Santé

Jerry Ayan publie "Pourquoi je suis pas un papillon" : Une "solidarité" se crée autour du livre

Jeudi 16 Février 2017 - 16:28

Jerry Ayan a perdu sa fille, il y a cinq ans, emportée par le cancer. Pour pouvoir mettre des mots sur les maux, et surmonter la perte d’Anne-Laure et après trois ans d’écriture, il publie un livre : " Pourquoi je suis pas un papillon ? ". Une question posée par sa fille quelques mois avant de disparaître.

Ce mercredi 15 février, pour la journée internationale du cancer de l’enfant, ce père a livré son témoignage au CHU Félix Guyon. Accompagné de Davy Sicard - qui a interprété pour l’occasion " Papillon ", une chanson écrite pour l’évènement - et Miss Réunion 2016, Ambre N'guyen, il a notamment déclaré : "Hier c’était la Saint-Valentin, aujourd’hui c’est la journée de l’amour de tous les enfants".

A travers son livre et la conférence de presse organisée par le CHU, Jerry Ayan voulait mobiliser pour faire avancer la recherche en oncologie pédiatrique. Lionel Calenge, directeur du CHU, rappelle qu’il y a 2 500 enfants de moins de 18 ans atteints de cancer par an et que 500 d’entre eux meurent chaque année. Cependant, les cancers infantiles représentent moins de 1% des cancers déclarés en France. Les recherches sur ce sujet restent donc au point mort car elles ne sont pas "rentables", déplore Jerry Ayan, "vous imaginez, entendre ça en tant que parent quand son enfant est malade ?".

Des recherches pour l'instant insuffisantes

En effet, les recherches menées actuellement sont essentiellement financées par les dons associatifs. "Sans associations, pas de progrès" , déclare le docteur Yves Reguerre du service pédiatrie. 

Ti Prince Marmailles est l’une de ces associations qui soutient la recherche en oncologie pédiatrique et qui organise des animations pour les enfants hospitalisés. Pour Jacqueline Bourgeat, présidente de l’association, le but principal est de "leur permettre d’être vraiment des enfants, loin des peurs liées à la maladie".

C’est très ému que Jerry Ayan s’aperçoit qu’une "solidarité se crée autour du livre, de la part du corps médical, de la famille et des associations". "Cette solidarité, je la dois en retour", ajoute-t-il.

Pour cela il va reverser une partie des recettes des ventes de son livre à l’association Ti Prince marmailles et à l’institut Curie, qui soigne les enfants malades et effectue des recherches contre le cancer. 

Léa Fleuricourt
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1.Posté par soignant974 le 16/02/2017 19:00

Facile de faire le beau devant les journalistes Monsieur le Directeur ; mais quand en interne on est réduit les moyens de prise en charge pour les patients atteints de Cancer. Quand on expose les patients et soignants à des risques pour des raisons de chiffres, et transférer des fonds dans du matériel obsolète et très peu utilisé, voir pas du tout ..... Si les patients et le grand public savait ce qui trame dans le CHU.

2.Posté par Pierre Balcon le 17/02/2017 20:22

Albert Cohen a dit dans " le livre de ma mère" que les plus grandes douleurs sont des douleurs secrètes !
Et pourquoi mêler Sarkosy , sa fête du 14 juillet annulée et la politiqiue à ce témoignage ,

3.Posté par SO le 18/02/2017 01:12

C'est qui lui, le fils de JJ AYAN?

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