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L'intersyndicale du BTP se mobilise contre le gel annoncé des salaires


Le gel est d'autant plus inadmissible qu'un chantier gigantesque s'ouvre signalent-ils devant le premier acropode de la NRL
Le gel est d'autant plus inadmissible qu'un chantier gigantesque s'ouvre signalent-ils devant le premier acropode de la NRL
Alors qu'un gel des salaires se profile cette année dans le BTP, les syndicats de salariés commencent à répandre la nouvelle aux 14.000 ouvriers de la branche pour qu'ils restent attentifs à l'évolution des négociations.

A la suite d'une première séance de NAO (négociation annuelle obligatoire) qui s'est tenue jeudi 13 mars dernier à la Direction du Travail (DIECCTE), la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) et la FRBTP (la Fédération Réunionnaise du BTP) ont proposé un gel des salaires pour l'année 2014.

De mémoire de syndicaliste du BTP, jamais une telle proposition n'a été mise sur la table de la part du patronat. "Méprisant, irrespectueux", la première levée de boucliers ne s'est pas faite attendre. Symboliquement, c'est sur le site de la pose du premier acropode de la Nouvelle route du Littoral (NRL) que s'est tenue ce mercredi un rassemblement en guise de sonnette d'alarme. Dans la mêlée, des syndicats unis : la CGTR, la CFDT, FO, la CFTC.

"L'inflation ne se négocie pas"

Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP, ressasse les méthodes du patronat qui consistent à ignorer royalement l'indice de l'inflation pour entamer la négociation à partir de zéro. "L'inflation ne se négocie pas", rappelle-t-il. A minima donc, les ouvriers attendent une augmentation de leur fiche de paie à hauteur de 0,8%. "Les chiffres sont déjà connus depuis janvier, ils peuvent déjà être intégrés dans l'augmentation", signale le syndicaliste. A titre de comparaison, en 2013, la branche avait bénéficié d'une augmentation de l'ordre de 1,6%.

L'intersyndicale sort d'ailleurs marquée par le retard de la prise d'effet de cette augmentation des salaires sur l'année écoulée. "La moitié des salariés du BTP n'ont eu l'augmentation de 2013 qu'en septembre alors que la signature de l'accord avait eu lieu en mai", se souvient-il.

"Ils font du cinéma"

Face au souhait du patronat, l'intersyndicale met sur la table la panoplie des avantages fiscaux dont a bénéficié le patronat pour traverser la crise sans réelle contrepartie sur la sauvegarde des emplois. Les plans Novelli I et II, les loi Duflot ou Girardin sont cités à titre d'exemple. "10.000 de nos camarades pointent au chômage depuis 2009", explique Daniel Balmann, secrétaire général de la CFDT. Dans le même registre d'un patronat qui jongle avec les aides, l'intersyndicale met en lumière le nombre d'entreprises volontairement sabordées pour renaître sous un autre nom. "Des entreprises sont à peine liquidées qu'ils en ouvrent une autre le lendemain sous le nom d'un proche ou d'un ami", déplore-t-il. Le gel réclamé par la CAPEB et la FRBTP ne colle pas à la stricte réalité selon l'intersyndicale, "ils font du cinéma".

Une autre séquence des NAO de la branche du BTP est prévue ce vendredi, toujours à la DIECCTE.

Mercredi 19 Mars 2014 - 13:25
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par leverage le 20/03/2014 07:19
comme beaucoup de salariés de TPE/PME, mon salaire a baissé au 1er janvier 2014. Pas de compensation par rapport à 2013, encore moins d'augmentation vu la difficulté que rencontre l'entreprise.
La grève n'arrangera pas la situation.

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