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L'immeuble de la honte...

Une vingtaine d'habitants d'un immeuble situé dans le quartier de Plateau Goyaves, à Saint-Louis, a vécu un cauchemar cet après-midi. Toute l'eau usée présente dans leur immeuble s'est déversée dans les logements après que le réseau d'écoulement se soit bouché. Résultat : des odeurs pestilentielles et un constat proche de l'insalubrité au sein d'un bâtiment où vivent enfants et personnes âgées...


L'immeuble de la honte...
C'est un constat difficile à vivre pour la vingtaine d'habitants du bâtiment A du 33 rue des Ecoliers, à Saint-Louis.

Vers 14 heures, cet après-midi, plusieurs logements ont été inondés par des eaux usées, causant, de facto, une odeur désagréable dans toute la résidence. A l'origine de ces inondations en série, une obstruction du réseau d'écoulement des eaux usées de cet immeuble, vieux de 17 années.

Habituellement évacuée vers les égouts, l'eau usée s'est écoulée au niveau des canalisations et dans certains éviers dans les appartements des locataires mécontents : "La situation est inadmissible... Jusqu'à quand va t-on subir des choses pareilles ? Ce n'est pas normal de voir encore de telles choses en 2009. Lorsque l'on appelle la SEMADER, celle-ci nous répond qu'elle va envoyer une personne sur les lieux mais les interventions sont très rares. Les employés de la SEMADER nous disent oui pour en finir avec nous, voilà tout..."

L'immeuble de la honte...
Les habitants en ont assez de voir ce type d'évènement se répéter. Et ce n'est pas tout, lorsque l'on entre dans les domiciles, on s'aperçoit que les balcons sont dans un sale état et que les baignoires sont rouillées. Certains travaux électriques ne sont toujours pas terminés, laissant les fils à l'air libre côtoyer l'eau de la vaisselle.

Il n'y a pas que les logements qui ont été la cible des eaux usées. Le rez-de-chaussée et les escaliers sont sous les eaux. : "Avec ou sans pluies, nous sommes inondés... c'est injuste... On nous dit souvent que c'est en rapport avec la ravine qui est située à côté de l'immeuble. Nous exigeons des travaux de rénovation..."

L'immeuble de la honte...
Pour la directrice de la SEMADER, Anne Delveaux-Payet, le constat ne semble pas si alarmant : "Le réseau d'évacuation des eaux usées est bouché ce qui a occasionné des inondations. Toute l'eau qui venait des étages supérieurs s'est évacuée chez les locataires qui habitaient, entre autres, au rez-de-chaussée. Par ailleurs, il y a aussi un problème d'entretien dans cet immeuble. Une partie est gérée par le bailleur et une autre par les locataires...
Un camion de vidange de la Star ne devrait pas tarder à arriver afin de récupérer ces eaux usées.
Une fois la situation revenue au calme, nous allons dresser une liste des différentes réclamations pour un plan d'action mais je tiens à rappeler que les travaux sont à la charge des locataires, ce qui pourrait expliquer le caractère "insalubre" que vous soulevez...
"

De leur côté, les locataires n'excluent pas de manifester prochainement. Toujours est-il que les réseaux incriminés ont été débouchés vers 17 heures...

L'immeuble de la honte...
Mardi 26 Mai 2009 - 18:12
Ludovic Robert
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1.Posté par Josette Brosse le 26/05/2009 19:38
Effectivement, le réseau a été débouché aux environs de 17.15 h.
Une chose que je ne comprends pas, quels sont les travaux qui sont à la charge des locataires ?
Il est vrai aussi, que cet immeuble n'a jamais, jamais été entretenu.
D'ailleurs, celui-ci devait être détruit.

2.Posté par nicolas de launay de la perriere le 26/05/2009 21:17
et quels sont les couleurs politiques au gouvernail de la semader..? honte à eux ! concernant les réseaux d'eau, ce n'est pas au locataire de les prendre en charge !! c'est quoi cette incompétente ? encore positionné là par piston, réseau ?

3.Posté par FLOC'H PATRICK le 26/05/2009 22:48
1. Posté par Josette Brosse le 26/05/2009 19:38

Éternelle ritournelle des bailleurs sociaux, la mafia des SEM divers et variées que compose les promoteurs avec la corruption institutionnalisée conflits d'intérêt, trafics d'influence ect ...
« Ah c'qu'il est blême, mon HLM... » chantait Renaud au début des années 80.
Ou passe l'argent des loyers ?

Si je m'amuse à faire un rapprochement sur des affaires similaires l'on risque de permettre de révéler au grand jour l'escroquerie et le vol manifeste bien organisé sur le dos des locataires.

Quels sont les terrains disponibles pour l’implantation de logements sociaux ?
Quand je constate le travaux de VRD sur un projet neuf sur saint pierre par un bailleur sociaux , comment faire compliquer lorsque l'on peu faire simple , comment choisir le bon architecte ou comment entretenir les relations dans l'insertion du paysage vaste dilemme d'envergure ...
Ils n'ont qu'un but seul leitmotiv qui est de toujours plus bétonner, et certainement pas d’offrir des logements pour tous, alors madame Dindar pourra toujours faire ses belles phrases d'annonce sur le 3DDD le respect du développement durable et de la préservation de notre cadre de vie.
Quand ces gens ne savent pas faire ...

4.Posté par andremctp le 27/05/2009 09:56
Pour votre gouverne voilà la liste des charges récupérables auprès des locataires



------------------------------------------Liste des charges récupérables.-------------------------------------------
Annexe

I - Ascenseurs et monte-charge.

1 - Dépenses d'électricité.

2 - Dépenses d'exploitation, d'entretien courant, de menues
réparations :
a) Exploitation :
- visite périodique, nettoyage et graissage des organes mécaniques ;
- examen semestriel des câbles et vérification annuelle des parachutes ;
- nettoyage annuel de la cuvette, du dessus de la cabine et de la machinerie ;
- dépannage ne nécessitant pas de réparations ou fournitures de pièces ;
- tenue d'un dossier par l'entreprise d'entretien mentionnant les visites techniques, incidents et faits importants touchant l'appareil.

b) Fournitures relatives à des produits ou à du petit matériel d'entretien (chiffons, graisses et huiles nécessaires) et aux lampes d'éclairage de la cabine.

c) Menues réparations :
- de la cabine (boutons d'envoi, paumelles de portes, contacts de portes, ferme-portes automatiques,
- coulisseaux de cabine, dispositif de sécurité de seuil et cellule photo-électrique) ;
- des paliers (ferme-portes mécaniques, électriques ou pneumatiques, serrures électromécaniques, contacts de porte et boutons d'appel) ;
- des balais du moteur et fusibles.


II - Eau froide, eau chaude et chauffage collectif des locaux privatifs et des parties communes.

1 - Dépenses relatives :
- A l'eau froide et chaude des locataires ou occupants du bâtiment ou de l'ensemble des bâtiments d'habitation concernés ;
- A l'eau nécessaire à l'entretien courant des parties communes du ou desdits bâtiments, y compris la station d'épuration ;
- A l'eau nécessaire à l'entretien courant des espaces extérieurs ;
- Les dépenses relatives à la consommation d'eau incluent l'ensemble des taxes et redevances ainsi que les sommes dues au titre de la redevance d'assainissement, à l'ex-clusion de celles auxquelles le propriétaire est astreint en application de l'article L 35-5 du code de la santé publique ;
- Aux produits nécessaires à l'exploitation, à l'entretien et au traitement de l'eau ;
- A l'électricité ;
- Au combustible ou à la fourniture d'énergie, quelle que soit sa nature.

2 - Dépenses d'exploitation, d'entretien courant et de menues réparations :

a) Exploitation et entretien courant :
- nettoyage des gicleurs, électrodes, filtres et clapets des brûleurs ;
- entretien courant et graissage des pompes de relais, jauges, contrôleurs de niveau ainsi que des groupes moto-pompes et pompes de puisards ; graissage des vannes et robinets et réfection des presse-étoupes ;
- remplacement des ampoules des voyants lumineux et ampoules de chaufferie ;
- entretien et réglage des appareils de régulation automatique et de leurs annexes ;
- vérification et entretien des régulateurs de tirage ;
- réglage des vannes, robinets et tés ne comprenant pas l'équilibrage ;
- purge des points de chauffage ;
- frais de contrôles de combustion ;
- entretien des épurateurs de fumée ;
- opérations de mise en repos en fin de saison de chauffage, rinçage des corps de chauffe et tuyauteries, nettoyage de chaufferies, y compris leurs puisards et siphons, ramonage des chaudières, carneaux et cheminées ;
- conduite de chauffage ;
- frais de location d'entretien et de relevé des compteurs généraux et individuels ;
- entretien de l'adoucisseur, du détartreur d'eau, du surpresseur et du détendeur ;
- contrôles périodiques visant à éviter les fuites de fluide frigorigène des pompes à chaleur ;
- vérification, nettoyage et graissage des organes des pompes à chaleur ;
- nettoyage périodique de la face extérieure des capteurs solaires ;
- vérification, nettoyage et graissage des organes des capteurs solaires.

b) Menues réparations dans les parties communes ou sur des éléments d'usage commun :
- réparation de fuites sur raccords et joints ;
- remplacement des joints, clapets et presse-étoupes ;
- rodage des sièges de clapets ;
- menues réparations visant à remédier aux fuites de fluide frigorigène des pompes à chaleur ;
- recharge en fluide frigorigène des pompes à chaleur.


III - Installations individuelles.
Chauffage et production d'eau chaude, distribution d'eau dans les parties privatives :

1 - Dépenses d'alimentation commune de combustible ;

2 - Exploitation et entretien courant, menues réparations :
a) Exploitation et entretien courant :
- réglage de débit et température de l'eau chaude sanitaire ;
- vérification et réglage des appareils de commande, d'asservissement, de sécurité d'aquastat et de pompe ;
- dépannage ;
- contrôle des raccordements et de l'alimentation des chauffe-eau électriques, contrôle de l'intensité absorbée ;
- vérification de l'état des résistances, des thermostats, nettoyage ;
- réglage des thermostats et contrôle de la température d'eau ;
- contrôle et réfection d'étanchéité des raccordements eau froide - eau chaude ;
- contrôle des groupes de sécurité ;
- rodage des sièges de clapets des robinets ;
- réglage des mécanismes de chasses d'eau.

b) Menues réparations :
- remplacement des bilames, pistons, membranes, boîtes à eau, allumage piézo-électrique, clapets et joints des appareils à gaz ;
- rinçage et nettoyage des corps de chauffe et tuyauteries ;
- remplacement des joints, clapets et presse-étoupes des robinets ;
- remplacement des joints, flotteurs et joints cloches des chasses d'eau.


IV - Parties communes intérieures au bâtiment ou à l'ensemble des bâtiments d'habitation.

1 - Dépenses relatives :
a) A l'électricité ;
b) Aux fournitures consommables, notamment produits d'entretien, balais et petit matériel assimilé nécessaires à l'entretien de propreté, sel.

2 - Exploitation et entretien courant, menues réparations :
a) Entretien de la minuterie, pose, dépose et entretien des tapis ;
b) Menues réparations des appareils d'entretien de propreté tels qu'aspirateur.

3 - Entretien de propreté (frais de personnel).


V - Espaces extérieurs au bâtiment ou à l'ensemble de bâtiments d'habitation (voies de circulation, aires de station-nement, abords et espaces verts, aires et équipements de jeux).

1 - Dépenses relatives :
a) A l'électricité ;
b) A l'essence et huile ;
c) Aux fournitures consommables utilisées dans l'entretien courant : ampoules ou tubes d'éclairage, engrais, produits bactéricides et insecticides, produits tels que graines, fleurs, plants, plantes de remplacement, à l'exclusion de celles utilisées pour la réfection de massifs, plates-bandes ou haies.

2 - Exploitation et entretien courant :

a) Opérations de coupe, désherbage, sarclage, ratissage, nettoyage et arrosage concernant :
- les allées, aires de stationnement et abords ;
- les espaces verts (pelouses, massifs, arbustes, haies vives, plates-bandes) ;
- les aires de jeux ;
- les bassins, fontaines, caniveaux, canalisations d'évacuation des eaux pluviales ;
- entretien du matériel horticole ;
- remplacement du sable des bacs et du petit matériel de jeux.

b) Peinture et menues réparations des bancs de jardins et des équipements de jeux et grillages.


VI - Hygiène.

1 - Dépenses de fournitures consommables :
a) Sacs en plastique et en papier nécessaires à l'élimination des rejets ;
b) Produits relatifs à la désinsectisation et à la désinfection, y compris des colonnes sèches de vide-ordures.

2 - Exploitation et entretien courant :
a) Entretien et vidange des fosses d'aisances ;
b) Entretien des appareils de conditionnement des ordures.

3 - Elimination des rejets (frais de personnel).


VII - Equipements divers du bâtiment ou de l'ensemble de bâtiments d'habitation.

1- La fourniture d'énergie nécessaire à la ventilation mécanique.

2 - Exploitation et entretien courant :
a) Ramonage des conduits de ventilation ;
b) Entretien de la ventilation mécanique ;
c) Entretien des dispositifs d'ouverture automatique ou codée et des interphones ;
d) Visites périodiques à l'exception des contrôles réglementaires de sécurité, nettoyage et graissage de l'appareillage fixe de manutention des nacelles de nettoyage des façades vitrées.

3 - Divers :
a) Abonnement des postes de téléphone à la disposition des locataires.


VIII - Impositions et redevances.
1 - Droit de bail.
2 - Taxe ou redevance d'enlèvement des ordures ménagères.
3 - Taxe de balayage.


5.Posté par thierry le 27/05/2009 10:20
je comprends pas...ok certaines charges sont du fait du locataire, mais pour les parties communes c'est le bailleur qui fait les travaux et récupère ensuite l'argent...enfin d'habitude !

ce serait différent dans cet immeuble, accession à la propriété ou autre ?

6.Posté par kersauson de le 27/05/2009 12:56
HONTE a SEMADER
honteux de dire que c'est la faute des locataires si c'est insalubre
je serasi eux je ne paierais plus le loyer

MR le MAIRE pouvez vous exiger des travaux? ce que n'a pas su faire l'EMIL ex chevalier blanc de St Louis

7.Posté par andremctp le 27/05/2009 13:21
Dernière info sur les charges récupérables

Le nouveau régime des charges locatives récupérables


Un décret publié au Journal officiel du 26 décembre 2008 marque l'aboutissement d'un long processus engagé il y a plus d'un an . Ce texte modifie en effet le régime de la récupération des charges locatives, régi jusqu'à présent par deux décrets du 9 novembre 1982 et du 26 août 1987. Ces dispositions sont applicables dans les immeubles appartenant aux organismes HLM, "nonobstant toute disposition ou stipulation contraire".
L'article L.442-3 du Code de la construction et de l'habitation définit les charges récupérables sur les locataires comme celles exigibles en contrepartie des services rendus liés à l'usage des différents éléments de la chose louée, des dépenses d'entretien courant et des menues réparations sur les éléments d'usage commun et des impositions qui correspondent à des services dont le locataire profite directement (récupération de la taxe sur les ordures ménagères, par exemple).
Devant les difficultés récurrentes soulevées par l'interprétation de ces différentes notions, la ministre du Logement, Christine Boutin, a demandé, en septembre 2007, à la Commission nationale de concertation (CNC) - organisme consultatif rassemblant des représentants des bailleurs, des locataires et des gestionnaires - d'engager une réflexion sur les frais de gardiennage, afin d'"adapter le dispositif actuel de récupération des charges" auprès des locataires.
Le décret du 19 décembre 2008 résulte pour partie des réflexions de la commission. La principale innovation introduite par ce texte consiste en une définition très détaillée des charges récupérables relatives aux gardiens ou concierges. De deux lignes, la définition passe ainsi à une trentaine de lignes. Si le texte ne modifie pas le principe d'une récupération à 100% des charges relatives à "l'entretien des parties communes et l'élimination des rejets (...) assurés par un employé d'immeuble", il crée en revanche deux régimes distincts lorsque ces tâches sont assurées par un gardien ou un concierge. La récupération est toujours de 75% lorsque ce dernier effectue à la fois les deux tâches (entretien des parties communes et élimination des rejets). Mais, désormais, le bailleur pourra aussi imputer à ses locataires 40% de la rémunération du gardien d'immeuble lorsque ce dernier n'effectue que l'une de ces deux tâches (la seconde étant assurée, par exemple, par un prestataire spécialisé). Jusqu'à présent, deux arrêts de la Cour de cassation interdisaient toute récupération dans ce cas de figure.
Le décret précise également la nature des composantes de la rémunération qui peuvent ou non être récupérées. En pratique, il allonge la liste des éléments qui ne peuvent être récupérés par le bailleur. Ainsi, la non-déductibilité du salaire en nature, limitée jusqu'alors aux gardiens, est étendue aux employés d'immeuble. De même, certains éléments comme "les indemnités et primes de départ en retraite, de licenciement, la cotisation à une mutuelle prise en charge par l'employeur, la cotisation à la médecine du travail" ne seront plus récupérables sur les locataires, pour les gardiens comme pour les employés d'immeubles.
Enfin, le décret précise le contenu des "charges d'encadrement technique", en y ajoutant les mots "chargé du contrôle direct du gardien, du concierge ou de l'employé d'immeuble". Ces charges ainsi définies sont récupérables sur les locataires à concurrence de 10% de leur montant.

8.Posté par andremctp le 27/05/2009 13:26
Lien vers le décret du 19 décembre 2008

[http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20081226&numTexte=80&pageDebut=20070&pageFin=20071]

9.Posté par Choupette le 27/05/2009 15:51
""Avec ou sans pluies, nous sommes inondés...". Y'a-t'il déjà eu des enquêtes à ce sujet ? Qu'est-ce qui bouche le tuyauteries ? Parfois, un jouet jeté dans la cuvette des toilettes ou un tampon hygiénique tombé par mégarde, bien sûr, suffit à boucher la canalisation.

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