Société

L'étude de déplacement des requins "démontre la capacité du bouledogue à s'éloigner du milieu côtier"


L'étude de déplacement des requins "démontre la capacité du bouledogue à s'éloigner du milieu côtier"
L'Institut de recherche pour le développement publie des observations intermédiaires de son programme d'études des requins CHARC.

Les premières observations du programme ont montré que la présence des requins tigre et bouledogue sur les côtes réunionnaises est saisonnière, avec davantage de requins marqués détectés l’hiver et des pics de présence dans certaines zones au cours des périodes de transition (hiver-été en septembre-octobre ou été-hiver en mars-avril). Ce phénomène cyclique semble correspondre à des comportements de reproduction et l'IRD dit "étudier de près cette hypothèse".

Les absences prolongées et fréquentes, de plusieurs jours à plusieurs mois, de certains individus, posent des questions sur leur mode d’occupation. Où sont-ils lorsqu’ils ne sont plus détectés dans le réseau de stations d’écoute ? L'IRD a récemment eu quelques réponses à cette question depuis les informations obtenues lors de la recapture d’un requin tigre et la récupération des balises attachées à quelques requins permettant de suivre leurs déplacements à longue distance.

Tout d’abord, le 28 août dernier, des pêcheurs d’Andavadoke (côte ouest de Madagascar, à 150 km au nord de Tuléar) ont pêché un requin tigre marqué par l’IRD Réunion. La marque a été remise à une ONG scientifique qui a trouvé les coordonnées du fabricant VEMCO, qui a averti l'IRD. Ce requin est une femelle de 3 mètres, qui avait été marquée par l’équipe CHARC, le 6 décembre 2012 au large de Saint-Gilles, soit à plus de 2000 km d’Andavadoke où il a été capturé. "L’hypothèse selon laquelle seul ce requin se déplacerait, signifierait que nous avons marqué le seul requin-tigre migrant de tout l’Océan indien. C’est tout à fait improbable", écrit l'IRD dans son rapport.

"Ce déplacement océanique est l’un des plus longs jamais enregistré chez cette espèce"

Concernant les requins bouledogue, jusque-là, les résultats ont seulement démontré des absences pendant de longues périodes. Mais le 21 septembre dernier, la balise d’un requin bouledogue mâle d’environ 3 mètres, marqué six mois plus tôt, a été détectée par un satellite Argos qui a renvoyé la position géographique estimée de l’animal : celui-ci se situait alors très au Sud de la Réunion, dans une zone comprise entre 150 et 450 km au large de nos côtes. Les données de température et de courant sont en cours d’analyse et devraient permettre à l'IRD d’affiner cette localisation. "L’information est exceptionnelle car ce déplacement océanique est l’un des plus longs jamais enregistré chez cette espèce. Ces requins ne semblent donc pas complètement inféodés aux milieux côtiers. Pour l’heure nous n’avons pas les preuves de la capacité migratrice de cette espèce, mais cette découverte démontre la capacité du bouledogue à s'éloigner du milieu côtier et à nager en milieu océanique", complète le rapport.

La balise satellite d’un autre requin bouledogue (une femelle) marqué également il y a six mois a récemment émis à quelques kilomètres seulement au large de Saint-Pierre. A priori donc, pas de grands déplacements hors de la Réunion pour celui-ci. Néanmoins, les derniers relevés des stations effectués à Sainte-Marie au Nord et à Sainte-Rose à l’Est de La Réunion, témoignent, tout de même, de longs déplacements côtiers des requins bouledogue marqués à Saint-Gilles, soit à plus de 100 km de leur zone de capture. De plus, deux requins bouledogue marqués avaient déjà été détectés, à 300 m de profondeur, sur un DCP (Dispositif de concentration de Poisson) situé à 8 km au large de La Réunion, là où les fonds sont déjà à plus de 1000 mètres.

La connectivité entre les sous-populations de bouledogue de l’Océan Indien doit être confirmée par des analyses génétiques prévues dans le programme CHARC. "Ces analyses permettront, nous l’espérons, de mesurer le lien de parenté entre les individus de la zone Sud-Ouest Océan Indien".

La collecte des autres données concernant les conditions environnementales et biologiques de l’écosystème marin réunionnais se termine dans un mois. Les résultats sont en train d’être rassemblés et vérifiés et seront ensuite traités et analysés au cours de l’année à venir.
Lundi 14 Octobre 2013 - 11:19
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1.Posté par alain dimitri le 14/10/2013 11:26
faut pas êtres sorciers pour voir que les animaux se déplacent selon leurs besoins c'est comme l' homme enfin il faut des spécialiste pour dire qu'on se déplace homme ou animaux......très fort .

2.Posté par JD974 le 14/10/2013 12:56
Quelle belle inversion que cette façon de rédiger leurs rapports à ces scientifiques : " l'étude de déplacement des requins "démontre la capacité du (requin) bouledogue à s'éloigner du milieu côtier. "

Nous, ce qui nous intéresse, c’est le contraire : ce serait que l'étude de déplacement des requins nous démontrant la capacité de quelques dix ou douze bouledogues à chercher de la chair d'animaux à sang chaud en se rapprochant de nôtre milieu côtier.

Et de combien ? Pas besoin d'études ! La baie de St-Paul : ils viennent jusqu'au roulis !

Ce qu'il faut déterminer, c'est le nombre de requins qui ont pris l'habitude de se rapprocher et de se nourrir de chair humaine sur nos plages, puis de tracer la frontière où il faut installer une protection par exemple avec une ligne d'appâts avec de la charogne empoisonnée très dure et exposant les requins à être attaqués par leur propres congénères comme COUSTEAU l'avait bien montré !

3.Posté par TRASHMAN le 14/10/2013 13:05
de la propagande rien de plus...

4.Posté par Ponction publique le 14/10/2013 13:11
tout cet argent dépensée pour nous dire que oui les requins sont là et ils vont et viennent pour trouver leur nourriture ?

On se fout vraiment de la tête du monde, et en attendant on ne peut plus surfer ni se baigner.

5.Posté par JORI le 14/10/2013 13:21
"celui-ci se situait alors très au Sud de la Réunion, dans une zone comprise entre 150 et 450 km au large de nos côtes", c'est impossible puisque tous nos pseudos experts locaux : surfeurs, pêcheurs, associations en tout genre, prétendent que les bouledogues sont sédentaires. D'ailleurs sans nous dire, où étaient ils toutes ces années, avant les attaques, ni d'où viendrait le 1er couple, puisque censé être sédentaire.

6.Posté par operation gros lavement dans le conflit d''''interet le 14/10/2013 13:23
l'argent investit dans ce programme d'etude permet donc de faire avancer les connaissances. Ces connaissances permettent à leur tour d'eviter les gaspillages du programme Cap requin.

Cliff le sud africain et le comité des pêches suceur de subvention voient donc leur conflit d’intérêt respectif mis a mal dans leur programme d'extermination de 6000 requins du tonneau des danaides.

7.Posté par Môvélang le 14/10/2013 13:37
bin voilà une bonne raison pour envoyer thirry robert et ses suifers les suivre à mada!

8.Posté par n oe le 14/10/2013 13:42
Il est vraiment idiot que les cons accusent tj les requins de tous leurs malheurs !

et ne jamais oublier que "celui qui cherche , trouve" même la mort dans la gueule d'un requin !

9.Posté par olive le 14/10/2013 14:06
Il est mieux de les voire (les scientifiques ) travailler sur les requins plutot que sur le taux de cannabis dans les stations d'épuration.!!

10.Posté par Ben là ouais làààà le 14/10/2013 14:16
Pfffff.... Et donc? On réouvre les plages et on attend sagement la prochaine victime?
TOUT CA EST CONNU DEPUIS LONGTEMPS PAR LES PECHEURS REUNIONNAIS. FAIRE DES ETUDES POUR CA EST UNE VERITABLE GABEGIE!!

11.Posté par le samuel mouen du surf, celui qui a tué le surf974 le 14/10/2013 14:30
oui JD974 il faut empoisonner les requins beacheurs avec du cyanure et des produits radioactif pour steriliser le littoral. (...) a suremment un plan pour nous aider. C'est pour ca que l'international lobbies des scientifique a commandité l'enlevemnt de Francis colon. Les requins-loups sont deja aux portes de Paris. alors si on les laisse faire, c'est la fin de notre civilisation.

12.Posté par breizhatoll le 14/10/2013 14:35
donc sur 80 requins marqués un bouledogue est repéré a 100 km et un tigre au large de mada et nos pseudos scientifiques en déduise une règle pour l'espèce : Joli calcul de statistique qui font de 2.5 % d'une population un panel fiable pour déterminer les habitudes des deux espèces.

Chapeau bas les gars !

13.Posté par braise gars molle le 14/10/2013 17:29
les polo et NDLPL qui causaient dans le vide doivent avoir l'air bien cons en relisant leurs commentaires niais d'il y a seulement qq semaine au sujet de la pseudo peche commerciale

14.Posté par JD974 le 14/10/2013 17:50
Pourquoi "du cyanure et des produits radioactifs" ?

Il y a bien plus simple et beaucoup moins dangereux.

Mais le dévoiler ici ce serait inciter des criminels à passer à l'acte avec un produit facile à trouver chez soi.

15.Posté par Atollbreton le 14/10/2013 19:13
Breizatoll, Ne pourrais tu pas réserver tes extrapolations à deux balles qu'à tes copains blonds de Saint Gilles?

16.Posté par breizhatoll le 14/10/2013 21:15
a 15

avant d'essayer de la ramener apprend la définition d'extrapolation ! et pour ce qui est des extrapolations a la con tes potes les scientifiques de bac a sable s'en sont déjà charger. au lieu de finir toujours sur des insultes nos vaillants défenseurs du requin devraient commencer a trouver de nouveaux arguments débiles a balancer sur les forums . a mais non les scientifiques s'en chargent déjà !

17.Posté par keekoo le 14/10/2013 23:11
Voila une chose que je me tue à le dire.
La ratification de la ZEE a permis la pêche industrielle dans la réserve et ce désastre a fait changé la méthode alimentaire de ces requins qui viennent de plus en plus près des côtes.

L'une des méthode afin de palier ce problème requins serait que les ZEE de l'Océan indien redeviennent une zone de repeuplement naturel où toute pêche industrielle seraient strictement interdite.
Ensuite supprimer la réserve marine de la réunion qui est une réserve dans une réserve !!!! et qui nous coûte la peau des fesses.

18.Posté par Dominique TOUSSAINT le 15/10/2013 06:33
Voici encore un exemple des conclusions "orientées" du programme charc de Mr Soria ,bien aidé par ses petits amis de l'association vie océane (ultra ecolos radicaux, à la tête du conseil scientifique de la réserve)... On remarque donc que pour eux, le comportement d'un seul individu suffit à tirer des conclusions genéralistes pour toute une espèce!!! ( 10 ans d'études pour être scientifique à l'ird quand même...)
UN bouboule à 150 km=> l'espèce entière est pélagique. Bravo c'est super scientifique comme raisonnement... épistémologie...quoi ?

19.Posté par Axel Ardan le 15/10/2013 07:19
@17-keeko

Sauf que la majorité des observations de requins par les stations d'écoute sont en dehors de la réserve marine (devant le port de St-Gilles, baie de St-Paul, sortie Etang du Gol) :

http://www.info-requin.re/IMG/pdf/Bilan_provisoire_des_operations_de_marquage_effectuees_du_21_octobre_2011_au_12_mai_2013.pdf

20.Posté par lolilol le 15/10/2013 07:38
quoi, le bouledogue sait aussi nager dans l'océan ???! C'est une découverte MONDIALE !!!!
Appeler la communauté scientifique mondiale, personne ne savait que le bouledogue savait nager dans la Mer !!!!
Merci l'IRD

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