L'ONU déclare officiellement la famine en Somalie



L'ONU déclare officiellement la famine en Somalie
 
L’ONU a officiellement déclaré hier l’état de famine en Somalie, plus précisément à Lower Shabelle et Bakool. Près de 350.000 personnes seraient menacées dans ces deux régions, qui ont connu une sécheresse record, et le nombre de décès occasionnés se chiffre en dizaine de milliers.

Selon Mark Bowden, coordinateur humanitaire des Nations unies, le pays est confronté à sa pire crise alimentaire des 20 dernières années. "Si nous n’agissons pas maintenant, la famine va s’étendre aux huit régions du Sud de la Somalie dans les deux mois à venir, en raison de mauvaises récoltes et de l’apparition de maladies infectieuses", a-t-il prévenu.

Six personnes meurent de faim chaque jour dans certaines zones somaliennes et plus de la moitié des enfants y souffriraient de sévère malnutrition. La dernière déclaration par l'ONU d'un état de famine remontait à 1992 et concernait également la Somalie.

Jeudi 21 Juillet 2011 - 09:25
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1.Posté par noe10000000000000000000 le 21/07/2011 09:45
Beaucoup de bouleversements climatiques dans le monde ...Le Pôle Nord magnétique se rapproche dangereusement du Pôle Nord géographique ...Un de ces jours le Pôle Nord sera dans l'Equateur ...

En Métropole , l'été est froid et chez nous l'hiver est chaud ...

Est-ce les prémices de 2012 le 21 décembre ?
L'astéroïde " 21 Lutétia" découverte en 2010 tombra-t-elle sur nous ? vu ses dimensions (132/101/76 km) elle fera disparaître la vie sur cette Terre ...

Cette sècheresse qui perdure dans la Corne de l'Afrique fait d'immenses dégats ...et les guerres civiles n'arrangent pas les choses ....

2.Posté par Bertrand le 21/07/2011 10:26
Une fois de plus, ces populations s'en remettent au monde entier, mais quand va-t-on leur expliquer qu'elles ne doivent plus faire d'enfants, que la stérilisation c'est leur sauvegarde......Les enfants viennent au monde déjà faibles et malades, les mères ne sont pas meilleur état et elle ne peuvent déjà pas les nourrir en temps normal, alors basta. Arrêtons de vouloir nourrir des gens qui ne font aucun effort pour remédier à leur condition et qui n'y sont pas invités par à leur gouvernement. C'est facile de faire des gosses et d'attendre que les autres les prennent en charge. Regardez la Chine, même si tout n'est pas parfait, elle a réussi son projet en matière de naissance, alors pourquoi pas les autres. Les aides sont des pansements sur des jambes de bois.

3.Posté par Caton2 le 21/07/2011 11:08
2. Le type même du raisonnement imbécile. Savez-vous que famine ou pas, le taux de mortalité infantile est très élevé dans ces pays? Dans ces pays c'est la solidarité familiale qui tient lieu de sécurité sociale et de caisse de retraite. Sans leurs enfants ces femmes (et ces hommes) seraient condamnées à mourir dès qu'elles (ils) ne pourraient plus subvenir à leurs besoins alimentaires.

4.Posté par curebien le 21/07/2011 11:52
b[2.Posté par Bertrand le 21/07/2011 10:26

]b

Vous auriez pu vous abstenir de raconter de telles betises !

5.Posté par polo974 le 21/07/2011 14:21
"Six personnes meurent de faim chaque jour ..."

On n'accorde pas beaucoup de valeur à la vie de ces gens...

6.Posté par bertel le 23/07/2011 19:55
Que sont devenus les autres posts sur ce sujet ?

Bertel de Vacoa

7.Posté par Gajik le 24/07/2011 17:21
Famine : "la responsabilité première est celle des Etats"

Pour donner les clés de cette affaire de famine et donner un peu de consistance à l'article ci-dessus qui n'est qu'un simple constat, voici une interview de Sylvie Brunel qui est géographe et économiste, professeur des Universités à Paris-Sorbonne, directrice du master professionnel mondialisation et développement durable dans les pays du Sud, ancienne présidente d’Action contre la Faim, auteur notamment de Nourrir le monde, vaincre la faim (Larousse, 2009) et de Famines et politique (Presses de sciences po, 2002). Elle dénonce cette réduction d'une famine au seul facteur climatique (l'Arabie Saoudite à ce qu'on sait n'est pas vraiment en famine bien que soumise à un climat semi désertique !) C'est un peu long, excusez Mr Modérateur, mais c'est important d'avoir un éclairage un peu plus sensé que les élucubrations de Noe ou autre qu'un simple constat sans analyse :

- Le président de la Banque africaine de développement s’est dit "étonné que les gens voient la famine comme une conséquence du manque de pluie et de nourriture". Quelles sont les véritables causes de cette crise alimentaire qui touche la Somalie, l’Ethiopie, le Kenya et Djibouti?

- D’abord, la crise alimentaire n’est pas généralisée à toute la zone. Elle ne touche que certaines populations et certaines régions. Globalement, les personnes touchées sont essentiellement les pasteurs nomades appartenant au monde culturel somali, qui sont des citoyens de second rang dans toute la région, par exemple dans le nord-est du Kenya. Ce sont des sociétés particulièrement vulnérables par leur mode de vie, très dépendant des conditions climatiques, et par le sous-investissement qui caractérise les territoires où elles vivent. La faim en Somalie résulte bien évidemment de la désorganisation totale du pays, elle ne touche pas les régions qui ont retrouvé un Etat, même s’il n’est pas reconnu par la communauté internationale, c'est-à-dire le Puntland et le Somaliland.

- Cette crise était-elle prévisible?

- Les sécheresses et les crises alimentaires dans cette région sont récurrentes. En 1992, on parlait déjà de "famine du siècle" dans la région, mais leur fréquence s’accélère, pour des raisons liées à la vulnérabilité croissante de ces populations, dans un contexte qui doit être imputé moins au changement climatique qu’au manque d’Etat. Le problème, c’est que les politiques de prévention des crises alimentaires, qui fonctionnent par exemple à l’ouest du Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, et même Niger) sont mises en échec dans les régions somalies de la Corne de l’Afrique faute d’infrastructures, d’investissement agricole et, il faut bien le dire, d’un manque de considération à l’égard de ces peuples, qui ne comptent pas politiquement dans les pays où ils se trouvent. La famine est un tamis qui sélectionne les plus vulnérables, ceux dont le statut social explique qu’ils n’ont pas accès à la nourriture.

- La communauté internationale a-t-elle tout de même fait des progrès dans la gestion et dans l’anticipation de ces crises?

- Evidemment. Les famines ne se produisent plus aujourd’hui dans les traditionnels pays de la faim, qui ont mis en place des politiques de gestion des stocks alimentaires, d’achats préventifs et de distribution de nourriture aux plus vulnérables, avec l’aide des ONG et des Nations unies. On sait parfaitement désormais enrayer une crise alimentaire naissante, à condition d’intervenir à temps. Mais pour cela, il faut non seulement le pouvoir, mais surtout le vouloir. La volonté politique fait défaut quand l’Etat ne fonctionne pas - c’est le cas de la Somalie - ou quand il ne considère pas la prévention comme une priorité pour certaines populations - c’est le cas du Kenya. Il se produit en quelque sorte une prime à l’urgence : plus vous intervenez tard, plus la famine est dramatique, et plus l’aide que vous recevez est importante.

- Plusieurs Etats ont annoncé des aides d’urgence. La réponse est-elle uniquement financière?

- La réponse est financière car sans moyens, on ne peut acheter de la nourriture, dont le paradoxe est qu’elle est bien souvent disponible à proximité des affamés, qui n’ont plus les moyens de se la procurer. Mais une aide d’urgence nécessite aussi et surtout des moyens logistiques efficaces et un ciblage des populations qui ne laisse pas de côté les plus vulnérables, qui sont souvent les dominés, politiquement et socialement, ceux qui ne comptent pas. Trop souvent, l’aide s’engorge dans les points de stockage, ports, hangars, et n’est pas distribuée, par incurie ou parce qu’elle est détournée au profit des dominants. Les gens meurent et le grain pourrit, c’est l’horreur des famines tolérées.


- Dans votre ouvrage, Géopolitique de la faim, vous pointiez déjà l’utilisation de la faim comme arme politique par certains pays. Quelle est la responsabilité des pays concernés par la crise dans la Corne de l’Afrique?

- Mis à part la Somalie, dont l’Etat est défaillant, il faut bien dire que dans la lutte contre la faim, la responsabilité première est celle des Etats. Un gouvernement qui lance l’alerte à temps, évite la flambée des prix de la nourriture en lâchant sur les marchés des stocks de sécurité et organise des distributions ciblées de nourriture aux indigents ne connaît pas la famine. Ensuite, et la FAO le répète depuis des années, seul l’investissement dans le secteur agricole, la mise en place de filières efficaces et la rémunération correcte des cultivateurs et des éleveurs permettent de faire disparaître la faim. Une sécheresse fonctionne comme un révélateur qui n’engendre la famine que lorsqu’il y a des dysfonctionnements préalables.

- L’initiative du G20, sous présidence française, sur la sécurité alimentaire est-elle suffisante pour permettre d’éviter ce type de crise alimentaire à l’avenir ?

- L’initiative du G20 a le mérite de replacer l’agriculture au centre de l’agenda international et de mettre l’accent sur la nécessité d’un accroissement de la production agricole et d’une lutte contre la volatilité des cours, qui est dramatique pour les paysans du monde entier. Mais elle ne suffira pas à résoudre la question des populations les plus vulnérables de la planète, ces sociétés de pasteurs nomades qui subissent les frontières, les conflits armés, la prédation et la dégradation de leurs écosystèmes dans l’indifférence générale, parce qu’ils sont dispersés, que les ONG ont souvent du mal à les atteindre et qu’ils manquent de représentation politique.

*Sylvie Brunel est géographe et économiste, professeur des Universités à Paris-Sorbonne, directrice du master professionnel mondialisation et développement durable dans les pays du Sud, ancienne présidente d’Action contre la Faim, auteur notamment de Nourrir le monde, vaincre la faim (Larousse, 2009) et de Famines et politique (Presses de sciences po, 2002).

Je rajouterai qu'il faut lire le rapport de Jack Lang sur les causes profondes de la piraterie Somalienne et considérer les milliards engagés par les Occidentaux en tribunaux, parades diverses alors que si on avait mis le quart de cet argent pour aider ce pays à créer un Etat de Droit, on n'en serait pas là. Il est des politiques occidentales qui vont dans le mur et sont à la source des dérives ultérieures d'Etats abandonnés parce que dépourvues de ressources minières ou pétrolières . On ne peut pas légitimement prétendre qu'on lutte contre le "terrorisme" quand on a soi-même armé les Talibans et investi des milliards dans l'armement de diverses factions selon les intérêts de tel ou tel pays occidental.

NON, donc, le climat n'explique pas tout, loin de là. Dans le Sud Malgache idem, il suffirait d'amener l'eau des montagnes au Sud, au lieu de faire des opérations "kere" chaque année pour se donner bonne conscience solidaire. Il est nécessaire de penser toujours à rechercher les causes profondes, premières d'un problème et non n'en constater que les symptômes, pour pouvoir le résoudre durablement.

8.Posté par môvélang le 24/07/2011 19:15
wawwwwwwwwwwwwwwwwww, çà y est, l"'onu a déclaré la famine, hummmmmmmmm, pour faire la guerre et tuer les arabes , ils ont pas besoin de chichis, pour donner à manger il faut déclarer la famine

9.Posté par fiuman le 24/07/2011 20:23
Ils se tuent entre eux alors pourquoi allez les nourrir? pour créer d'autres terroristes, pour créer d’autres pirates maritimes!

10.Posté par Caton2 le 24/07/2011 20:42
Vous êtes pour l'extinction des somaliens par la famine? Au prétexte qu'il y a quelques pirates et terroristes (bien nourris) en Somalie? Vous voulez rajouter la famine à la guerre? C'est dégueulasse!

11.Posté par Gajik le 24/07/2011 21:01
Il est vrai, fiuman, que les Hutus et les Tutsi, les Américains et les Viet-Namiens ou les Iraquiens, les Français et les Algériens, les Canaques et les Caldoches, les Irlandais et les Anglais, les Iraniens et les Iraquiens, les Catholiques et les Protestants, les Turcs et les Arméniens, les Croisés et les Sarrazins, les Amérindiens et les Franco anglo américains, etc etc ... se battaient, se battent et se battront pour les siècles des siècles, donc il est inutile de faire quoi que ce soit, de penser quoi que ce soit, pas vrai ?

Laissons donc les gens s'entretuer sans réagir. Vous auriez fait un bon français vous fiuman, pendant que les Allemands et les Français se zigouillaient et que les "terroristes" essayaient de mettre fin à cette guerre !

Quel égocentrisme fiuman, quel manque de sensibilité sur ces détails qui ont leur importance capitale : le paysan, l'éleveur, le nomade de Somalie n'a pas choisi ses ancêtres, ni de naître là, ni d'être démuni de tout, ni d'être confronté à des bandes armées manipulées par nos grands Chefs à nous, contrairement à vous et moi qui avons le choix de vivre ici ou ailleurs parce que nous vivons dans des pays nantis.

Est-ce parce que nous sommes supérieurs à eux, plus intelligents, ou parce que nous bénéficions depuis des siècles d'un meilleur environnement et de conditions historiques dans lesquelles les rapines coloniales ont enrichi nos bourgeois, premiers bénéficiaires de la révolution de 1789 ?

On dirait que vous vous déclarez supérieur à ces gens en vous octroyant le droit de dire qu'ils doivent mourir de faim pour éviter qu'ils deviennent des pirates.

Poussons votre logique nihiliste jusqu'au bout de sa logique inhumaine : pourquoi pas aussi dire que vous devriez mourir tout de suite vous-même puisque de toutes façons nous mourrons tous un jour ou l'autre et que tout çà c'est du gaspillage d'argent de maintenir en vie des gens appelés à disparaître de toutes façons. Vos paroles, on le comprend sont de la provocation un peu au premier degré et vous ne les pensez pas vraiment, heureusement, sinon çà craindrait de vous voir un jour à la tête d'une opération de nettoyage ethnique ici ou là et de vouloir zigouiller tous les affamés "pour les empêcher de souffrir". On a vu que les nazis avaient perdu tout sentiment humain, mais vous avez l'excuse d'être loin de ces gens et il faut vous pardonner parce que vous ne savez pas ce que vous dites, dirait Jésus.

Si vous étiez sur place ou si vous aviez eu faim, vraiment faim et aviez été un jour totalement désespéré pour avoir votre enfant mort dans vos bras et aviez fait caca dans votre culotte de trouille devant des armes prêtes à vous descendre, peut-être alors vous cesseriez de raisonner comme un étourneau ! Bon appétit quand même !

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