Politique

L'ancien Président du Conseil général de Mayotte critique le projet de départementalisation

Yves Jego est arrivé aujourd'hui à Mayotte. On aurait pu penser que l'annonce du prochain référendum du mois de mars sur la mise en place de a départementalisation allait faire l'unanimité. Ce n'est pas totalement le cas puisque le parti de l'ancien président du Conseil général de Mayotte critique le "Pacte pour la départementalisation de Mayotte", tant sur la forme que sur le fond.


L'ancien Président du Conseil général de Mayotte critique le projet de départementalisation
"La Lettre de Malango", je journal de Mayotte en ligne, révèle que le NEMA (Nouvel Elan pour MAyotte), mouvement créé par l'ancien président du Conseil Général de Mayotte, Saïd Omar Oili, dit S2o, s'en prend vertement au projet né autour de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les élus de Mayotte, le "pacte pour la départementalisation de Mayotte".

Le NEMA s'en prend à ce pacte autant sur le fond : "il ne porte aucun engagement financier de l'Etat" que sur la forme : "ce pacte ressemble plutôt fort à un texte de discours de campagne. Il ne ressort rien de concret du travail de mobilisation des services de l'Etat commencé en avril dernier".

Le calendrier de cette feuille de route est également contesté : "c'est un pas en avant (la loi DSIOM) et trois pas en arrière, le calendrier repousse au prochain quinquennat les avancées, soit après 2012". "Sur le calendrier proposé, on repousse tout ce qui coûte et on nous met des conditions dont les moyens dépendent de l'Etat".

Le Nouvel Elan pour Mayotte voit dans ce texte un "piège politique" et propose plusieurs amendements tout en demandant "qu'une négociation soit programmée et entamée juste après [la consultation du 29 mars]".

Ces amendements sont principalement relatifs aux prestations sociales, au calendrier de leur mise en place et à l'alignement de leur montant sur celles des autres départements.

Le "Pacte pour la départementalisation" envisage d'étaler la mise en application des minimas sociaux sur "25 à 30 ans". Le Nema demande "un alignement au moins égal à 50 % du niveau de la métropole ou des DOM à compter de 2012 et une réduction du calendrier fixé".

Le Nema se pose également de nombreuses questions quant au financement de ces réformes structurelles. Il s'interroge sur "le montant des dotations qui seront octroyées à [la] nouvelle assemblée unique" qui remplacera le Conseil Général  actuel par une assemblée unique tenant lieu de Conseil Général et Régional.

Le mouvement de S2O s'inquiète également de "la non-extension à Mayotte de certains dispositifs économiques importants, telles les zones franches globales d'activités, ou les mesures d'exonérations fiscales et sociales pour les PME avec la volonté de promouvoir l'excellence de nos territoires pour assurer un réel développement économique endogène", et demande "la définition d'une véritable politique de l'emploi à Mayotte dont plus du quart de la population est au chômage" et demande des éclaircissements sur "les conditions et les modalités de prise en charge des chômeurs (indemnisation, etc.)".
Jeudi 8 Janvier 2009 - 17:58
Pierrot Dupuy
Lu 1603 fois




1.Posté par Trouillomètre au maximum le 08/01/2009 21:07
Quel beau et riche pays que la France !
Nous avons les moyens de verser plein de pognon aux pays du tiers monde.
Qu'attend t-on pour départementaliser aussi le reste des Comores (nul doute que leur population serait d'accord), ensuite les Seychelles, Maurice, Madagascar et toute l'Afrique et tout le reste du monde qui crève la faim.
Qu'en pensent les con tribuables français ?
Rien ! Normal on ne leur pas demandé leur avis et on le leur demandera pas.
Au fait ... Il y a du pétrole à Mayotte ? Non ... Seulement un peu d'essence d'Ylang Ylang si ils daignent bien en cultiver encore ... Ca n'ira pas dans nos moteurs. De toute façon bientôt ils seront trop riches pour s'adonner à des activités aussi dégradantes.







2.Posté par Albert Ebasque le 08/01/2009 23:45
On peut dire qu'ils avancent à reculons au gouvernement.....c'est vrai que l'on peut se poser la question sur le fait que tout ce qui semble intéresser ces messieurs de la NEMA, c'est "l'arzen braguette"......et l'assurance chômage.....tout un programme....
Vive la France...TARATATAAAATATAAAATATAAAAAAATAT......(Marseillaise)

3.Posté par kikose le 09/01/2009 07:30
Indépendamment de votre réflexion, ou je cherche vainement un peu d'humanité Trouillomètre, c'est la logique du système qui me chiffonne. Nous savons déjà ce que signifie le statut actuel de Mayotte. Un désir fou de venir s'installer à la Réunion et en métropole, le niveau de vie leur semble meilleur dans notre département (il doit l'être). Ne pas donner les avantages de la départementalisation ne réglera rien et la fuite vers la Réunion et la métropole sera de plus belle. Comme l'écrit Monsieur Ramasamy Albert, sommes nous en capacité d'accueillir autant de monde? Je crois que : ou Mayotte devient un département à part entière, ou elle prend un autre statut, mais pas forcement avec la nationalité française qui donne une libre circulation et installation en France et ne règle en rien les problèmes que nous aurons à gérer ici. Aucune aide ni accompagnement n'est effectué lors de l'installation des Mahorais dans ce département. Ne faisons pas des jeunes Mahorais les "beurs " de ce département. Ils méritent mieux que cela. C'est pourquoi je pense que nous devons opter pour un statut de département à part entière pour Mayotte dès les résultat des élections, si tel est la volonté du peuple.

4.Posté par Gérard Manvussa le 09/01/2009 12:01
Où se trouve l'intérêt de la France dans le fait d'ajouter Mayotte à sa liste de départements ? A mon humble avis, je dirais : Aucun. Mais je reconnais n'avoir pas la science infuse. Depuis 2 siècles, elle est en conflit avec les autres pays de la zone sud-ouest de l'Océan Indien, pour garder ce petit bout de terre dans son giron. Comme beaucoup de citoyens français, je ne suis pas suffisamment informé, je vous l'accorde. S'agirait-il de la surveillance sortie Nord du Canal du Mozambique ? S'agirait-il de l'espace maritime qui entoure Mayotte ? S'agirait-il encore d'une base militaire éventuelle ?Je n'en sais rien. Un chose est sure cependant, c'est que ce n'est pas pour les beaux yeux des Mahorais et pour le remplissage de leurs porte-monnaies.

5.Posté par Ulysse le 09/01/2009 12:09
Qu'en pensent les con tribuables français ?
Rien ! Normal on ne leur pas demandé leur avis et on le leur demandera pas.

(dixit Trouillomètre au maximum - encore merci à l'inventeur du "copier-coller" !!!)

Ben oui et d'ailleurs sont même pas au courant.
C'est une décision importante qui engage la france entière et donc le référendum devrait bien entendu avoir lieu sur l'ensemble du territoire national.

Alors il y a a la solution pronée (!) par Trouillomètre au maximum, et aussi une autre à l'opposé, Mayotte retourne avec les Comores, les Antilles, la Réunion, la Guyane, et autres DOM, la Corse, la Bretagne, la Basquie (?), que sais-je encore, deviennent des Etats indépendants ...

Apparemment nous on affectionne les solutions bancales.

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales