Warren Hill, un déficient mental de Géorgie, a gagné un sursis de quelques semaines. Condamné à perpétuité en 1986 pour le meurtre de sa petite amie, il avait été condamné à mort pour le meurtre d'un codétenu en 1991. Deux heures avant son exécution, prévue lundi à 19 heures heure locale, la Cour suprême de l'Etat de Géorgie l'a suspendu pour se donner le temps d'étudier la légalité du changement de méthode d'exécution, l'Etat de Géorgie ayant adopté l'exécution par l'injection d'un seul produit, le pentobarbital, au lieu de trois précédemment. Or ce produit est encore trop mal connu.
L'exécution de Warren Hill fait polémique et pourrait être annulée définitivement par la Cour suprème fédérale. Celle ci avait en effet dans une décision de 2002 interdit l'exécution des déficients mentaux par peur d'une "exécution arbitraire" mais avait laissé le soin aux Etats de fixer les critères pour déterminer si un accusé est déficient mental. Or l'Etat de Géorgie est le seul Etat américain qui demande une preuve "au delà du doute raisonnable", les 49 autres Etats se contentant d'une "prépondérance de preuves" . Mais, si Warren Hill a été diagnostiqué comme ayant un QI en dessous de 70, les juges géorgiens ont estimé que ce n'était pas suffisant pour être considéré comme déficient mental au regard des critères pour les exécutions.
La Géorgie a été le premier Etat à interdire les exécutions de déficients mentaux mais a, de ce fait, adopté une règle très stricte. L'ancien président Jimmy Carter, la France et les Nations Unies ont demandé à ce que Warren Hill ne soit pas exécuté. La Cour suprême américaine a dans un premier temps refusé de statuer sur cette affaire mais l'avocat de Warren Hill leur a demandé de reconsidérer ce refus. Elle aurait repoussé sa décision du fait du sursis accordé au meurtrier.
La Cour suprême de Géorgie devrait prendre plusieurs semaines avant de rendre son verdict sur la nouvelle méthode d'exécution. En attendant, les combats politiques et juridiques des défenseurs de Warren Hill continuent.
L'exécution de Warren Hill fait polémique et pourrait être annulée définitivement par la Cour suprème fédérale. Celle ci avait en effet dans une décision de 2002 interdit l'exécution des déficients mentaux par peur d'une "exécution arbitraire" mais avait laissé le soin aux Etats de fixer les critères pour déterminer si un accusé est déficient mental. Or l'Etat de Géorgie est le seul Etat américain qui demande une preuve "au delà du doute raisonnable", les 49 autres Etats se contentant d'une "prépondérance de preuves" . Mais, si Warren Hill a été diagnostiqué comme ayant un QI en dessous de 70, les juges géorgiens ont estimé que ce n'était pas suffisant pour être considéré comme déficient mental au regard des critères pour les exécutions.
La Géorgie a été le premier Etat à interdire les exécutions de déficients mentaux mais a, de ce fait, adopté une règle très stricte. L'ancien président Jimmy Carter, la France et les Nations Unies ont demandé à ce que Warren Hill ne soit pas exécuté. La Cour suprême américaine a dans un premier temps refusé de statuer sur cette affaire mais l'avocat de Warren Hill leur a demandé de reconsidérer ce refus. Elle aurait repoussé sa décision du fait du sursis accordé au meurtrier.
La Cour suprême de Géorgie devrait prendre plusieurs semaines avant de rendre son verdict sur la nouvelle méthode d'exécution. En attendant, les combats politiques et juridiques des défenseurs de Warren Hill continuent.
















