Société

L'IRD défend son programme CHARC

Face aux nombreuses critiques issues des usagers de la mer sur l'utilité du programme CHARC, l’Institut de recherche pour le développement a toujours fait le dos rond. Dans un communiqué publié ce 24 avril, l’IRD tient néanmoins à réaffirmer son engagement pour l’amélioration des connaissances scientifiques et l’appui à la décision des pouvoirs publics pour lequel il a été missionné. Enfin, l'Institut rappelle que les résultats finaux seront rendus publics au terme du programme à la fin 2014 :


L'IRD défend son programme CHARC
Dans un contexte de remise en cause de la fiabilité et de l’utilité des activités des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) mises en œuvre dans le cadre du programme Connaissances de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion (CHARC), l’Institut tient à réaffirmer son engagement pour l’amélioration des connaissances scientifiques et l’appui à la décision des pouvoirs publics.

Un institut de recherche public dédié au développement des pays du Sud

L’IRD est un organisme de recherche public placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du ministère des Affaires étrangères. Il s’attache à répondre aux grands défis du développement en menant des activités de recherche, de formation et d’innovation, dans un souci constant de partage des connaissances et de mutualisation des moyens et des compétences.

Pour accomplir ses missions, il déploie ses actions dans près de 90 pays, en Afrique, sur le pourtour méditerranéen, en Amérique latine, en Asie et dans l’Outre-mer tropical français. Fondés sur l’interdisciplinarité, les projets, menés en partenariat avec des scientifiques étrangers ou d’autres organismes de recherche, traitent de questions cruciales : maladies tropicales et de civilisation, sécurité alimentaire, changements climatiques, ressources en eau, biodiversité, développement des sociétés, vulnérabilités et inégalités sociales, migrations...

Présent à La Réunion depuis 1987, l’IRD conduit des recherches en partenariat avec les organismes scientifiques locaux dans des domaines clés pour le développement de l’île : biodiversité marine et halieutique, surveillance de l’environnement par satellites, maladies infectieuses émergentes.

Un investissement scientifique à long terme et éthique

La recherche a pour objectif de produire et développer les connaissances, dans le respect des règles déontologiques et éthiques, tout en s’inscrivant nécessairement dans la durée. Les chercheurs adoptent une démarche qui se fonde, avec la plus grande rigueur, sur l’observation et l’analyse. Ils ne se contentent pas de simples observations ponctuelles pour tirer des conclusions.

A partir d’un questionnement scientifique, ils construisent un protocole d’étude et identifient des hypothèses, qui sont ensuite vérifiées par le recueil répété et l’analyse de données fiables et validées statistiquement. C’est donc un processus qui s’inscrit sur le long terme, sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Aucun résultat issu de cette démarche n’est arrêté, publié au sein de la communauté scientifique ou diffusé plus largement s’il n’a suivi rigoureusement toutes les étapes de ce protocole.

Diffuser les données et résultats scientifiques fait partie intégrante des missions d’un institut public de recherche, dès lors que ces résultats ont été validés scientifiquement. C’est un impératif que l’IRD respecte, dans un souci d’objectivité.

Programme CHARC : objectifs, méthodologie, résultats

Cette démarche est celle qui prévaut dans la mise en œuvre du programme CHARC par l’IRD.

Fin 2011, l’Etat et le Conseil régional de La Réunion ont confié à l’IRD le pilotage d’une étude sur les requins à La Réunion. Le programme CHARC est conduit en partenariat avec l’Université de La Réunion (laboratoire ECOMAR), l’Observatoire des tortues marines (Kélonia), le Groupe local d’observation et d’identification des cétacés (Globice), l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), la Réserve nationale marine de La Réunion (RNMR) et le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) depuis décembre 2011.

Il a pour objectif d’étudier l’écologie de deux espèces de requins côtiers de La Réunion (requins tigre et bouledogue), afin de définir les caractéristiques et la dimension de leurs habitats respectifs et d'observer leur évolution dans le temps. Il s’agit de réaliser, pour la première fois, un état des lieux des connaissances sur ces requins et sur leur présence aux abords des côtes réunionnaises.

Les recherches visent plus précisément à :
•    Identifier les micro-habitats de ces espèces (où ils se reposent, où ils chassent) ainsi que les périodes d’occupation de ces micro-habitats.
•    Etablir les relations entre les caractéristiques biologiques et comportementales des deux espèces de requin et les conditions environnementales observées dans ces micro-habitats -qui peuvent varier selon la saison- pour construire un modèle de présence/absence de ces deux espèces (basé sur les connaissances actuelles sur leur habitat essentiel respectif, leur comportement alimentaire et les variations saisonnière et journalière de leur activité) afin de contribuer à la mise en place par les autorités décisionnaires d’un outil de gestion du risque requin à La Réunion.

Il ne s’agit pas d’un programme de prévention du risque requin en tant que tel - les mesures de prévention et d’information du grand public ne relèvent pas de la responsabilité des chercheurs - mais de fournir des données essentielles qui serviront par la suite à la prise de décision des pouvoirs publics.
CHARC répond à une commande publique. C’est pourquoi les résultats du programme sont transmis régulièrement aux autorités compétentes.

Cependant, en raison des enjeux particuliers de cette étude, l’IRD a le souci de communiquer régulièrement au grand public les résultats et avancées du programme, toujours en cours, au fur et à mesure de leur disponibilité, aussi rapidement que possible après une phase de validation préliminaire.
Les résultats finaux seront rendus publics, en accord avec les partenaires, au terme du programme (fin 2014).

Pour l’heure, dans un souci de transparence et sans attendre les conclusions du programme, tous les résultats et rapports intermédiaires sont disponibles dans un espace dédié sur le site internet de l’IRD à La Réunion : www.la-reunion.ird.fr/le-programme-charc. Depuis le début du programme, l’IRD a ainsi diffusé 11 documents faisant état de l’avancée du programme et des résultats.
Jeudi 24 Avril 2014 - 17:49
Lu 888 fois




1.Posté par Bide Océane le 24/04/2014 19:31
L'IRD c'est qui?
Des spécialistes des coraux et des pêches cavales qui s'autoproclament spécialistes requins et qui jouent le pourrissement de la situtation... "en espérant que ça se tasse" et demandent sans cesse des rallonges budgétaires pour pouvoir faire semblant de gérer la crise bouledogue.
Qui définissent les requins bouledogues comme espèce sédentaire puis comme pas sédentarisée, qui au bout de 3 ans enfoncent des portes ouvertes en concluant que le requin n'est pas un mollusque accroché à un rocher, qu'il bouge et qui, conformément aux remontées d'usagers de la mer, avancent qu'il y a dorénavant un "DESEQUILIBRE, avec une DENSITE ANORMALE, une AGRESSIVITE, une COTE OUEST INFESTEE par des SPECIMENS DE TAILLE IMPORTANTE", sans toutefois vouloir parler de SURPOPULATION de requins alors qu'on a subi en 2 ans et demi plus d'une quinzaine d'interactions requins avec 5 morts, 3 mutilés en pleine réserve marine (pour rappel le point zéro en 2004 : aucun requin recensé sur ces mêmes zones). Et je ne parle même pas du cas de beaching sur être humain en baie de St Paul (le gramoune avec ses petits enfants de 5 ans et ses jumeaux de 2 ans, ni du labrador éventré et décapité sous les yeux de sa maîtresse alors qu'il avait les pattes avant sur les cailloux. )

En ce début d'hiver austral, la Préfecture a réalisé une récente mise en garde, à la demande inquiète de la LRS. Nullement de l'IRD, et du programme CHARC qui ont pourtant accès aux relevés acoustiques. La vie humaine pour eux importe moins que la vie d'un poisson non protégé.

2.Posté par autosatisfecit en forme d''''aveu ? le 25/04/2014 00:49
Cet autosatifecit est une farce pitoyable, un blabla vague, de la grosse langue de bois. La vérité c'est que l'ird a menti, menti, fait dezla rétention d'information et que des procédures pénales sont en cours, qu'ils sont plus isolés que jamais et que d'autres scientifiques sortent du bois et livrent leur sentiment sur charc : une pantalonnade sordide, une bouse dramatique. Cet été regardez la télé nationale, il y a de bezux sujets qui vont sortir... et l'ird n'en sortira pas indemne. La spirale du mensonge...

3.Posté par psychotique le 25/04/2014 08:50
le commentaire 1 illustre parfaitement le raisonnement psychotique du louis de funes de la ligue de surf. On peut mesurer l'intensité de son degrés de psychose (appelé dans le jargon commun: tafiolisme) en mesurant l'ecart entre son interprétation des écrits de l'IRD qu'il appelle "portes ouvertes" et la réalité de ces meme écrits.

4.Posté par Aussi un usager de la mer le 25/04/2014 11:53
totalement d'accord avec post3
Il s'agit de rappeler que chasser un animal n'est justifiable que par la nécessité.
Le surf est il une nécessité ?
Circulez y a rien à voir ...

5.Posté par Marchandise vantée marchandise avariée le 25/04/2014 14:52
@post 4 : je trouve que 5 morts dont 2 touristes (le mari en voyage de noces et la jeune Sarah) sont des raisons suffisantes pour justifier la chasse à un animal.
Il n'y a pas que les surfeurs qui se plaignent de cette situation, car aujourd'hui c'est toute une population qui est privée de ses plages.
Donc forcement, on remet en cause l'IRD qui nous sort des banalités en guise de résultats d'étude et je me demande bien sur quelles actions concrètes tout ceci va déboucher.
Vivement la fin de l'année, date de fin programmée pour CHARC..

6.Posté par Aussi un usager de la mer le 25/04/2014 19:42
@5 En respectant les interdictions ça n'arriverait pas , ça n'arrivera plus , mais encore faut il respecter les interdictions ...LE surf est il une nécessité?

7.Posté par En reponse au post @16 le 25/04/2014 20:11
@6 : c'est donc ca la finalité : etre interdit d'aller dans l'eau lorsqu'on vit dans une ile ?
Ouaw quel avenir radieux nous attend ? on ne parle pas que du surf , arretez de faire une fixation sur le surf, puisqu'il est désormais INTERDIT de se baigner à lEtang salé, les roches noires et boucan canot, plages magnifiques qui sont désertées.
Tout le monde n'a pas une piscine au fond de son jardin ou n'habite pas à coté de l'Ermitage.
Nous vivons dans une ILE tropicale. Quelle hérésie de nous interdire la mer pour toutes activités nautiques baignades, ecole de voile dans la baie de st paul, sans parler de la psychose d'aller plongée en mer.

8.Posté par Aussi un usager de la mer le 26/04/2014 12:29
@7
Les baigneurs se baignent ou il y a des filets , aux roches à boucan bientôt partout , la voile se porte bien vu la dernière régatte au large de saint gilles (même des optimistes) il n'y a que le surf comme problème ,je repose la question : est ce une nécessité?

9.Posté par TRIBUNAL le 26/04/2014 13:57
que dire des requins marqués que l'ird refuse de sortir de l'eau et qui ont tué ?

prouvez le contraire : ESTELLE
.

TRIBUNAL !


10.Posté par Aussi un usager de la mer le 26/04/2014 15:00
@9 Ha ben non , c'est l' inverse ,tu as déjà entendu parler de la présomption d'innocence ? dans notre pays on doit prouver la culpabilité !!

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales