L'île Maurice, ses plages paradisiaques, ses hôtels de luxe et... son homophobie? C'est en tous cas ce dont se dit victime un jeune Mauricien. Le jeune homme, qui souhaitait donner son sang, s'est en effet vu demander dans un questionnaire s'il était homosexuel. Refusant de répondre, il a saisi l'Equal Opportunities Commission car il considère que cette question est discriminatoire.
Il faut en effet rappeler qu'à l'île Maurice la sodomie (homosexuelle ou non) est interdite par l'article 250 du code pénal, qui précise: "toute personne qui est coupable du crime de sodomie ou de zoophilie peut être condamné à une peine de prison n'excédant pas 5 ans".
En conséquence, répondre au questionnaire honnêtement constitue, pour les homosexuels, un risque de finir en prison. La suppression de cet article fait depuis des années débat dans les élites politiques mauriciennes mais fait face à une importante opposition, notamment religieuse, dans un pays où la première Gay Pride a été organisée en 2006 (les premières Gay Pride ont été organisées dans les années 70 en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis).
Mais la Mauritius Blood Donor Association n'y voit pas une attitude discriminatoire. L'Organisation mondiale de la santé aurait démontré que les homosexuels sont des donneurs à risques car plus sujet à des maladies transmissibles par le sang. En conséquence ils écartent ces donneurs pour des raisons de santé publique mais, s'ils devaient avoir un ordre politique contraire, accepteraient les dons du sang d'homosexuels tout en se déchargeant de toute responsabilité en cas de contamination.
Il faut en effet rappeler qu'à l'île Maurice la sodomie (homosexuelle ou non) est interdite par l'article 250 du code pénal, qui précise: "toute personne qui est coupable du crime de sodomie ou de zoophilie peut être condamné à une peine de prison n'excédant pas 5 ans".
En conséquence, répondre au questionnaire honnêtement constitue, pour les homosexuels, un risque de finir en prison. La suppression de cet article fait depuis des années débat dans les élites politiques mauriciennes mais fait face à une importante opposition, notamment religieuse, dans un pays où la première Gay Pride a été organisée en 2006 (les premières Gay Pride ont été organisées dans les années 70 en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis).
Mais la Mauritius Blood Donor Association n'y voit pas une attitude discriminatoire. L'Organisation mondiale de la santé aurait démontré que les homosexuels sont des donneurs à risques car plus sujet à des maladies transmissibles par le sang. En conséquence ils écartent ces donneurs pour des raisons de santé publique mais, s'ils devaient avoir un ordre politique contraire, accepteraient les dons du sang d'homosexuels tout en se déchargeant de toute responsabilité en cas de contamination.
















