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Johny Michel, un syndicaliste "de terrain" à la tête de Solidaires


Johny Michel, le 21 novembre 2013
Johny Michel, le 21 novembre 2013
Changement à la tête de Solidaires. Johny Michel a été élu le 8 novembre dernier, lors du Congrès du syndicat, délégué régional de Solidaires 974. Il remplace ainsi Jocelyn Cavillot en poste depuis trois ans.

Johny Michel, 44 ans, employé à La Poste depuis 2003 et syndiqué depuis 2005, a grimpé les échelons uns à uns. Il fait ses premières armes à FO avant de rejoindre Sud-PTT en 2008, l'un des syndicats de Solidaires. "Combattre les injustices", tel est le leitmotiv de Johny Michel. Le voici désormais à la tête d'un syndicat dont il souhaite "assurer le changement dans la continuité".

Le délégué régional de Solidaires estime que son syndicat "est bien implanté dans la fonction publique", mais pas assez dans le privé. "Pour beaucoup de gens, Solidaires 974 est un syndicat de fonctionnaires. Ce qui est faux ! Mais je souhaite que notre syndicat aille plus vers le privé tout en gardant son socle dans la fonction publique", souligne Johny Michel. Pour remplir cet objectif, le syndicaliste souhaite appliquer la méthode qu'il affectionne depuis ses débuts dans le "militantisme" : "Je veux aller au coeur du débat, c'est à dire sur le terrain", indique-t-il. 

En terme de "luttes", le combat n'°1 de Solidaires, comme pour les autres syndicats, est le maintien du Bonus Cospar, qui s'achève au 31 décembre 2013 et dont les négociations avec les organisations patronales s'éternisent. "Les salariés, qui ont déjà perdu le RSTA, ne peuvent pas se permettre de subir une nouvelle perte dans leur pouvoir d'achat", estime Johny Michel, qui invite les salariés "à se mobiliser" pour leur pouvoir d'achat. Il sera évidemment de la partie le 29 novembre prochain, lors de la manifestation que l'intersyndicale organise à Saint-Denis.

"Tous les jours, des droits sont supprimés"

Le syndicat entend également peser et participer au débat sur la priorité à l'embauche locale. "Beaucoup de jeunes diplômés ne trouvent pas de travail. A nous de nous demander quels sont les facteurs d'un tel constat". Lui à déjà sa petite idée : "Si je prends l'exemple au niveau de La Poste : elle fait venir des gens de l'extérieur pour occuper des postes de guichetier ou de facteur. C'est vraiment créer de la précarité", s'indigne Johny Michel.

De manière plus globale, le délégué régional de Solidaires a le sentiment que "nous sommes à une période où il faut renouer avec les combats. Le code du travail est en train de se déliter. Tous les jours, des droits acquis sont supprimés", ajoute-t-il, estimant que "les combats d'aujourd'hui, nous les menons également pour nos enfants demain. Si on ne fait rien, dans quel monde vivront-ils ?". Vaste question...
Jeudi 21 Novembre 2013 - 18:03
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