Economie

L’État confirme son soutien à la filière canne-sucre-bagasse

Dans un communiqué de la Préfecture, l’État confirme son soutien à la filière canne-sucre-bagasse. Voici le texte dans son intégralité.


L’État confirme son soutien à la filière canne-sucre-bagasse
"L’incendie survenu le 30 août dernier sur le site industriel de la Compagnie Thermique de Bois Rouge (CTBR) a provoqué une interruption de la campagne sucrière dans le nord et dans l’est qui s’annonce d’une durée exceptionnelle.
 
Compte tenu de l’ampleur des dégâts aux installations, le Préfet de La Réunion Pierre-Henry Maccioni a obtenu l’assurance du groupe Sechilienne-Sidec que le thermicien, spécialiste des centrales à biomasse, mettait tout en œuvre pour réaliser les réparations dans les meilleurs délais possibles compte
tenu des contraintes techniques.
 
Dans ces conditions particulièrement difficiles, le Préfet de La Réunion félicite tous les acteurs de la filière canne-sucre-bagasse, planteurs et industriels, pour l’esprit de responsabilité et de solidarité dont ils ont fait preuve dès les premiers jours de la crise. Les décisions interprofessionnelles ont permis de prendre les premières mesures d’urgence pour limiter au maximum l’impact de l’interruption de la campagne.
 
De la réunion tenue à la DAF mercredi 9 septembre sur sa demande avec l’ensemble des acteurs de la filière, le Préfet Pierre-Henry Maccioni retient en premier lieu l’engagement des sociétés industrielles de mener à terme la campagne 2009 malgré l’incident, en broyant toutes les cannes à récolter.
Il prend note également de leur décision de verser une avance aux planteurs de 10 euros par tonne de canne qui aurait due être livrée, et d’étudier l’impact de l’interruption de campagne sur la perte de richesse et de revenu des planteurs. 
 
Le Préfet a été informé dès jeudi 10 septembre de l’accord survenu au sein du bureau de l’interprofession, grâce à l’intervention du président de la Chambre d’Agriculture Jean-Yves MINATCHY, accord selon lequel l’avance sera remboursable par les planteurs en fin de campagne.
 
Dans ce contexte de responsabilité et de solidarité interprofessionnelle, le Préfet de la Réunion, Pierre-Henry Maccioni, confirme que l’acompte de l’aide de l’État à la production de canne sera versé dès les premiers jours d’octobre.

L’interruption de la campagne sera sans incidence sur le montant de cet acompte et aucun planteur ne subira un préjudice lors de son versement. Ceci est rendu possible grâce aux dispositions nouvelles de l’article 15 de la convention canne 2006-2015 qui montre une nouvelle fois son efficacité et son caractère novateur pour faire face à toutes les situations.
 
Il n’est bien évidemment pas possible de laisser quelques planteurs isolés remettre en cause l’efficacité des accords interprofessionnels par le blocage de plateformes alors que chaque jour de récolte compte plus que jamais. Chaque fois que l’occasion lui en sera donnée, l’État garantira aux planteurs et aux
industriels les conditions de la liberté du travail et de la bonne mise en œuvre des décisions prises à une large majorité."
Vendredi 11 Septembre 2009 - 10:35
Melanie Roddier
Lu 1431 fois




1.Posté par prc le 11/09/2009 13:08
La canne à sucre c'est magnifique, mais importer quasiment toute la nourriture, qui pourrait être certainement être produite sur l'île, cela paraît absurde et pas très rassurant pour l'avenir ; à moins d'inventer des recettes de soupe ou de carry à la canne à sucre...

2.Posté par Garou le 11/09/2009 21:58
La canne la plus chère du monde; appelez le Guiness ! ^^

3.Posté par Jeff le 12/09/2009 16:45
C'est une bonne décision, et sans démagogie les petits planteurs le mérite bien. On est en droit de penser que la canne n'a pas beaucoup d'avenir surtout pour les petits planteurs car l'avenir de leur plantation n'est pas assuré. Dans les générations à venir, qui voudra encore prendre le sabre à canne pour exploiter l'héritage de leurs parents?

N'oublions pas que la plupart de ses planteurs sont issus d'anciens esclaves, à qui les maîtres avaient cédés (quelle grande bonté, ils avaient ces gens là) des bouts de terrains à défricher souvent très difficile d'accès qui ne permettent pas un accès facile à tous engins agricoles. Ils ont eu du courage car ils l'ont fait et continue à le faire.

N'oublions jamais que les fortunes des grands propriétaires de la Réunion, c'est faite à la sueur et au sang des esclaves sur des immenses terrains cédés par le Roi pour quelques Louis dans le meilleur des cas. De toute façon la détermination de la surface n'avait aucune importance. Qui s'en serait soucier il y a deux à trois siècles, sinon ceux qui étaient en mesure de "s'approprier" les terrains? Ceci a permis à ses propriétaires et à leurs descendants de faire fortune en utilisant des esclaves pour rendre des terres incultivables, cultivables, pour d'abord planter du café, puis de la canne et maintenant pour certains de faire viabiliser leurs terrains pour en faire un produit foncier. Certains vont jusqu'à s'en vanter en prévoyant que quelques générations de leur famille profiteront des terrains qui devraient devenir constructibles avec le temps.

Oui, il faut augmenter d'urgence l'agriculture vivriére pour donner une perspective à ces planteurs et à la Réunion.

Elle est pas belle la vie?

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 2 Décembre 2016 - 17:47 La Réunion monte à bord du Train des Outre-mer

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales