Economie

L'appel à l'aide des concasseurs et carriers indépendants de la Réunion

L'UCCIR (Union des concasseurs et des carriers indépendants de la Réunion) a fait appel à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) pour être accompagnée et représentée au sein de la Commission départementale des carrières. En proie à des difficultés économiques, ces indépendants du concassage se disent oubliés par rapport aux grands groupes qui détiennent actuellement entre 80 et 85% du marché local du concassage à l'échelle locale.


Réunis ce matin à l'hôtel Sterne à Saint-Pierre, les représentants du syndicat UCCIR, créé en mars dernier, ont présenté l'état dans lequel évoluent leurs entreprises indépendantes dans le milieu du concassage et des carrières à la Réunion. Lançant un appel aux autorités sur la nécessité de mieux comprendre "l'hégémonie des grands groupes au détriment des indépendants locaux", les membres de l'Union des concasseurs et carriers indépendants de la Réunion espèrent ainsi faire entendre leurs revendications.

Ils sont quatre chefs d'entreprise à composer ce jeune syndicat parmi lesquels Jimmy Nassibou d'Exoforman de Saint-Pierre, Maximin Valromex de Prefabloc à Petite-Île ou encore Bernard Settama de l'entreprise SCLE, basée à Saint-André.
Employant une quinzaine de salariés, ce dernier s'est spécialisé dans les andins et les déchets de construction. Dans le contexte actuel de crise économique et financière, Bernard Settama indique que la présence de grands groupes dans le concassage ne permet plus aux petits indépendants d'aborder l'avenir avec sérénité : "Nous n'avons pas les mêmes moyens qu'eux. Il n'y a rien à voir. Vu la crise, ces grands groupes ont besoin de faire du chiffre alors que nous essayons simplement d'exister et de survivre" explique t-il.

"A ce rythme, dans peu de temps nous deviendrons des espèces en voie de disparition..."

Détenteurs de près de 85% du marché local, trois grands groupes détiennent, ce que les membres du syndicat appellent la "puissance financière". Une "puissance" qui leur permettrait d'acheter plusieurs centaines d'hectares de terrain qu'ils n'utiliseraient qu'à postériori.

Face à ce constat, la priorité de l'UCCIR reste une représentation au sein de la Commission départementale des carrières où les membres du syndicat pourront faire entendre leurs doléances. Quelles sont-elles ?

Si la vigilance sur le respect des extractions reste de mise, les quatre chefs d'entreprise souhaitent que les "autorisations de stockage soient acceptées aux même titre que les déclarations dans les appels d'offres", la "régulation des ouvertures et des achats de carrière entre les professionnels du métier par une répartition équitable" mais aussi la "mise en place dans les collectivités d'un accueil spécifique lié à l'économie afin d'accompagner les demandes d'installation des indépendants de proximité".

Soucieux de lutter contre l'exclusion des TPE (très petites entreprises), l'UCCIR souhaite un traitement identique au niveau du paiement pour l'ensemble de la profession, ce qui correspond au paiement à l'avance imposé aux indépendants et au final, une meilleure "adaptation des marchés pour permettre aux indépendants d'accéder et de répondre aux appels d'offres..."
Jeudi 13 Août 2009 - 15:45
Ludovic Robert
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