Faits-divers

L'ancien président du Conseil général de Mayotte en correctionnel

Hier, devant le tribunal correctionnel de Mayotte, l'ancien président du Conseil général de Mayotte de 2004 à 2008, Saïd Omar Oili, comparaissait pour avoir fait voter une subvention de plus de 68.000 euros pour le journal "Le Manawa" dans lequel sa femme détenait 45% des parts.


L'ancien président du Conseil général de Mayotte en correctionnel







L'ancien président du Conseil général de Mayotte de 2004 à 2008, Saïd Omar Oili, a comparu, hier, devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour avoir fait voter une subvention de 68.860 euros pour un journal "Le Manawa" dans lequel, sa femme, détenait 45% des parts.

Une affaire qui a éclaté au grand jour, suite à plusieurs plaintes déposées par l'actuel président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, et une lettre anonyme adressée au parquet de Mamoudzou. A la demande de la justice mahoraise, l'affaire a été transmise à la Réunion.

Mis en examen pour prise illégal d'intérêt, Saïd Omar Oili répondait hier, devant le tribunal correctionnel des faits qui lui étaient reprochés. L'ancien président du département a expliqué devant le juge, qu'il ne savait pas, lors du vote de cette subvention, devoir quitter la salle.

"J'étais fier de voir ma femme participer à la création d'un organe de presse pour l'ensemble de la population mahoraise et l'apprentissage du français à Mayotte", a expliqué Saïd Omar Oili à la barre du tribunal.Ce dernier a tenu à préciser son manque d'expérience en politique et notamment dans les droits et devoirs des élus pour expliquer sa présence lors du vote de la subvention.

Des explications qui n'ont pas convaincu le tribunal correctionnel qui a réclamé à l'encontre de l'ancien président du Conseil général, 5.000 euros d'amende et quatre mois de prison avec sursis. Aucune demande d'inéligibilité n'a été faite à son encontre (Saïd Omar Oili est actuellement conseiller général de Dzaoudzi à Petite Terre).

Le jugement a été mis en délibéré au 26 novembre prochain.
Samedi 6 Novembre 2010 - 07:59
Julien Delarue
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1.Posté par fiuman le 06/11/2010 08:07
les élus mahorais peuvent prendre l'exemple sur ceux de la réunion sur ce qu'ils n'ont pas le droit de faire!

2.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 06/11/2010 09:07
S'il y'a bien un domaine qui ne "chôme pas", c'est bien celui de la Justice avec notamment les politiques, mais qui parfois s'alimente elle même, mais là c'est beaucoup plus long et compliqué...

3.Posté par curebien le 06/11/2010 09:12
b[Aucune demande d'inéligibilité n'a été faite à son encontre]b

Ben voyons, c'est logique, il a encore de grande chose à réaliser avec l'argent du contribuable !!!

4.Posté par nicolas de launay de la perriere le 06/11/2010 16:16
rien que ça à lui reprocher..? c'est JT qui doit bien se marrer !

5.Posté par Concombre masqué le 07/11/2010 09:01
C'est le principe même d'accorder des subventions à sa famille qui doit être interdit! Pas le seul fait d'assister à la séance plénière! C'est quoi cette mascarade?
Dans tous les cas, l'utilisation de prêtes noms est une coutume, y compris en métropole, alors que l'on vienne pas donner des leçons.
N'empêche, on attend l'équivalent pour le pouvoir au CG actuel où il y en encore de quoi dire (coté secteur du tourisme, par exemple!). On attend par exemple de savoir à qui vont être attribuées les concessions d'exploitation des camions à frite sur les plages soit disant aménagées (Moya, Hajangoua, etc...).

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