La journée mondiale du refus de la misère, célébrée ce mercredi, fête son 25ème anniversaire. Et selon les derniers chiffres de l'Insee, la pauvreté a atteint en France son plus haut niveau depuis 1997. En 2010, plus de 8,6 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 964 euros par mois, et plus de la moitié d'entre elles vivaient avec moins de 781 euros par mois. Du côté du logement, la Fondation Abbé-Pierre assure qu'il y aurait plus de 3,6 millions de personnes mal-logées.
Dans un communiqué de la CGT paru hier, le syndicat affirme que "les situations de pauvreté ne sont en rien la conséquence d'une fatalité mais résultent de choix politiques, économiques et sociaux bien identifiés".
Une marche se tiendra aujourd'hui à Paris, de la Pitié Salpêtrière jusqu'au Trocadéro, sur le parvis des Droits de l'Homme. L'association ATD-Quart Monde, acteur-clé de cette marche, indique que "la misère est une violence dans tous les registres : refus de certains droits, séparations entre enfants et parents, échec scolaire. L'origine sociale est une discrimination qui n'est pas reconnue. On ne renvoie les pauvres qu'à leur échecs, sans voir leur combat permanent, leur énergie pour survivre et élever leurs enfants".
















