Ce sera du donnant-donnant pour PSA...Le constructeur automobile, qui connaît quelques difficultés avec sa banque de financement BPF, a accepté aujourd'hui de renoncer au versement de tout dividende pendant trois ans pour que l'Etat accepte de secourir sa banque.
Dans un communiqué, le groupe automobile a annoncé que l'Etat va lui apporter sa garantie sur 7 milliards d'euros d'emprunts pendant trois ans, lui offrant ainsi une bouffée d'oxygène.
Mais cet accord n'est pas uniquement à l'avantage de PSA. Le constructeur s'engage "pendant la période de garantie de l'Etat à ne pas procéder à des distributions de dividendes ou à des rachats d'actions, et à ne pas attribuer aux membres du directoire d'options de souscription ou d'achat d'actions ni d'actions gratuites".
Le chef du gouvernement a tout de suite réagi à cet accord en déclarant sur France Inter que le "gouvernement n'a pas du tout l'intention de faire des cadeaux, comme cela, sans engagements (...), ce temps-là est terminé". Il a également réclamé du groupe, qui prévoit 8000 suppressions d'emplois en France et la fermeture du site d'Aulnay, de revoir sa copie sur ces licenciements.
Mais selon le syndicat CFTC, PSA ne verrait pas cette exigeance d'un très bon oeil, et ne serait toujours pas disposé à préserver ces emplois.
Une réunion tripartite entre le groupe, l'Etat et les syndicats se tiendra demain, ce qui devrait permettre d'en savoir un peu plus sur les futures directives de PSA.
















