Société

Journée de la femme: La parole est à... Maguy Doulet

8 mars 2013 : Journée internationale des droits de la femme. Comme partout ailleurs, les femmes réunionnaises se souviendront, se mobiliseront, célébreront le courage, l’audace et le combat des femmes du monde entier. Tout comme l’année dernière, nous avons rencontré sept femmes. Sept femmes qui entretiennent la flamme de l’espoir, de la volonté et de l’ambition pour… faire avancer le monde.

Maguy Doulet n’est pas nouvelle en politique. Elle travaille depuis de longues années dans l’univers clos des alcôves du pouvoir. Dernièrement, elle a sauté le pas en devenant la représentante de l’outre-mer de la France Droite, au sein de l’UMP mouvement lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet.


Journée de la femme: La parole est à... Maguy Doulet
Qu’est-ce qui a motivé votre engagement politique ?

Il existe a plusieurs niveaux en politique, le militantisme, l’adhésion à un parti, la participation à des réunions ou des débats et se présenter à une élection. Pour moi faire de la politique c’est faire passer des idées et aussi contribuer à les réaliser. De plus, j’aime l’organisation, l’animation, la construction. J’ai travaillé de nombreuses années auprès des élus tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale et aussi dans les collectivités territoriales. Cette expérience m’a révélé la nature du travail politique et l’envie de m’investir dans ce domaine pour La Réunion. J’ai eu aussi la chance de rencontrer des personnes avec lesquelles le courant a passé comme l’ex-Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). Je partage son approche, ses idées, sa vision de la politique. Je me suis engagée à ses côtés. C’est une grande source de motivation et d’enthousiasme.
 
Avez-vous l’impression que la place des femmes a évolué en politique à La Réunion ?

Cela tient à l’entrée massive de la femme dans le monde du travail. C’est une certitude de dire qu’en politique l’égalité hommes/femmes n’est pas encore la mieux partagée en France, ni en Europe, ni dans le monde. Faire de la politique est particulièrement chronophage et difficile à gérer pour les mères de famille.  A La Réunion, le changement est  plus lent. La  culture progresse moins rapidement que dans d’autres pays ou en métropole.
 
Pensez-vous que les femmes font de la politique autrement ?

Certainement. Leur profil, leur sensibilité, leur pragmatisme ou leur approche des problèmes sont différents de chez les hommes, même s’il ne faut pas exagérer les différences. Par exemple, on met souvent en regard le rationalisme de l’homme face à l’instinct féminin. Les difficultés qu’elles ont pu avoir pour entrer dans le cercle des politiques les ont rendues pugnaces et déterminées. Donc elles s’engagent avec conviction, souvent désintéressées, avec beaucoup d’espoir de faire bouger les choses.  Mais je trouve qu’elles sont encore trop individualistes.
 
Vous définiriez-vous comme féministe ?

Je pense que non, mais ce n’est pas l’avis de mon entourage. Je suis persuadée  qu’il faut porter haut et fort notre message de femmes pour qu’il soit entendu dans un monde longtemps dominé par le pouvoir masculin. Est-ce cela le féminisme ? Si oui, alors je le suis. Si c’est la volonté de remplacer la dictature des hommes par celle des femmes, alors je ne le suis pas. Le  temps des femmes est venu et je ne peux que saluer le combat qui a été mené depuis un demi-siècle par les femmes…féministes !
 
Quand vous étiez enfant, vous aviez conscience d’un statut différent entre l’homme et la femme ?

Issue d’une famille qui comptait 6 garçons, j’ai dû me battre pour exister dès le plus jeune âge. Cela a certainement modelé ma vision du rapport entre hommes et femmes, d’autant qu’à l’époque, le statut du garçon et de la fille n’étaient pas les mêmes. Aujourd’hui les choses ont changé mais ces sentiments vécus il y a longtemps ont certainement laissé des traces.
 
Est-ce que l’homoparentalité est une nouvelle forme de famille ?

Clairement non. La famille est le lieu de procréation et d’éducation. La famille répond à des critères naturels de fécondité que l’homme (au sens générique) ne peut balayer d’une seule volonté d’ordre politique. Si l’égalité des droits sociaux doit être la règle pour toutes les catégories de couple, la notion de famille va bien au-delà et l’orgueil de l’homme ne peut aller jusqu’à changer ce que la nature nous a léguées.
Mardi 5 Mars 2013 - 14:37
G.AHO
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1.Posté par JANUS le 05/03/2013 14:25
" ... les alcôves du Pouvoir ..."

J'ai peur de comprendre ...

2.Posté par jobserve le 05/03/2013 14:56
A peu près d'accord....Bonne chance à vous Madame et bonne fête!

3.Posté par cosette le 05/03/2013 15:58 (depuis mobile)
Respect mesdames dans ce monde de mecs aux lois faites par les hommes

4.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 05/03/2013 18:07
Parler des Droits des Femmes c'est bien et Légitime
Parler de leurs Devoirs le serait aussi, mais la, silence habituel...
La ministre de la Justice elle, l'a pourtant osé en rappelant les Femmes a leur devoir de partage d'éducation des Enfants... Vous n'auriez pas du rater le coche, enfin, si vous étiez si rattachée que cela aux notions de VRAIE ÉGALITÉ Hommes Femmes... Bref, pas mieux...

5.Posté par nonturate le 05/03/2013 23:28
Au fait quoué y devient ce Alain???

6.Posté par Coremase le 06/03/2013 00:07
Post 1
Vous avez raison, on a tout compris!

7.Posté par chomeur le 06/03/2013 04:54
signé G. Aho : la soeur de l'invitée... Mdr

8.Posté par AHO le 07/03/2013 00:08
MAGUY DOULET N EST PAS MA SOEUR.

9.Posté par om le 08/03/2013 07:18
ouais pour une fois je vous donne raison ,vive les femmes reunionnaises!!!!!!!!!!!!

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