Société

Julie Sidiot: "Mon travail m'a permis de faire face aux adversités de ma vie de couple"

A l'occasion de la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars, la rédaction de Zinfos974 vous propose, chaque jour jusqu'à la date anniversaire, le portrait d'une personnalité locale, personnalité du fait de son engagement ou de son parcours.

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de la galanterie ! Encore moins la Saint Valentin, ni la fête des mères ou des grands-mères. Surtout pas la Sainte Catherine. Et ce n’est pas la peine d’offrir des fleurs, une robe ou des bricoles aux femmes de votre entourage. La journée internationale de la femme est destinée à valoriser cette autre moitié de l’humanité qui porte le ciel (dixit Mao Tsé Toung) en mettant en avant la parité, l’égalité pour toutes les femmes.

Il était curieux de connaître l’avis de quelques femmes sur leur place dans la société actuelle et les évolutions en matière d’égalité. Quatre femmes actives et qui s’activent sur les réseaux sociaux, ont bien voulu répondre sans ambages aux questions de Zinfos. Des femmes qui permettent à d’autres femmes de pouvoir s’identifier.

Julie Sidiot, qui êtes-vous?


Julie Sidiot: "Mon travail m'a permis de faire face aux adversités de ma vie de couple"
Deux garçons de 16 et 18 ans, bien élevés. Trois boutiques de lingerie haut de gamme et un tempérament de 100.000 volts, Julie Sidiot n’a pas à rougir de son parcours depuis qu’elle s’est jetée dans l’eau de la vie. Lorsqu’elle regarde dans le rétroviseur de son existence, elle en est fière. Sa vision sur la journée de la femme est l’occasion de mieux la connaître.
 
Pensez-vous que la journée de la femme a encore sa raison d’être ?

Pour moi cette journée a sa raison d’être. Elle a le mérite de mettre en lumière les femmes, leurs activités ici et à travers le monde. Les femmes prennent de plus en plus leur autonomie dans la sphère publique et privée. Autour de moi, il y a beaucoup de femmes battantes même si elles ne travaillent pas à l’extérieur. Cette manifestation est nécessaire pour mettre en avant des thématiques qui sont très peu abordées. C’est rageant de voir dans certains pays que les femmes ne peuvent pas conduire. Ou encore celles qui subissent les "mariages arrangés" ou encore des viols collectifs comme on en voit en Inde. Les réseaux sociaux sont un super relais pour les femmes. Elles ont l’occasion de voir ce qui se passe dans d’autres pays et c’est une petite révolution de savoir qu’en dix secondes, la planète est au courant de ce qui peut se passer à travers le monde.
 
Que répondez-vous à une jeune femme qui a comme projet de vie de se marier, de faire des enfants et surtout ne pas travailler ?
 
Je lui répondrais que c’est un véritable suicide ! Le mariage est devenu un lien fragile. Miser sur une émotion, des sentiments, ce n’est pas chose facile tout au long d’une vie ; avec toutes les protections qui existent pour les femmes comme pour les hommes, un enfant n’est plus "un accident" !
Chaque personne (femme, homme) est destinée à faire quelque chose, à avoir un centre d’intérêt. Mon épanouissement passe par mon travail et l’éducation de mes enfants, l’un ne va pas sans l’autre. Lors de mon divorce, il a fallu que je mette les bouchées doubles au niveau professionnel. Je n’ai pas baissé les bras. Il y a plus de femmes que d’hommes qui se retrouvent seules avec des enfants. Les hommes ont tendance à faire l’autruche face à la présence des enfants, à leur éducation. Une femme qui ne travaille pas, qui mise tout sur l’affectif, je respecterais son choix mais avec un doute. Quant à moi mon travail m’a permis de faire face aux adversités de ma vie de couple. Le contraire est possible aussi mais à notre époque la solidité du mariage est à la dérive.

Est-ce que l’homoparentalité est une nouvelle forme de famille ?
 
Tant qu’il va de l’intérêt, du bonheur d’un enfant pourquoi un couple homosexuel n’aurait pas les mêmes droits que les autres couples ? Il y va de l’épanouissement, du bien-être de l’enfant. Parallèlement, je comprends qu’il y ait des personnes qui soient contre. Nous avons de la chance d’être dans une société où chacun est libre de ses opinions.
 
Avez-vous du faire des choix entre enfants et carrières ?
 
Tout est venu naturellement. J’ai commencé à travailler à l’âge de 17 ans. Mon père avait des doutes dans le choix de mon commerce de sous-vêtements, il m’a tout de même laisser faire. Depuis, je suis dans le tourbillon de la vie. Le mariage, les enfants, l’entreprise, tout s’est construit au fil des années. Je suis opérationnelle 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Avec le temps, il m’arrive d’avoir envie de me poser, d’avoir des espaces bien à moi. Les soucis au quotidien, le travail, les enfants, m’empêchent parfois de penser à la femme que je suis mais je ne suis pas du genre à pleurer sur mon sort. Je retrousse mes manches et je vais de l’avant. Rien ne m’arrête et je ne veux rien lâcher. C’est mon tempérament.

Qu’est-ce que vous voulez transmettre à vos futures éventuelles petites-filles ?
 
De profiter de la vie et de garder la notion de respect de soi. Un respect qui a tendance à se perdre. Les réseaux sociaux sont des éléments qui ont facilité nos vies mais il y a le revers de la médaille. Aujourd’hui même lors des repas de familles on garde nos téléphones à portée de mains, on se texte, on s’isole pour appeler. Cela entrave les dialogues, les rencontres de visu. Il faut être plus fort que cette nouvelle technique, se préserver des espaces où les écrans sont éteints. Les discussions lors des tête-à-tête et des réunions de famille doivent reprendre le dessus.
Mardi 4 Mars 2014 - 14:00
Gilette Aho
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1.Posté par Blablabla le 04/03/2014 14:12
la vie avec une "femme" comme elle, ça doit pas être tous les jours rigolade et cotillons ......cooooollll ma poule, la vie ne dure qu'un temps.....

2.Posté par mwinmidike le 04/03/2014 14:52 (depuis mobile)
"Quant à moi mon travail m’a permis de faire face aux adversités de ma vie de couple." Elle ne dit pas si ce n''est pas le travail qui a perdu le couple. Il ne faut pas confondre les causes et les conséquences. Son discours fait froid dans le dos.

3.Posté par ti yab dé ho le 04/03/2014 15:13
Alors comme ça une femme qui se marierait sans avoir de travail sont des candidates au suicide.
Merci de votre point de vue. Pourquoi la femme devrait travailler si elle ne veut pas ou ne peux pas.
Etre mère au foyer c'est le diplôme le plus valorisant que je connaisse. Et, croyez en mon expérience de formateur ce diplôme là vaut plus que tout.
Vous êtes à côté de la plaque. Les homosexuels n'ont pas besoin de mariage. Peu en demandent et ils veulent (ou elles ) vivre comme ils sont et ne demandent rien aux autres.
Le mariage, c'est un homme et une femme. Tout le reste n'est que de .....

4.Posté par noe le 04/03/2014 15:58
Un femme qui bosse !
Une femme responsable !
Une femme que les hommes doivent respecter !

Vive la FEMME !
Parfois je me demande pourquoi certains préfèrent l'homme ?

5.Posté par noe2 le 04/03/2014 16:07
Ce TOC envers le non-respect des femmes doit être la "Cyclothymie"

Ce trouble de l’humeur se traduit par des périodes d’humeur élevée et d’humeur dépressive. Ces changements, souvent brusques, se font de façon cyclique et non régulière. Ils ont des répercussions non négligeables sur la personne atteinte de ces variations, tant sur le plan personnel, familial, social que professionnel.
Cette instabilité de l’humeur est considérée comme une forme légère des troubles bipolaires. Ce n’est que dans ses formes extrêmes que l’on parle de pathologie.....
Avis aux mecs violents envers les femmes !
Soignez-vous !

6.Posté par Paul Joseph (St Gilles) le 04/03/2014 17:34
Issue d'une honorable et aimante famille de commerçants de Cilaos,Julie Sidiot a su se faire un "prénom/nom" en menant à bien son projet commercial et ce malgré toutes les difficultés rencontrées.
Et,c'est fort bien de noter ses qualités professionnelles ainsi que son éthique/son sens des valeurs qui renforcent sa personnalité.
Chapeau bas !

7.Posté par Candide le 04/03/2014 17:35
Il faut effectivement faire la différence entre causes et conséquences. Beaucoup de femmes s'investissent beaucoup (trop ?) dans leur travail, sans doute parce qu'en tant que femme, elles doivent faire plus pour prouver leurs qualités (c'est un des travers de notre société). Mais parfois, c'est la vie de famille qui en souffre, car les priorités ne sont plus les mêmes. Et puis, une fois les enfants nés, elles finissent par se convaincre que l'homme n'est plus si nécessaire. Et c'est bien le drame de notre époque.

8.Posté par Que diable ! le 04/03/2014 17:37
Quel discours ! Je ne sais rien de cette dame, mais à la lecture de son intervention, dois je comprendre que sa vie d'épouse est passablement ratée ... si tel est le cas, je lui souhaite d'avoir réussi sa vie de mère, d'entrepreneuse, d'amante .

9.Posté par môvélang le 04/03/2014 23:36
"""""Qu’est-ce que vous voulez transmettre à vos futures éventuelles petites-filles ?

De profiter de la vie et de garder la notion de respect de soi.""" et surtout si ces homos sont des clients potentiels !

10.Posté par A mon avis le 05/03/2014 13:23
@ post 1 ; @ post 2 ; @ post 3 ; @post 7 ; @post 8 ; @ post 9 ; les machistes et/ou homophobes sortent du bois à la moindre manifestation de liberté de la femme, ou plus simplement d'égalité homme-femme. C'est tout de même étonnant d'être choqué par l' EGALITE ?

Et pour aller dans le sens de @ post 6, que l'on ne peut qu'approuver, tout est dit dans les deux phrases suivantes de Julie Sidiot :

"Une femme qui ne travaille pas, qui mise tout sur l’affectif, je respecterais son choix mais avec un doute. Quant à moi mon travail m’a permis de faire face aux adversités de ma vie de couple."

"...pourquoi un couple homosexuel n’aurait pas les mêmes droits que les autres couples ? Il y va de l’épanouissement, du bien-être de l’enfant. Parallèlement, je comprends qu’il y ait des personnes qui soient contre. Nous avons de la chance d’être dans une société où chacun est libre de ses opinions."

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