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Journée de la femme le 8 mars: "Sept femmes pour demain", Monique Orphée

La vie politique réunionnaise se féminise. Ouf ! Ce n’était pas trop tôt ! La rédaction de Zinfos en a sélectionné sept. Sept femmes qui émergent de tous les partis confondus à la Réunion. Elles sont associées à la dynamique économique, sociale ou culturelle de l’île, jusqu’à maintenant réservée aux hommes. Elles se sont investies pleinement dans les décisions régionales, départementales, communales et politiques tout en étant mère au foyer, épouse et professionnelle. Elles sont décidées à faire entendre leurs voix, leurs idées. Elles livrent à tour de rôle leurs opinions féminines et féministes. En attendant la journée internationale de la femme le 8 mars prochain, Zinfos vous dévoile chaque jour "une femme politique de demain".


MONIQUE ORPHEE – Conseillère municipale à la mairie de Saint Denis et Conseillère Régionale. Candidate à l’élection législative dans la sixième circonscription
MONIQUE ORPHEE – Conseillère municipale à la mairie de Saint Denis et Conseillère Régionale. Candidate à l’élection législative dans la sixième circonscription
MONIQUE ORPHEE – Conseillère municipale à la mairie de Saint Denis et Conseillère Régionale. Candidate à l’élection législative dans la sixième circonscription

On constate ces dernières années, un regain d’intérêt des mouvements féministes (à la Réunion comme en métropole) : il y a « femmes 974 », « Ni putes, ni soumises », « femmes solidaires » etc... D’après vous pourquoi le féminisme est toujours d’actualité ?

Le combat doit se poursuivre tant que l’égalité notamment professionnelle entre hommes et femmes n’est pas encore réalisée. Les associations et les mouvements féministes font un travail primordial de sensibilisation, de prévention. Les décideurs locaux doivent absolument prendre le problème à bras le corps et participer activement à ce travail. Malgré quelques avancées, les discriminations restent criantes. L’augmentation des violences faites aux femmes, le harcèlement au travail, de plus en plus de femmes touchées par la précarité sont autant de problématiques que nous devons tous combattre.


Pensez vous que c’est difficile pour une femme de concilier vie professionnelle et vie privée ?

Pour certaines, l’épanouissement passe par une réalisation professionnelle. Il faut respecter tous les choix : Celui d’être mère au foyer comme celui d’être une maman qui travaille. Une femme épanouie rayonne sur l’ensemble de sa famille, ses enfants, son conjoint. Pour atteindre cet idéal il faut un réel partage des responsabilités, un aménagement du temps de travail si nécessaire, ou encore des structures d’aide pour que les femmes puissent prendre en main leur carrière professionnelle avec sérénité.


Quand vous étiez petite fille, vous aviez conscience d’un statut différent entre l’homme et la femme

Ayant été éduquée dans un milieu catholique et stricte, la différence entre les hommes et les femmes était très visible. Cette différence de statut, je l’ai vécu pleinement. Avec le temps, ce vécu m’a beaucoup aidé à comprendre l’origine des différences dans les familles et surtout sa transmission de génération en génération.


Pensez-vous que la femme est seule responsable de l’image qu’elle véhicule à travers les médias ?

Clairement non ! A l’heure actuelle, l’importance et la puissance des images et des médias sont telles que la lutte n’est pas équitable. Le combat pour une image de la femme digne est donc très difficile.
Chacun peut contribuer à l’évolution des mentalités ! Ce n’est pas admissible qu’en 2012, nous soyons encore et toujours obligés d’utiliser l’image d’une femme pour vanter les mérites des produits de consommation.


Qu’est ce que votre mère vous a transmis ?

Au delà d’une éducation stricte, ma mère m’a surtout transmis le goût de l’indépendance, de l’effort, du travail et de la persévérance. C’est grâce à cela que j’ai aussi pu me construire en tant que femme indépendante et solide !
Le respect et l’amour de l’autre sont également des valeurs qui étaient très importante chez moi.
Mardi 6 Mars 2012 - 14:19
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1.Posté par ninine le 06/03/2012 15:33

Oui, continue ton travail sur le terrain et nous va don à ou in cod min pou que deux madame y réprésant la Réunion à l'assemblée Nationale. VIVE LES FEMMES, Vive lo Kafrine

2.Posté par jason bourne le 06/03/2012 15:37

ce combat est très louable

A st-paul il y a des banderoles plastifiées immenses un peu partout dans la ville quel est le budget de cet manifestation qui paye st-paul ou l'ufr ???

il y a donc de l'argent à st-paul !!

3.Posté par Thierry le 06/03/2012 16:27

POUR le partage des tâches ménagères .... NON NON NON.... il y a les femmes de ménages .....

ZUT "femme de ménage" ... ça va faire raler, mais... "homme de ménage" ça fait Bizarre .....

Je vais essayer ... Je vais donner mes caleçons à laver à mon "homme de ménage" ..... EUHHHH !!!! ça fout les boules au raccourci .... TOUT COMPTE FAIt ...je vais être POUR le partage des tâches ....

4.Posté par eugene de la martiniere le 06/03/2012 17:17

Désolé je fais partie de ceux qui pensent que les femmes devraient s'occuper des enfants et du loyer.Il y' aurait moins de délinquance car les enfants ne seraient pas livrés à eux mêmes et en plus il y' aurait plus de foyer avec des salaires confortables.Donc les gens seraient plus heureux .Je sais ça choque mais je crois qu'une femme doit avant se faire enfanter et s'occuper des enfants ( la procréation c'est sion role principal)

5.Posté par Baudrillard le 06/03/2012 18:07

Pour info cette analyse de Baudrillard. Commment en faire son profit et le profit tant de la causse des femmes que dans celle des jeunes
On donne à consommer de la Femme aux femmes, des Jeunes aux jeunes, et, dans cette émancipation formelle et narcissique, on réussit à conjurer leur libération réelle. Ou encore : en assignant les Jeunes à la Révolte ("Jeunes = Révolte") on fait d'une pierre deux coups : on conjure la révolte diffuse dans toute la société en l'affectant à une catégorie particulière, et on neutralise cette catégorie en la circonscrivant dans un rôle particulier : la révolte. Admirable cercle vicieux de l'"émancipation" dirigée, qu'on retrouve pour la femme : en confondant la femme et la libération sexuelle, on les neutralise l'une par l'autre. La femme se "consomme" à travers la libération sexuelle, la libération sexuelle se "consomme" à travers la femme. Ce n'est pas là un jeu de mots. Un des mécanismes fondamentaux de la consommation est cette autonomisation formelle de groupes, de classes, de castes (et de l'individu) à partir de et grâce à l'autonomisation formelle de systèmes de signes et de rôles."
Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 21

6.Posté par L''''''''Ardechoise le 06/03/2012 18:27

Eh bé vaï ! le 4.
D'abord une grosse bourde : "les femmes devraient s'occuper des enfants et du LOYER".....................
Puis un discours machiste à souhait, genre bobo-catho-zozo.
"une femme doit avant tout se faire enfanter", jolie façon oh combien hypocrite de dire pour se faire sauter !
Dire qu'il y a encore des mecs pour tenir des discours pareils en 2012, c'est triste et bête à pleurer.

7.Posté par Caton2 le 06/03/2012 21:00

6. Pas d’accord l’Ardéchoise. Moi je trouve qu’Eugène est un bon parti. D’abord il est bien né (eu-gène), et puis il ne rechigne pas à laisser sa femme payer le loyer, pourvu qu’elle récolte le fric à domicile, sans s’éloigner des enfants. Comme il le dit à demi mot (il est pudique le Eugène), du moment qu’elle procrée, peu importe le « sion ».

8.Posté par hervet le 06/03/2012 21:00

Ils ne sont pas d'aujourd'hui les "zozos " qui devraient faire honte à Eugene
!"Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme le droit de la femme."
Victor Hugo - 1802-1885 - Actes et Paroles

"Non la femme n'est pas une chose, un pur réceptacle. Elle pétrit son enfant de ses sentiments et de ses idées comme de sa chair ; esclave, elle ne peut créer que des esclaves."
André Léo - 1824-1900 - La Femme et les Moeurs, 1869
Il y a encore des progres à faire et desx livres à lire sur mla situation des enfants au 19eme siecle


9.Posté par L''''''''Ardechoise le 06/03/2012 22:25

A 7 : Eugène ayant un gros problème avec les femmes et son clavier serait plutôt " de la pétaudière"...

10.Posté par Caton2 le 06/03/2012 23:40

6.8. Ne soyez pas étonnés des conceptions de Monsieur Eugène de La Martinière!

L’école La Martinière des filles fut créée à Lyon en 1906, et l'inauguration officielle a eu lieu en mai 1907, en présence du président de la République.
Voici son programme et son fonctionnement:
La Martinière des jeunes filles (Ecole professionnelle et ménagère) n'admet que des élèves externes. La durée des études est de trois années. L'enseignement est gratuit, mais les fournitures scolaires sont remboursées trimestriellement par les parents. Les élèves, au nombre de trois cents, sont recrutées par voie de concours et ne sont admises qu'en première année ; elles doivent être âgées de douze ans au moins. L'enseignement se compose d'un enseignement général et ménager, commun à toutes les élèves, et d un enseignement professionnel qui diffère selon les sections. L'enseignement général et ménager comprend les matières suivantes : mathématiques, sciences usuelles, grammaire, histoire, géographie, écriture, économie domestique, hygiène, cuisine, blanchissage, repassage et dégraissage. Les élèves d'une même année travaillent ensemble, le matin, dans les cours de l'enseignement général. L'après-midi les sections sont séparées et constituent alors de véritables ateliers d'apprentissage, organisés de manière à réaliser autant que possible les conditions mêmes de la pratique. L enseignement professionnel comprend trois sections : Commerce, — Confection, — Broderie. En se faisant inscrire, les élèves doivent opter pour l'une de ces trois sections. Tous les cours sont obligatoires ; aucune élève n'est admise à suivre les cours généraux sans suivre, en même temps, l'enseignement professionnel de l'une des trois sections. Les examens de sortie ont lieu à la fin de la troisième année d'études, et donnent lieu à la délivrance de diplômes de première et de deuxième classe. Les élèves diplômées sont placées par les soins de l'administration.

Pour l'administration de l'école des filles, le directeur de la Martinière est assisté d'une sous-directrice. La sous-directrice ainsi que le personnel des deux écoles sont nommés par la commission administrative. Le directeur de la Martinière est nommé par le maire de Lyon, conformément aux dispositions de l'ordonnance de 1831.

11.Posté par papapio, ni macro ni géniteur payeur le 07/03/2012 09:04

Ce n’est pas admissible qu’en 2012, nous soyons encore et toujours obligés d’utiliser l’image d’une femme pour vanter les mérites des produits de consommation.......
Comme il n'est pas admissible qu'en 2012 , 56 ans après le droit de vote légitime des Femmes, celles ci n'en soient pas encore au partage de l'éducation des Enfants...
90% des Enfants et Pères déboutés de l'application des lois paritaires éducatives sous VOTRE SILENCE COMPLICE.... et tout en continuant a crier a la parité, mais SAUF POUR L’ESSENTIEL...

n'est ce pas ? vôtre discours change en fonction de vos interlocuteurs ?
Un homme: vous comprenez et désapprouvez le massacre injuste
une Femme vous criez a la parité sans contrepartie juste...

Archtung ! vous commencez a être un paquet de femmes sur le créneau de la ménagère...

12.Posté par vieux zo le 07/03/2012 10:43

la femme doit travaillé tout comme l'homme !
Et si y a plus personne pour s'occuper de leur zenfant, la télé est la pour les instruire (merci TF1 et M6 pour votre aide). et Pour ceux qui n'ont pas la télé, il y a la rue, le zamal, la drogue et l'alcool.
Mon dieu bénissez la télé, le zamal et la drogue !!!
dès l'âge de 2 ans un enfant est très autonome, il peut faire le ménage, la cuisine.
Si le père et la mère travail c'est surtout pour avoir plus d'argent (donc Argent > ses propres enfants).

Et dire qu'avant grand père était le seul à partir au travail alors que grand mère été avec ses enfants à la maison, au marché, avec les voisines.. pfff mes grand parents n'ont vraiment rien compris de la vie...
Il n'y a que la Télé et la rue pour apprendre à nos enfants le respect, la politesse et l’honnêteté.

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