Société

Job dating: 25 postes ouverts pour des "conductrices" de bus


Espace Reydellet, le job-dating bat son plein (Photos : Julie Ribeyra)
Espace Reydellet, le job-dating bat son plein (Photos : Julie Ribeyra)
Ce jeudi de 8H à 12H, à l'espace Reydellet du Bas de la Rivière, s'est tenu un job-dating un peu particulier. Réservé uniquement à une vingtaine de candidates ayant effectué une formation dans le domaine du transport de voyageurs.

A l’issue de cette formation, elles deviendront conductrices de bus. 25 embauches étaient prévues à l’issue de cette matinée speed-dating. Les conductrices embauchées travailleront dès la rentrée scolaire du mois d’août, pour l’une des six entreprises de transports de voyageurs présente pour l’occasion.

C'est dans le cadre de la journée de la femme qui a eu lieu le 8 mars et où un atelier d'information au métier de conducteur de bus a été réalisé que Marie-Pierre Savriacouty, 43 ans, a eu un déclic. La femme était mère au foyer de six enfants avant d'effectuer sa formation."La formation a duré trois mois et se terminera le 18 juillet", explique Marie-Pierre.

Trois mois de formation ont été nécessaires .’’Il a fallu passer à nouveau le code si le nôtre a plus de cinq ans’’, ce qui était le cas de Marie-Pierre, afin de se mettre en conformité avec les réglementations actuelles. Au programme : ‘’De la théorie, de la pratique, des manœuvres, des épreuves plateau et des mises en situation sur la route en circulation’’, détaille Marie-Pierre.

‘’J’ai eu envie de passer devant’’

En expliquant ce qui l’a attirée dans la profession, Marie-Pierre a des étoiles plein les yeux et rayonne de cette nouvelle vie active qui s’offrira à elle dans quelque temps. ‘’J’ai eu envie de passer devant. Avant j’étais derrière en tant que passagère’’, déclare-t-elle. Le côté gros véhicule n’est pas innocent dans sa motivation à devenir conductrice de bus, "ça m'a toujours impressionné", indique t-elle, avant d'ajouter :‘’Je me suis toujours demandée pourquoi pas moi, est-ce que j’y arriverais, il s’agit de conduire des gens, ce n’est pas rien, on a aussi leurs vies entre nos mains’’, explique t-elle avec beaucoup de sérénité. Avant d’en arriver là, elle a passé deux entretiens ce matin mais elle ne se fait pas de souci à l’idée de trouver un poste. En effet, ‘’le Pôle Emploi s’est engagé à nous suivre afin que nous ayons une activité", assure-t-elle.

La femme a repris confiance en elle grâce à cette formation. ‘’Je suis devenue quelqu’un d’autre, j’ai plus confiance en moi, moi qui croyais que passé 40 ans la vie était finie’’, avoue t-elle. A travers son expérience, Marie-Pierre souhaite d'ailleurs faire passer un message à d’autres femmes qui n’oseraient pas franchir le pas : ‘’il faut oser’’.

Quant aux craintes qui la traversent concernant son futur métier - " j’ai peur de renverser un piéton ou tomber sur des gens agressifs qui entrent dans le bus’’ - elle ajoute finalement : ‘'Heureusement que maintenant les forces de l’ordre interviennent rapidement’’, explique-t-elle afin de s’ôter toute inquiétude.

Une formation rendue possible grâce au financement du Pôle Emploi et de l'OPCALIA. "Elles sont douze à avoir pu bénéficier du dispositif", expose M. Tardieux, conseiller en formation transport.

Le milieu du transport de voyageurs évolue, ‘’il y a une forte demande des employeurs de créer plus de mixité au sein de leurs équipes, en ayant davantage de femmes qui y travaillent. De plus l’atmosphère dans un cadre mixte est bien meilleure en général‘’, précise Katy Toave, conseillère chargée relations entreprise au Pôle Emploi.

Katy Toave, conseillère Pôle Emploi
Katy Toave, conseillère Pôle Emploi

Marie-Pierre Savriacouty, 43 ans, qui a effectué la formation
Marie-Pierre Savriacouty, 43 ans, qui a effectué la formation

Ce job-dating s'est déroulé à l'Espace Reydellet du Bas de la Rivière de Saint-Denis
Ce job-dating s'est déroulé à l'Espace Reydellet du Bas de la Rivière de Saint-Denis

Des entreprises interrogent les candidates sur leurs motivations.
Des entreprises interrogent les candidates sur leurs motivations.


Jeudi 7 Juillet 2016 - 19:39
Julie Ribeyra
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1.Posté par ??????????? le 08/07/2016 06:52 (depuis mobile)
Où est l''égalité là dedans ???
Pourquoi cet "avantage" sexiste ?
Il y a tout de même un avantage, leur comportement au volant est plus sage que celui de beaucoup de leurs homologues masculin.

2.Posté par cmoin le 08/07/2016 10:16
Elles font ça express pour être au milieux des hommes!!!Elles veulent attiré l’attention sur elles (une femme entouré d'hommes,forcément). C’est la même chose qu'un homme qui fait sage femme pour être entouré de femmes!!!

3.Posté par madibastard le 08/07/2016 15:25
Et bien entendu toute cette farce de mauvais gout n'est pas discriminante pour les hommes...jamais.


Lancez donc un concours de recrutement de caissière ouvert uniquement aux hommes et vous verrez si vous croulez pas sous les procès des féministes et des antiracistes....

4.Posté par pipo le 09/07/2016 07:02
Mon rêve un monde rempli de femmes!

Et les hommes à la couture avec un pet'it Rhun il y a moins de risque comme ça :)


5.Posté par josh le 09/07/2016 08:20
Et le bonhomme qui fait semblant de prendre note et pourtant son bloc note reste fermer.A méditer pour le sérieux......

6.Posté par jean claude payet le 09/07/2016 08:47
cette ile est vraiment maboule.....message au futur conductrice attention au velo....

7.Posté par cloe le 09/07/2016 13:20
post 5 : en effet.

8.Posté par CUT le 09/07/2016 21:08
Et certains jeunes qui n'ont pas cette chance d'avoir une sélection réservée pour être chauffeurs de bus, vont se convertir en "caillasseurs" de bus. On n'est pas sorti de l'auberge !

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