Société

L'ouverture d'une "école de la radio" à la Réunion suscite la polémique...

Au mois de septembre prochain, un nouvel organisme de formation destiné à préparer aux métiers de la radio verra le jour à la Réunion. Cette annonce a été suivie d'une réaction du SNJ (Syndicat National des Journalistes) de la Réunion.


L'ouverture d'une "école de la radio" à la Réunion suscite la polémique...
"Le Syndicat national des journalistes a découvert dans la presse l'ouverture prochaine à La Réunion d'une 'école de radio diplômante dont les titres sont reconnus par l'Etat'". Le SNJ ne conteste évidemment pas la nécessité de former les jeunes qui rêvent de faire carrière dans les médias. Mais il exprime sa surprise de voir mêlés des métiers aussi différents que "journaliste et animateur".

Cet extrait est issue d'un communiqué du Syndicat National des Journalistes de la Réunion qui a souhaité faire part de son inquiétude face à un "zambrocal" des métiers de la radio, du journaliste et de l'animateur... "Un zambrocal" pas de très bon goût, comme l'exprime le SNJ, qui pour le gérant de la structure en question, Bernard François Dezallai, est "sans doute lié à des sensibilités professionnelles qui m'échappent".
 
Afin de préciser son point de vue, le SNJ souhaite rappeler que "seules les formations reconnues par la profession permettent de délivrer un diplôme (et non pas un titre) de journaliste reconnu par l'Etat. Par conséquent la publicité 'école de radio diplômante dont les titres sont reconnus par l’Etat' ne concerne pas les journalistes". Bernard François Dezallai s'est dit surpris à la lecture du communiqué rédigé par le syndicat. "Nous ne prétendons pas former des journalistes, mais des animateurs et des rédacteurs chroniqueurs. Deux métiers en radio qui sont clairement enregistrés au répertoire national de la certification professionnelle, ayant chacun leurs propres compétences, leur propre statut…", indique Bernard François Dezallai.

Le SNJ redoute que les futurs prétendants à cette école qui, selon nos informations sont déjà nombreux (plus de 140 candidatures à ce jour), se retrouvent à faire un travail de journaliste "sans en avoir le statut ni le salaire". Le gérant de l'école ne le nie pas : "On constate effectivement que notre partenaire Studio Ecole de France (Studec) retrouve souvent des anciens élèves au sein de la profession de journaliste".

Une "escroquerie"?

Dans un communiqué en réponse au SNJ, le syndicat des professionnels de l'audiovisuel réunionnais souligne également ce fait, l'accueillant d'avantage comme une force : "Cette école nous garantit que la formation de chroniqueur rédacteur est assurée par des journalistes professionnels de renom, titulaires de la carte de presse depuis de très nombreuses années. Les formations de chroniqueur rédacteur et d’animateur sont bien évidemment dissociées dans le processus pédagogique. Nous rappelons également que cette école est partenaire du Studio Ecole de France qui existe depuis plus de 23 ans et qui alimente largement les plus grandes radios en animateurs, mais aussi en journalistes en complément des structures traditionnelles de formation".

Le SNJ explique pour sa part que "certaines radios privées de la Réunion ne respectent pas la convention collective des journalistes (salaires dérisoires, contrats de travail fantaisistes, refus de remplir le dossier de carte de presse, travail dissimulé…). Faire miroiter aux jeunes Réunionnais un emploi de 'journaliste' dans ces entreprises relève de l’escroquerie." Le syndicat des professionnels de l'audiovisuel réunionnais se dit "profondément choqué par le communiqué (…) Contrairement aux affirmations du SNJ, nous tenons à préciser que non seulement nos radios respectent la convention collective des journalistes mais qu’elles comptent dans leurs rangs des journalistes qui n’ont aucune leçon à recevoir des rédacteurs du SNJ", s'insurge-t-on.

Le SNJ estime aussi que "le coût (7000 euros) de l'année en fait une formation réservée aux plus aisés, ce qui ne correspond pas forcément aux attentes des familles réunionnaises. Surtout pour déboucher sur des emplois payés à peine plus que le Smic". Pour Bernard François Dezallai, le coût et l'enseignement de cette école privée sont similaires à ceux de leur partenaire, Studio Ecole de France.

En s'appuyant "sur des systèmes à la pointe de la technologie", le gérant de la structure explique que "le coût n'est pas plus important et permet de ne pas avoir à se déplacer en métropole. Actuellement, des Réunionnais sont en apprentissage à Issy Les Moulineaux au Studio école de France, ils auraient bien aimé que cette formation leur soit proposée à la Réunion", déclare-t-il avant d'ajouter que la création de cette école est issue "d'une étude ayant repéré un besoin criant de professionnalisme des opérateurs".
Vendredi 15 Juin 2012 - 17:53
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1.Posté par Maurice Biraud le 15/06/2012 18:00
Si c'est pour former des gens qui vont ensuite faire du "Free Dom" c'est effectivement cher payé et pas utile...
Les écoles privées , on sait souvent sur quoi ça débouche!

2.Posté par zétoil 4 heure le 15/06/2012 18:35
C'est pas grave sur freedom vous avez bien des animatrices qui se disent journaliste, alors un zembrocal de plus....

3.Posté par Fantômette974 le 16/06/2012 01:11
J'ai suivi une formation au Studio Ecole de France dans les années 90 .. Professeurs vedettes de la profession absents, manque de sérieux ... nous avons été nombreux à les quitter en cours d'année.

Pour info, à ceux qui rêvent d'être journalistes, les cours prodigués étaient plus destinés à des animateurs de radio FM qu'à des journalistes.

4.Posté par volcan974 le 16/06/2012 06:47
Depuis la nuit bleue de 2011,je croyais que freedom était mort avec l'arrivée des radios "zoreil" rtl2 funradio et la radio qui va tout détrôner à savoir antennereunion radio.
Arrêtez de parler de freedom et lui faire de la pub gratuite sur zinfos974.Je soupçonne les 2 messages de Maurice et Zétoile d'être accro à cette pseudo radio d'après eux.........................

5.Posté par fiuman le 16/06/2012 08:07
Je ne vois aucune différence entre animateur et journaliste sur les radios ou télé que je pratique ;
manque de culture, généralisation, parti pris outrancier , manque de recul, absence totale de déontologie, français approximatif, couché devant les pouvoirs politique, économique, syndical, religieux. beurk une profession à gerber..............

6.Posté par Caton2 le 16/06/2012 15:05
5. Nous sommes d’accord. Dans une île où la sur-rem tient lieu d’idéal, et où les enfants des « friqués » ne font pas plus d’efforts pour se chercher un avenir que les enfants des «défavorisés », le rêve de la carrière facile dans les médias semble « la » solution de remplacement pour les médiocres ou les rêveurs. Cette école est un piège un fric bien placé.

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