Société

Kélonia relâche cinq tortues arrivées dans un mauvais état

L'année commence par de bonnes nouvelles pour l’observatoire des tortues marines, le centre Kélonia de Saint-Leu. Cinq tortues vont être relâchées dans quelques jours. Un vrai succès pour le centre qui, outre l'étude des différentes espèces de la zone, rétablit aussi les tortues arrivées accidentées par des hélices ou se retrouvant prise avec un hameçon.


Une tortue de type Eretmochelys imbricata prise enn photo dans un des bassins de Kélonia (crédit photo : Alexandra Guignard)
Une tortue de type Eretmochelys imbricata prise enn photo dans un des bassins de Kélonia (crédit photo : Alexandra Guignard)
 
Leurs histoires se ressemblent toutes et jettent la lumière sur les bons réflexes de pêcheurs consciencieux. "Elles nous sont toutes arrivées par des pêcheurs. La plupart ont été prises accidentellement dans des filets", admet Muriel Douyère de Kélonia.

En fonction de l'état de l'animal à son arrivée, il est pris en charge par le centre et reste entre quelques mois à un an. "L'important pour nous est de réduire au maximum leur passage dans nos bassins", explique-t-elle.

Le lâché de tortues qui a lieu dans quelques jours est un événement pour le centre, qui en moyenne, n'en libère que cinq, voire 10 par an, en fonction des événements. "Il n'y a pas de moyenne", reconnaît le centre Kélonia qui prend en charge ces soins grâce aux entrées de billetterie et les ventes de sa boutique.

Entre le 16 et le 20 janvier, les lâchés se feront progressivement. Ce lâché regroupé sur une courte période n'a aucune signification particulière, avoue Muriel Douyère. Mais avant de regagner leur élément naturel, des dernières prises de sang sur les tortues seront effectuées. Histoire de s'assurer de leur parfaite santé.

Pour assister à ces moments forts pour le centre, qui s'est attaché à ces tortues, seules 10 places sont disponibles sur le bateau (puisque les lâchés se font non pas près du rivage mais au large). "Il faut être le moins nombreux possible pour ne pas effrayer l'animal mais il est demandé une petite participation financière pour monter à bord", complète Muriel Douyère. En espérant que les anciennes pensionnaires reviennent dans les eaux chaudes de notre côte Ouest comme cela a pu être constaté dans le passé.  
Mardi 10 Janvier 2012 - 14:00
ludovic.grondin@zinfos974.com
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