
"c'est pas brillant, papier d'argent
c'est pas donné, papier-monnaie,
ou l'on en meurt, papier à fleurs, ou l'on s'en fout ...
ça impressionne, papier carbone, mais c'est du vent "

Pourtant, partout en France, les mouvements se poursuivent et s'amplifient:
http://univ-poitiers-en-lutte.blogspot.com/
A La Réunion, sans doute que Chancelier et Président marchent main dans la main avec le fils au Pôt pour faire de l'Université de La Réunion, comme il l'a fait pour le développement durable, un site pilote pour la LRU, en dépit des risques qui motivent, partout ailleurs, les mouvements de défiance.

A suivre ... au pays bato fou.

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