Société

Journée de la femme: La parole est à... Maya Césari

8 mars 2013 : Journée internationale des droits de la femme. Comme partout ailleurs, les femmes réunionnaises se souviendront, se mobiliseront, célébreront le courage, l’audace et le combat des femmes du monde entier. Tout comme l’année dernière, nous avons rencontré sept femmes. Sept femmes qui entretiennent la flamme de l’espoir, de la volonté et de l’ambition pour… faire avancer le monde.

Maya Césari est conseillère régionale de l’Alliance. Elle est aussi maître de conférences à l’université du Moufia (docteur en biologie moléculaire). Parallèlement elle est présidente de l’association « les petits débrouillards ». Pour elle il est important de sensibiliser les enfants à la science en attendant d’adhérer à un projet pour sortir La Réunion de la crise sociale et humaine.


Journée de la femme: La parole est à... Maya Césari
Qu’est-ce qui a motivé votre engagement politique ?
Enfant, j’ai été élevée par une mère militante. J’ai évolué dans un univers de manifestations, de porte à porte, de débats menés sur les inégalités quelles qu’elles soient. J’ai vécu à Madagascar, là-bas, j’ai découvert d’autres formes d’inégalités. Par la suite, lors de mes études supérieures en France, j’ai été confrontée aux différences faites entre Réunionnais et métropolitains. Ce chemin de vie m’a motivé, donné l’envie de m’engager non pas en politique mais de participer au développement de mon île à travers mon métier. Lorsque Paul Vergès m’a proposé d’être sur la liste des régionales en 2003, sans être dans un parti politique, j’ai dit oui parce que cela me correspondait.

Avez-vous l’impression que la place des femmes a évolué en politique à La Réunion ?
Il reste encore un très long chemin à parcourir.  La place des femmes a évolué de manière superficielle parce que la loi l’a voulu ainsi. Les quelques femmes qui sont en place ne sont pas là d’une manière spontanée et désirée, c’est en quelque sorte une place obligée. Il faut que cela devienne naturel. La représentation féminine est encore très faible, elle est à mes yeux comme d’autres représentations minoritaires, ethniques ou handicapés. Pourtant, statistiquement, nous sommes aussi importantes que les hommes ; le pouvoir devrait être partagé logiquement. Autant de femmes que d’hommes. Il en va de même pour dans le public comme dans le privé.  

Pensez-vous que les femmes font de la politique autrement ?
Il ne faut pas généraliser et tomber dans un piège réducteur. Il y a autant de personnes brillantes chez les hommes comme chez les femmes. Il suffit de leurs donner l’opportunité. Ne pas permettre aux femmes d’exister en politique, c’est se priver d’un vivier essentiel.

Vous définiriez-vous comme féministe ?
Il existe encore de nombreuses inégalités hommes/femmes à travers le monde et ce dans tous les niveaux de la société. Cela passe de la famille, à l’éducation, au travail, dans les médias etc.
Moi-même en tant que mère, il m’est difficile de donner un modèle précis à mes enfants : le monde de l’image (tv, presse, internet) renvoie nos enfants vers des modèles très réducteurs : l’ambition pour les garçons, le respect pour la fille. Comment dans ce contexte, les jeunes filles et les jeunes garçons peuvent se projeter, s’émanciper ?  Une dose de féminisme ne peut être que bénéfique.

Quand vous étiez enfant, vous aviez conscience d’un statut différent entre l’homme et la femme ?
Très tôt, j’ai pris conscience de l’importance du travail pour une femme (ma mère m’a élevée seule). Et aussi le droit de la liberté, de l’émancipation. Je suis contente d’être une femme, c’est une belle chose que de donner la vie. Pour rien au monde, je ne laisserais ma place. Mais je sais aussi combien c’est difficile la vie d’une femme lorsque l’homme est en défaillance. Toutes les responsabilités : matérielles, financières ou affectives incombent à la femme. La société a un grand rôle à jouer. Il y va du respect des uns envers les autres, des devoirs de chacun. Très peu d’hommes ont compris l’importance de la place de la femme.

Est-ce que l’homoparentalité est une nouvelle forme de famille ?
Cela a toujours existé. Enfant, j’avais une amie, sa mère vivait avec une autre femme. La cellule familiale ne posait aucun problème. La loi permet la prise en considération, la reconnaissance officielle. Faut-il une loi pour permettre le bonheur différent du modèle classique ?
Il existe des esprits très fermés chez les hétérosexuels comme partout ailleurs. C’est une question d’individu ; J’ai tendance à croire qu’un enfant trouve son épanouissement entre deux personnes qui mènent une relation choisie et non obligée.
Vendredi 8 Mars 2013 - 10:36
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1.Posté par Zelian le 08/03/2013 10:17
A croire que la journée de la femme est consacré au femme qui font de la politique arrête un peu avec ça il y a des femmes bien plus nobles et inconnue

2.Posté par Colette le 08/03/2013 14:56
Si j'avais une question à lui poser je lui demanderais (à elle et à bien d'autres aussi) :

Que pensez-vous de cette citation de Colette :

"Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l’homme. Une femme intelligente y renonce".

3.Posté par falcucci pascal le 09/03/2013 06:09


ELLE A RAISON CETTE CHARMANTE FEMME

PASCAL FALUCCCI

4.Posté par GERBE le 10/03/2013 08:27
maya comment peut tu te rependre sur ça que ton temoignage soit interessant ou pas peut importe mais je suis outré par se comportement ta mémoire doit etre sélective mon post sera surement détruit mais au moins...........

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