Société

L'Observatoire du Piton de la Fournaise dispose de nouveaux équipements bien plus performants

Le volcan dort peut-être en ce moment, mais ce n'est pas le cas pour l'Observatoire du Piton de la Fournaise. Avec une nouvelle équipe et de nouveaux projets, les scientifiques du massif ne chôment pas.


L'Observatoire du Piton de la Fournaise dispose de nouveaux équipements bien plus performants
"L'Observatoire a aujourd'hui 34 ans et bénéficie en ce moment d'une période charnière: c'est la fin de certains projets, ce qui laisse place à de nouveaux", annonce Nicolas Villeneuve, nouveau directeur de l'Observatoire à partir du 1er septembre. Parmi les modifications, Nicolas Villeneuve qui remplace Andrea Di Muro, et six nouveaux employés, dont trois chercheurs. L'équipe de 16 personnes se prépare pour davantage de missions et de nouvelles méthodes.

Selon le directeur, c'est la densité de l'observation qui est en hausse: "Nous avons aujourd'hui une quarantaine de stations de surveillance sismique sur le massif du Piton de la Fournaise et sept sur le Piton des Neiges. Depuis 2009, nous avons également pu installer des stations sur le flan Est du volcan, une zone très difficile d'accès".

À ceci, il ajoute une vingtaine de stations qui enregistrent la déformation du volcan et permettent d'anticiper les endroits où sortira le magma. L'observation par satellite se fait également depuis peu au sein de l'Observatoire, plutôt qu'en métropole, "ce qui permet de gagner énormément de temps en terme de traitement des données", précise Nicolas Villeneuve.

"Nous avons toujours beaucoup à faire"

En terme de projets, le financement du FIDOM a permis le développement de l'observation sismique au Piton des Neiges afin de mieux localiser tous les "petits séismes". Grâce à un financement FEDER (un partenariat entre l'Europe, l'État et la Région) également, l'Observatoire peut aujourd'hui sauvegarder 34 ans d'archives, dont 3,5 tonnes de papier, que le grand public peut consulter.

Dernière nouveauté: les antennes sismiques. "Cette méthode est utilisée pour localiser les réservoirs pétroliers. On pourra bientôt l'utiliser pour localiser les réservoirs de magma".

Nicolas Villeneuve tient finalement à préciser: "Il est tout à fait normal que le contribuable se demande ce que peut bien faire l'Observatoire en période calme. Voilà, nous avons toujours beaucoup à faire".
Mardi 27 Août 2013 - 18:29
SH
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1.Posté par pied de biche le 27/08/2013 20:46
les reseau undervolc est au piton de la fournaise ce que les camion bar sont aux rondavelles: des merdes bien visibles parce que temporaires .... et a la longue le temporaire devient definitif.


alors pour les 400 capteurs qu'ils vont installer, on connait la musique.

2.Posté par timagnol le 27/08/2013 21:49
Le con-tribuable en a assez de tous ces gadgets qui auto satisfont une poignée d'irréductibles surpayés à s'autoriser à penser que le "grand soir cataclysmique" pourrait intervenir dans mille ans ! En attendant, on a au moins une certitude: Pour les 2 ex directeurs reconvertis en chercheurs (ceux qui trouvent sont partis...), les lois de l'indexation salariale ultra marine l'emportent sur celles de la gravimétrie ! Marianne est vraiment trop bonne !

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