Société

L'insertion par l'activité économique: "Un modèle économique viable"

Samedi 4 Novembre 2017 - 16:13

L'insertion par l'activité économique: "Un modèle économique viable"
Dans le cadre du "Mois de l’ESS" (Economie Sociale et Solidaire), qui se déroule tout le mois de novembre à La Réunion pour la 4e édition, l’Union Régionale Structures Insertion Activité Économique de La Réunion (URSIAE) a organisé, ce vendredi, sa troisième Journée régionale de l’insertion par l’activité économique.

Au plus fort de la manifestation plus de 2 000 personnes se sont retrouvées sur le complexe sportif de Bois d’Olives à St-Pierre pour assister aux différents ateliers et postuler aux 200 offres d’emplois d’insertion par l'activité économique (IAE).

Une trentaine de structures d’insertion par l'activité économique existent à La Réunion, indique Philippe Beauval, délégué régional de l’URSIAE
Une trentaine de structures d’insertion par l'activité économique existent à La Réunion, indique Philippe Beauval, délégué régional de l’URSIAE
" L’objectif est de lancer une dynamique mais aussi d’accompagner les porteurs de projets", explique Philippe Beauval, délégué régional de l’URSIAE. L’année dernière près de 5 500 salariés éloignés de l’emploi, parfois dans des situations sociales très compliquées, ont été employées dans des structures d'insertion par l'activité économique (bâtiment, agroalimentaire, espaces verts ou dans des actions innovantes et expérimentales…) pour un taux de sortie dynamique de 60 %. "Un modèle économique viable", assure Philippe Beauval.

L'association de Bruno Pichon est nommée pour le prix de l'ESS 2017
L'association de Bruno Pichon est nommée pour le prix de l'ESS 2017
Bruno Pichon est l’un de ces porteurs de projet. Il y a plus d’un an, il crée l’AGAME, une association qui a pour but d’oeuvrer pour la création d'emploi et la lutte contre le fossé numérique en reconditionnant les ordinateurs donnés par des particuliers et des entreprises.

L’association emploie 8 jeunes en CDD d'Insertion et deux encadrants. Bruno Pichon espère pérenniser son activité mais demande à être davantage accompagné en matière de communication, gestion comptable et administrative. 

Un outillage financier de départ et des ressources humaines qualifiées sont effectivement ce qui font le plus défaut à ces structures, confirme Philippe Beauval.

Le programme détaillé du "Mois de l'ESS" est à retrouver ICI.
PB
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1.Posté par Lol kaf le 04/11/2017 15:32 (depuis mobile)

Faut savoir que ici on ns baratine avec sa mais pourquoi mentir au demandeur d emploi faut dire comme c est les entreprises embauche plus et vous êtes la que pour dépanne et bouché les trous faut arrêté prend créole pou couillon.Mdr...

2.Posté par Bravo le 05/11/2017 08:50

1.Posté par Lol kaf le 04/11/2017 15:32 (depuis mobile)

A part critiquer et faire des commentaires négatifs, tu fais quoi dans la vie?

3.Posté par Bruno P. le 05/11/2017 11:17

#lol kaf bonjour,
dépanner et boucher les trous c'est déjà faire quelque chose, jeter un petit sceau d'eau sur l'incendie du chômage. Et quand je vois 2000 personnes ce jour, ou de milliers dans mon quartier SIDR, motivées, compétentes, sérieuses cherchant un emploi alors qu'il y a très peu de solution, j'ai mal au cœur moi aussi.
Une goutte d'eau dans la mer mais une goutte d'eau quand même.

4.Posté par Pierre Balconi le 05/11/2017 11:58

L'insertion désigne l'acte par lequel on entre dans un monde auquel nous n'appartenons pas .
Mais alors comment désigner ces deux ensembles :
- ce monde où nous sommes assignés et où nous demeurons volontairement ou forcés ;
- cet autre monde dont nous sommes exclus et dans lequel nous sommesenjoints de nous "insérer".

Quatre questions :

- quelles sont les lois qui régissent chacun de ces deux mondes étrangers l'un à l'autre ?
- qui commande et qui exécutent les consignes dans chacun de ces deux mondes ?
- qui tient le poste frontière ?
- quelle conception de la citoyenneté sous tend le raisonnement des "inséreurs" ?

Ébauche de réponse :

-le monde dans lequel on est prié de s'insérer ou de se dés- insérer , désigne le monde du travail dit "productif" dont sont exclus en amont les jeunes en formation et en aval les retraités .
- les inactifs et donc socialement inutiles sont : les chômeurs , les gens qui élèvent leurs enfants , les retraités , les curés , les femmes enceintes , les handicapés et les malades , les bricoleurs du dimanche ou à vie , etc... .
Mais où classer les rentiers , les prêteurs de deniers , les parasites , les spéculateurs etc..

5.Posté par Moi président le 05/11/2017 14:58

Les mesures d'insertion professionnelle sont une très bonne chose.
Un chômeur, contrairement à ce que certains pensent, n'est pas un inutile.
C'est comme un remplaçant dans une équipe de foot : il s'entraîne comme les autres, mais le jour du match il reste sur la touche. Mais à tout moment, il peut faire son entrée sur le terrain : titulaire blessé, fatigué, en manque de performance, trop nerveux et donc trop susceptible d'être éjecté par l'arbitre ...

Le chômeur est un remplaçant, et donc il doit s'entraîner pour être prêt à entrer en scène à tout moment.
L'Etat prend sa part dans son entraînement : formations, contrats aidés (en collaboration avec l'entreprise).
Et quand ce sont des associations qui prennent leur part, on ne peut que les féliciter. Car beaucoup de choses en France sont laissées à l'initiative des associations. N'oublions pas que l'ASSEDIC, au départ, était une association loi 1901 classique.

6.Posté par Moi président le 05/11/2017 16:43

Pour aller un peu plus loin :

- on a des bénéficiaires de minimas sociaux et des chômeurs qui sont tous tenus, en principe, de chercher à travailler légalement
- j'ai dit en principe, car de toute façon on ne peut retirer un minima social même s'il ne cherche pas du travail

Face à ça :
- certains grognent dans les commentaires internet, exprimant leur désaccord avec le principe, disant "on paye des gens à ne rien faire"
- des députés LR alsaciens ont carrément proposé qu'on conditionne le versement des minimas sociaux à un engagement au sein d'associations : si pas de travail dans une association, alors pas de revenus de solidarité

En ce moment-même :
- l'Etat se désengage des contrats aidés, tant dans les collectivités que dans les associations et dans les entreprises
- les collectivités et les associations le déplorent fermement (et moi avec) car elles n'ont pas les moyens d'y pallier (surtout les associations, qui ne peuvent pas lever d'impôts)

Alors, si on réfléchit bien, sur la base d'un travail journalier de 4h :
- un salaire brut mensuel dans une collectivité (base : jours ouvrés) serait de 4 h/jour x 5 = 20 h/semaine
Ca fait 20 X 52 = 1040 h/an, et donc 1040 / 12 = 86,67 h/mois
Le brut est donc de 86,67 x smic horaire = 86,67 x 9,76 = 846 €/mois en arrondissant.
- un brut mensuel dans une association (base : jours ouvrés) serait de 1015 €

Dans une collectivité ou une association, à moins d'avoir plus de 50 ans, l'Etat prenait en charge 75% du brut. Sans parler de l'exemption sur les charges patronales relevant de l'URSSAF.
- ça faisait 635 € de prise en charge mensuelle pour un contrat 20 h/sem dans une collectivité
- 761 € pour un contrat 24 h/sem dans une association

Si l'Etat remplace ça par un système où :
- bénéficiaire de minima social en contrat de 2 ans dans une collectivité ou une association = minima social (500 €) + 50 € (collectivité) ou 60 € (association)
- bénéficiaire ne pouvant décemment pas travailler = 500 €
- bénéficiaire ayant refusé une ou plusieurs propositions de ce type pourtant à sa portée = 450 €
- 1 embauche sans aide de l'Etat par un nombre spécifié de contrats de ce type, obligatoire dans les collectivités
- contrat de ce type autorisé dans les associations A CONDITION que le poste ne puisse être pourvu d'une autre façon (bénévolat ou service civique)
- formation interne obligatoire si elle a pour conséquence la mise à niveau de la qualification réelle de l'employé - sinon, pas d'obligation de formation
- s'il y a lieu, obligation pour l'employé de passer une VAE au plus tôt après la fin de son contrat (sinon => passage à 450 € par mois de minima social)
- pas de nouveau contrat de ce type tant qu'il existe sur les listes de Pôle Emploi des profis en attente (ainsi on évite les contrats de fidélisation politique), et dans la mesure du possible sur un autre poste (pour ajouter de nouvelles cordes à l'arc du bénéficiaire)

L'Etat est gagnant.
- problème pour les collectivités réglé = pas d'augmentation d'impôts locaux et donc pas de mécontentement populaire
- associations utiles qui continuent de fonctionner
- bénéficiaires de minimas sociaux mieux entraînés, avec un vrai roulement qui limite le clientélisme politique et permet d'avoir des demandeurs d'emploi plus polyvalents

7.Posté par Moi président le 05/11/2017 16:53

Dans les entreprises, maintien des emplois aidés, à condition que la répercussion de l'économie réalisée sur les aides et exemptions de charges dans les calculs de coût unitaire soient négligeables en terme de concurrence.

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