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L'intersyndicale du Quotidien veut rencontrer le Préfet


L'intersyndicale du Quotidien veut rencontrer le Préfet
Au huitième jour de grève au Quotidien, "la direction est aux abonnés absents".  Les grévistes ne se laissent pourtant pas impressionner et ont demandé une audience au Préfet, Michel Lalande. A la question, "pourquoi vouloir le rencontrer?", Yannick Bernardeau explique qu'en tant que représentant de l'Etat, le Préfet est au-dessus de l'Inspection du travail. Rappelons que les grévistes attendent actuellement une réponse de la Direction départementale du travail à leur invitation de médiation.

Si la réponse s'avérait être négative, et si la direction continue à faire la sourde oreille, "nous exigerons la mise en place de la commission départementale de résolution des conflits", assure le syndicaliste. Par ailleurs, "nous sommes dans une situation délicate avec notre direction, or le Préfet est garant du maintien de l'ordre public...".

Cet après-midi, les grévistes se sont rendus à plusieurs endroits du chef-lieu où le trafic routier est important tel que le Barachois, le rond point de la salle Candin ou encore le Chaudron (non loin du siège social) afin de distribuer des tracts. "L’accueil reçu est très positif, preuve que les Réunionnais restent profondément attachés au Quotidien et à ses valeurs", assure l'intersyndicale qui a tenu également à exprimer son soutien aux livreurs de la société Run Presse, en grève depuis vendredi pour exiger une revalorisation salariale et le respect du code du travail.

Demain, une réunion d'un comité extraordinaire d'entreprise est prévue à 10 heures, puis vers 17 heures, des artistes locaux seront présents devant le Quotidien afin d'apporter leur soutien, en musique...
Lundi 19 Juillet 2010 - 16:39
Melanie Roddier
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1.Posté par PRATS le 19/07/2010 19:04
Tout le monde s'en fout de leur grève d'enfants gatés !!
Ils se prennent pour des dieux ces journalistes. Ils sont payés 13 mois, ils veulent une augmentation, une prime, un 14 eme mois ET quoi Encore...
l'ARAST était entendue par toute la population, mais eux....Aucun respect, pas de figure !
Tellement peu écoutés qu'ils veulent saisir le préfet...
Travaillez ou vous irez pointer au Pole Emploi !

2.Posté par pasdupe le 19/07/2010 20:23
Monsieur Bernardeau, l'inspection du travail semble aussi sourde que Monsieur le Prefet.
Après la surdité, si vous pouviez devenir muet, peut etre que Zorro viendra vous délivrer.
Courage, guettez Tornado....i

3.Posté par pasdupe le 19/07/2010 20:47
J oubliais, mon petit Yannick, pour les artistes locaux, fais venir le sergent Garcia, il me faisait beaucoup rire quand j'étais petit.

4.Posté par pasdupe le 19/07/2010 21:15
"nous sommes dans une situation délicate avec notre direction, or le Préfet est garant du maintien de l'ordre public...".

Cela ne s'invente pas.
De la délicatesse au maintien de l'ordre public..... on est pas loin de la gay pride

5.Posté par Paul JUNOT le 19/07/2010 21:19
En dehors des généralités teintés de jalousie, il faut parfois elever le débat.
Aujourd'hui ce sont les journalistes mais aussi les livreurs qui sont en gréve.
Le sort des uns comme des autres ne sont pas à envier.
Pour les premiers bac+4 à bac+5 pour 1200 à 1300 euros.
Pour les seconds aprés vingt ans d'ancienneté à peine 1000 euros, pas d'heure sup payé, livraison avec leur voiture personnel, seule l'esence est payée.
Ce dont il s'agit ici, c'est d'un cas classique où les richesses sont produites par ceux qui travaillent pour enrichir de façon démesurée les associés actionnaires.
Ne pas prendre conscience de pareilles distorsions sociales c'est encore donner l'assurance aux patrons égoïstes d'un pouvoir abusif. Lequel pouvoir est maintenu par la division des salariés animés par la peur et la soumission.

6.Posté par pasdupe le 19/07/2010 21:44
Paulot,

Pourquoi ne pas dire la vérité sur ton salaire.
Ci dessous, le commentaire sur le même site d'un ancien journaliste du quotidien:



"Moi qui balance entre deux âges, qui ai consacré une bonne partie de ma vie professionnelle au journalisme, et qui connait pour y avoir été salarié de la maison Quotidien, je peux donner mon avis

Les chiffres avancés par l'intersyndicale concernant les salaires des journalistes me semblent loin de la réalité et fortement sous-évalués. En effet, si l'on prend les chiffres avancés par l'intersyndicale, on apprend que "1300€ : c'est le salaire d'un journaliste avec deux ans d'expérience. " 1 300 euros, cela fait 8 515 francs. Or, au début des années 90, cela représentait le salaire d'un rédacteur polyvalent ayant entre 5 et 10 ans d'ancienneté!

On apprend également que " 1800€ : c'est le salaire d'un journaliste avec vingt ans d'expérience". Rapporté en francs, cela fait 11 790 francs, et c'est à peu de choses près ce que je touchais au début des années 90 au Quotidien, en qualité de rédacteur polyvalent, avec une dizaine d'année d'ancienneté!

A cela, il faut ajouter les frais de déplacement et notes de frais. Je me souviens qu'à l'époque, ces remboursements de frais me rapportaient entre 2 500 et 3 500 francs mensuels...

Je ne doute pas un instant de la justesse des revendications des journalistes du Quotidien, mais les chiffres avancés quant aux salaires me laissent dubitatifs

D'autant que parmi les grévistes, certains ont une ancienneté "maison" et il y a une quinzaine d'années, ils percevaient pour certains entre 15 et 20 000 francs de salaire mensuel (entre 2 290 et 3 053 euros). Ajoutons qu'il existe également au Quotidien un 13ème mois et une prime d'ancienneté versée en milieu d'année, équivalente à un mois de salaire..."

Alors, tu dis quoi?

7.Posté par DRH le 20/07/2010 08:29
Effectivement, le salaire d'un journaliste avec 20 ans d'ancienneté au Quotidien n'est pas de 1800 euros. Il y a un cas, qui aurait peut-être pu être pris en considération plus tôt et évoluer, si son responsable dans le Sud avait pris le dossier en compte. Mais ce n'est ni la généralité ni une moyenne.
Avec 20 ans d'expérience ou d'ancienneté, les salaires sont un peu plus élevés et surtout, ce sont les primes "à discrétion" qui font les situations.
C'est malheureusement ce genre de "presque" vérité des chiffres qui gêne dans le tract.
A priori, si la situation d'une certaine catégorie de salariés de l'entreprise est aussi dégradée, c'est qu'il a manqué de la vigilance et de la pugnacité aux responsables du CE et du personnel jusqu'à présent. Ceux qui sont encore en place au CE étaient déjà en charge des intérêts des salariés il y a de nombreuses années.
La nouvelle équipe, élue au CE récemment, semble plus efficace.
Un mauvais calcul de la direction qui a cru acheter la paix sociale en enrobant le CE précédent avec des responsabilités ou des postes qui ressemblent surtout à des planques bien chaudes et riches.
Ce n'est donc pas la situation des journalistes qui doit interpeller le public, le cas échéant mais bien celle les autres catégories. Les rédacteurs ne demandent d'ailleurs pas d'augmentation pérenne pour eux, juste un effort consécutif à une cagnotte qui se présente.
Et c'est à l'aune des dissimulations d'actifs de la société Le Quotidien au profit d'autres du groupes qu'il faut encore apprécier la mauvaise volonté de la direction de la lâcher du lest.

8.Posté par Fabrice le 20/07/2010 09:22
Pour avoir été moi aussi journaliste au Quotidien au début des années 90, je confirme les chiffres donnés au post 6. Et je me disais que si le salaire d'un journaliste avec 20 ans d'ancienneté est aujourd'hui de 1 800 euros, et bien cela signifie que si j'y étais resté, je n'aurais pas été augmenté d'un kopeck en 20 ans ! Cela dit, je ne connais pas la réalité de la politique salariale au Quotidien aujourd'hui. A l'époque, un journaliste recruté en métropole gagnait généralement mieux sa vie qu'un journaliste recruté sur place (qu'il soit créole ou métro). A l'époque également, le chômage touchait moins la profession et négocier un salaire d'embauche correct était certainement plus facile que de nos jours.
J'ai gardé un excellent souvenir de mon passage au Quotidien, mais je me rappelle aussi que négocier une augmentation des frais kilométriques (qui n'avaient pas bougé depuis des années) ou une voiture de remplacement pour les journalistes dont la bagnole tombait en panne était déjà très compliqué. C'était assez contradictoire à mes yeux avec l'engagement très social du Quotidien dans le traitement des conflits salariaux sur l'île à l'époque.

9.Posté par cocos le 20/07/2010 09:26
Super marrant! voila un journal qui soutient les grévistes des autres secteurs confronté à une grève! cela fait quoi messieurs les journalistes et dirigeants du quotidien?

10.Posté par pat leguen le 20/07/2010 10:14
Le jir doit rire à pleine dent espérons qu'il copierons pas leur confrère cette fois
Il faudrait comparer les salaires du QUOT avec ceux du JIR pour voir !!!?
en même temps il serait temps de faire du nettoyage dans le personnel
c'est ce que les patrons doivent se dire " couler le navire " pour nettoyer la merde qu'il y a au fond

11.Posté par Fabrice le 20/07/2010 13:18
A Cocos : je n'ai pas écrit que nous soutenions les grévistes, ça n'était pas notre rôle, j'ai écrit que le traitement social des conflits était privilégié plutôt qu'une approche purement économique.

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