Economie

L'octroi de mer sur la farine pourrait faire augmenter le prix du pain


Les artisans boulangers pâtissiers avaient demandé une table ronde avec, entre autres, la Région Réunion et les Chambre consulaires depuis l'annonce, au 1er juillet, d'un octroi de mer de 6,5% imposé sur la farine importée. Cet échange a eu lieu ce jeudi après-midi au sein de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat, non sans quelques tensions.

Les artisans présents sont ressortis mitigés car tout reste encore à faire. "On remet les choses à d'autres réunions de travail, mais nous n'avons aucune certitude qu'à l'issue il y aura un retour en arrière de ce que nous considérons comme une injustice", analyse Fabienne Lozange, gérante de la Bigourdenne à La Possession qui se fournit directement en farine bio et label rouge aupres d'un producteur de métropole.

Protéger la production locale, tous d'accord !

La farine utilisée par les artisans de la Réunion provient en grande partie de la Cogedal, seul fabriquant local de farine, ou de métropole et de Maurice. 

Au fond, tous les acteurs se sont accordés sur un principe, celui de protéger la production locale. "Nous devons pérenniser et protéger la production locale", entame en préambule David Lorion, représentant de la Région Réunion, "notre souci est de protéger tous les emplois sans casser un maillon de la chaîne", poursuit-il.

Mais les artisans reprochent l'effet inverse: "Nous sommes des producteurs locaux, pourquoi est-ce que l'on protège Cogedal (producteur de farine locale qui détient plus de 60% du marché) mais pas nous?", s'interroge encore Fabienne Lozange. Un confrère souligne : "Si on est impacté, on ne pourra plus investir et enrichir une filière reconnue comme très dynamique".

Le débat s'oriente sur la question des pains surgelés vendus en grande distribution ou dans les stations-services. Les artisans demandent pourquoi ces produits ne sont alors pas taxés eux aussi… Réponse partielle de la Région Réunion.

David Lorion a toutefois assuré d'une chose, "tout ce qui n'est pas produit localement n'a pas vocation à être taxé de l'octroi de mer (…) Toutes les farines qui ne se produisent pas à la Réunion ne seront pas taxées". La prochaine commission permanente de la Région Réunion prévue fin août devrait apporter plus d'éléments de réponse.

La conséquence de l'arrivée inattendue de cet octroi de mer pour les artisans boulangers pâtissiers est le   report de ce surcoût sur leur produit. La baguette ainsi que les viennoiseries pourraient alors coûter plus cher de plusieurs centimes d'euros... Et les artisans redoutent la perte de clients insatisfaits.


 

Vendredi 17 Juillet 2015 - 06:57
MR
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1.Posté par GIRONDIN le 17/07/2015 09:06
....................David Lorion a toutefois assuré d'une chose, "tout ce qui n'est pas produit localement n'a pas vocation à être taxé de l'octroi de mer .........................

Apres le spectacle de Jardinot, apres de celui de Faubourg, bientot le spectacle de Lorion!

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David Lorion a toutefois assuré d'une chose, "tout ce qui n'est pas produit localement n'a pas vocation à être taxé de l'octroi de mer

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2.Posté par Marx le 17/07/2015 09:12
Un e refion de droite? Des politiques socialistes commenles autres qui n'ont jamais assez d'argent pour leur delires manicheens!
Revoltez-vous reunionnais, vos elus vous roulent dans la farine! Cette loi est du "sur-mesure" pour favorise la seule entreprise de fabrication de farine au detriments de l'ensemble des boulangers et des consomateurs!
Pour quel motif? Remplir les caisses de la Region? C'est sure, plus de taxes et plus de collectivisme vont aider au developpement economique...

3.Posté par @ Mytho le 17/07/2015 09:19
L'octroi de mer constitue un impôt très ancien. Il est apparu au XVII siècle et introduit à la Réunion en 1850 qui, à l'origine, taxait à leur arrivée tous les produits arrivant dans à la Réunion par la mer.

L’octroi de mer est pour l’Europe un impôt indirect et non un droit de douane protectionniste remettant en cause les principes de fonctionnement du marché intérieur .

La chambre Régionale des comptes CRC a déterminé que l’octroi de mer entraîne un potentiel d’inflation sur les produits importés en raison de son application à la valeur C.A.F. (l’assurance et le fret).

PROPOSITIONS :
Réformer cette taxation du XVII siècle qui est un frein au développement économique de la Réunion.
Proposition d’une TVA intermédiaire pour certains biens assemblés à la Réunion.

4.Posté par Marcus le 17/07/2015 10:24
Les artisans menacent d'une augmentation de + 5 à 10 centimes de la baguette.
Sachant que le coût matière ne représente que 22 % du prix du pain, nous avons pour une baguette de 1 € environ 22 centimes de matière.
Si cette matière augmente de 6,5 % cela ne représente que 1,43 centimes de plus.
Nous sommes très loin des 5 à 10 centimes annoncés d'augmentation du prix de notre baguette !!!

Les consommateurs apprécieront !!!!!

5.Posté par labori le 17/07/2015 10:48
Excellent calcul post 1 j'avais fait exactement le même !! la baguette doit augmenter au maximum de 2 centimes et ne pas augmenter du tout et même baisser de 4 - 5 centimes si les boulangers se servent de la farine locale non taxée!! Une fois de plus les commerçants tentent de nous arnaqsuer en faisant pitié pour nous voler un peu plus !! ça suffit !!!!

6.Posté par Pamphlétaire le 17/07/2015 14:28
Le mercredi 25 Juin 2014, ZINFOS 974 mentionnait dans son reportage sur la COGEDAL :
La Cogedal en bref:
La Compagnie Générale d’Alimentation a pour mission de développer, de fabriquer et de distribuer des produits agroalimentaires de première qualité dans la zone Océan Indien. Fière de son identité Réunionnaise, elle s’est donnée comme éthique de promouvoir les compétences locales et de favoriser le développement du tissu industriel et des partenariats Régionaux. Dans le cadre de cette mission, elle met en œuvre des moyens technologiques adaptés au contexte régional, qui répondent à toutes les exigences de qualité produit, de traçabilité, de sécurité et de respect de l’environnement

Les céréales pour faire les farines ou les farines sont importées à la Réunion. Est-ce que l'octroi de mer va augmenter plus pour les céréales ou les farines? Est-ce que les artisans boulangers sont libres d'acheter là où ils désirent leur matière première? Est-ce que ceux qui achètent la farine moulue en métropole seront surtaxés pour les inciter ou les décider à acheter localement et d'avoir le label "Nou la fé". C'est curieux comme il devient difficile de faire fonctionner la concurrence lorsque l'on veut dégoutter les citoyens, les artisans, les commerçants. En 1980, le Premier Ministre en la personne de Raymond Barre avait indiqué qu'il fallait faire jouer la concurrence... mais il n'avait jamais précisé la concurrence "fortement orientée". Récemment, des "experts" ont dit que Raymond Barre était un fameux économiste et en avance sur son temps...Etant réunionnais de naissance, il doit pâtir des habitants de la Réunion et de l'octroi de mer pour faire entrer de l'argent à la Région, au département, etc par les consommateurs locaux. Ce qui est triste, c'est que c'est toujours le consommateur qui est pris à partie s'il veut consommer localement. Un autre exemple d'un produit local certainement oublié par la majorité d'entre nous.
Le 31 décembre 2001 à 17 heures le kilo de litchis coûtait 2,50 francs. Le 2 janvier 2002 à 09 heures, le kilo de litchis coûtait 6,54 francs (un euro) (souvenez-vous).
Et on dit que les Grecs (pas le gouvernement grec) ont des ennuis? Dans combien de temps les Français auront ces mêmes ennuis?
Un (gros) mangeur de pain parce qu'il aime cela. A méditer sans modération.

7.Posté par Pamphlétaire le 17/07/2015 15:28
Sauf erreur de ma part, il y a une coquille, une faute d’orthographe dans l'accord du participe passé du verbe pronominal, dans la première phrase du quatrième paragraphe :
Au fond, tous les acteurs se sont accordés sur un principe, celui de protéger la production locale.
J'aurais écrit : "Au fond, tous les acteurs se sont accordé sur un principe,..."
Explications :
Le participe passé d’un verbe occasionnellement pronominal s’accorde avec le
complément direct (CD) du verbe si ce CD le précède : il reçoit le genre et le nombre du
nom ou du pronom (ex. : le, la, les, que) noyau du CD qui le précède.
Marc et Monica se sont vus à plusieurs reprises depuis la fête organisée chez Carlos.
> Le participe passé vus reçoit le genre et le nombre du CD qui le précède : le
pronom se, ayant pour antécédent Marc et Monica (VOIR QQN : QUI ? se [Marc et
Monica]).
Les paroles qu’ils se sont dites étaient blessantes.
> Le participe passé dites reçoit le genre et le nombre du CD qui le précède : le
pronom qu’, ayant pour antécédent paroles (DIRE QQCH. : QUOI ? qu’ [les
paroles]).
Si le CD est placé après le verbe ou s’il n’y en a pas, la forme du participe passé ne
varie pas (sa forme est celle du masculin singulier).
Nous nous sommes parlé pendant des heures.
> Le verbe se parler n’a pas de CD (il a seulement un complément indirect : le
pronom réfléchi nous). La forme du participe passé parlé ne varie donc pas.
Autre méthode :
Il faut d’abord vérifier si le verbe pronominal est accompagné d’un complément direct
(CD) du verbe :
• si oui, le participe passé s’accorde avec le CD si ce CD le précède : il reçoit le genre et le
nombre du nom ou du pronom (ex. : le, la, les, que) noyau du CD qui le précède.
Ils se sont donné les surprises qu’ils se sont achetées en vacances.
> Le participe passé donné ne s’accorde pas, puisque le CD est placé après le
verbe (SE DONNER QQCH. : QUOI ? les surprises).
> Le participe passé achetées reçoit le genre et le nombre du CD qui le pré-
cède : le pronom qu’, ayant pour antécédent surprises (S’ACHETER QQCH. : QUOI ?
qu’ [les surprises]).
• si non, le participe passé s’accorde en général avec le sujet : il reçoit le genre et le
nombre du nom ou du pronom noyau du GN sujet.
Elles se sont bien entendues tout au long du voyage.
Puisqu’il n’y a pas de CD, le participe passé entendues reçoit le genre et le
nombre du pronom elles, qui est le sujet.
Deux autres exemples :
Ils se sont égratigné les mains aux buissons.
Ils se sont égratignés aux mains.

8.Posté par Pas clair tout ça.... le 18/07/2015 10:02
1 - "La farine utilisée par les artisans de la Réunion provient en grande partie de la Cogedal, seul fabriquant local de farine"

Ah bon: y'a des champs de blé et des minoteries à la Réunion? On m'aura caché la chose à l'insu de mon plein gré?

C'est quoi COGEDAL? Une entreprise qui se contente de mettre de la farine importée dans des sachets? Moi j'appelle ça un empaqueteur local au plus.

Mais ça n'est pas un fabricant de "farine péi" (comme je l'ai vu sur un article de zinfos), qui n'existe pas. Il n'y a pas de "farine péi" ni de fabricant local. Arrêtons de confondre et mélanger tout.

COGEDAL est donc une entreprise local qui importe et met en sachets la ou les farines qu'elle importe. Point barre. Sauf erreur de ma part, il n'y a donc pas de producteur local de farine. Toutes iles farines consommées à la Réunion sont importées.


2 - Plus sérieusement, on parle d'octroi de mer ou d'octroi de mer régional (additionnel) ou les 2?

Ensuite, l'octroi de mer est censé porter sur "les produits importés (de pays tiers comme de l'Union européenne, y compris la France métropolitaine) comme sur les productions locales"

"les taux sont déterminés en fonction des handicaps que supportent les productions locales du fait de leur localisation dans une région ultra-périphérique de l'Union européenne"

(http://observatoire-outre-mer.interieur.gouv.fr/site/Documentation/Dossiers-thematiques/Octroi-de-mer.

Mais il faut prendre le mot production au sens fiscal (activité commerciale à valeur ajoutée). Or, les boulangers sont aussi producteurs (ils fabriquent du pain).

De plus, le code général des impôts permet au Conseil Régional d'exonérer d'octroi de mer les producteurs locaux. Mais ce n'est pas une obligation. Surtout si cela pénalise les autres producteurs locaux (artisans boulangers).

Enfin, la loi du 2 juillet 2004 relative à l'octroi de mer a été prise dans le cadre de la Décision du Conseil n° 2004/162/CE du 10 février 2004 qui préciser que "i[Toutefois, le niveau de taxation doit être adapté de manière à ce que le différentiel de taxation, en ce qui concerne l'octroi de mer, b[n'ait pour objet que de compenser ce handicap et ne transforme pas cet impôt en une arme protectionniste remettant en cause les principes de fonctionnement du marché intérieur]]bi."

En clair: je ne comprends pas très bien...

9.Posté par GIRONDIN le 18/07/2015 11:39 (depuis mobile)
8. Pas clair tout ça.

Il n''y a pas d''OMR (octroi mer régional fixe à 2,5%) sans OM (octroi de mer qui varie de 0% à 60% ).

Je veux l''adresse des fabricants locaux de:
Voiture
Moto
Dentifrice
Montre
Etc.....



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