Faits-divers

Je t’aime, tu t’en vas ; je te tape, tu reviens : Une histoire de fous !

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 24 avril 2014.


Je t’aime, tu t’en vas ; je te tape, tu reviens : Une histoire de fous !
On va essayer de faire simple. Si vous ne comprenez pas tout, ce n’est pas grave ; ce fut le cas de tout le monde. Entre coups et blessures, menaces de mort, harcèlements téléphoniques et le jeu de "je t’aime/va t’en/reviens", même Jacques Lougnon y aurait perdu son latin. Au fou !
 
Les personnages d’abord. Jennifer, Maëva et, entre les deux, Dimitri, qui joue un peu les ballons de foot que les deux excitées se renvoient périodiquement. Tous trois autour des 25 ans. Dimitri n’est accusé de rien sinon, peut-être, de s’être fourvoyé dans un nid de guêpes mais on dirait qu’il aime ça.
 
Le cadre : notre bonne ville de Saint-Louis.
 
L’action (accrochez-vous) : Dimitri a d’abord été en concubinage avec Jennifer. Mais ça ne marche pas terrible et il la quitte pour aller en ménage avec Maëva. Ils ont un enfant. Quelques mois plus tard, le couple, qui se chamaille (c’est une litote) de plus en plus, se sépare. Jusque là, on comprend encore. Mais…
 
Que fait notre amoureux dépité ? Oui, vous avez deviné, il s’en retourne habiter avec son ex-ex. Là où ça se complique, c’est quand Jennifer, atteinte de jalousie chronique, soupçonne son ancien-ex et nouveau concubin de continuer à entretenir des relations coupables avec l’autre ex, la volcanique Maëva.
 
Et de se mettre à la harceler de coups de téléphone aussi nombreux qu’importuns. Des appels durant lesquels elle ne dit rien mais c’est l’intention qui compte. Tenez bon, ce n’est pas fini.
 
Un soir, Dimitri vient chez Maëva rendre visite à son gosse. Mais cet irréfléchi emmène aussi dans sa voiture notre préposée au mobile rageur. Que n’a-t-il pas fait là ! Maëva voit rouge, fonce sur son ex et lui assène des coups. Des violences qui se poursuivent quand il est à terre.
 
Des coups auxquels il ne réplique pas car, dit-il bon garçon : "C’est un principe, je ne frappe jamais une femme !" Ce qui est tout à son honneur mais lui vaut de se retrouver au CHSR de Terre-Rouge car la drôlesse a cogné sec : 10 jours d’ITT.
 
L’affaire pourrait s’arrêter là, direz-vous. Ce serait trop facile. Après avoir sérieusement escagassé son ex, Maëva a foncé sur sa rivale et harceleuse, armée d’un solide coutelas de cuisine. Dont elle n’a pas eu le temps de se servir, encore heureux. Sans doute a-t-elle estimé que les menaces de mort vociférées dans le même temps étaient une preuve suffisante de sa bonne volonté.
 
"Pourquoi avez-vous attaqué ces deux personnes", demande la présidente. "Je croyais qu’elles voulaient s’en prendre à moi", croit-on comprendre.

"Comment un enfant peut-il grandir dans une telle atmosphère", s’est interrogée la présidente Corinne Peinaud. Surtout que pour corser le tout, aucun des trois protagonistes ne travaille. Pas de réponse.
 
Maëva porte plainte contre Jennifer pour "appels téléphoniques malveillants et répétés". Jennifer porte plainte contre Maëva pour "menaces de mort matérialisées par un objet (le coutelas, ndlr)". Dimitri porte plainte contre Maëva pour "violences aggravées". Personne n’a porté plainte contre Dimitri, pas même pour "bêtise crasse".
 
Car le plus beau reste à venir et si vous avez une aspirine, c’est le moment où jamais.
 
Depuis janvier dernier, le torchon a encore brûlé entre Jennifer et Dimitri. Qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de se réfugier chez Maëva pour se faire consoler. Réflexion laconique de la présidente : "Un homme battu qui se réfugie chez sa tortionnaire…" Faut avouer…
 
Le procureur, pince-sans-rire, a fustigé "cet imbroglio digne d’une télénovela" qui n’empêche pas une extrême violence malgré tout.
 
Vous avez tout bien suivi ? Alors, pour la route : la fréquence des appels téléphoniques n’a pas baissé, au contraire.
 
A moins que les 300 euros d’amende n’y mettent bon ordre et à moins que les 150 heures de TIG (travaux d’intérêt général) n’apportent le calme dans l’esprit de Maëva, vous pariez combien que l’on peut ajouter : "A suivre…" ?
Vendredi 25 Avril 2014 - 12:38
Jules Bénard
Lu 3910 fois




1.Posté par noe le 25/04/2014 13:47
On vit d'amour et de peines !
C'est la vie !
On la pimente comme on peut !

2.Posté par Mammitu Namu le 25/04/2014 14:25
Laissez tomber ce mec les filles. Il est immature et irresponsable. Pour preuve, il n'a pas d'emploi, ne serait-ce que pour subvenir aux besoins de son enfant. Alors, se disputer pour ce genre de mec, ce n'est pas la peine. Renvoyez le chez sa mère, afin qu'elle lui essuie la goutte de lait qui perle encore à son nez. Il y a quelque part, pour chacune d'entre vous ; un homme qui n'attend que de vous apporter son attention, comme vous lui porterez votre attention dès lors que vous vous détournerez de ce Dimitri.

3.Posté par gros kafrine le 25/04/2014 15:26
effectivement c,est une histoire de fou

4.Posté par S le 25/04/2014 16:52
Ce sont des personnes qui n'ont pas évolué, ce sont des comportements d'ados avec la violence en prime et un enfant au milieu. J'ai juste une chose à dire pauvre enfant.... Est ce que les services sociaux sont systématiquement au courant de ce genre de situation ? Triste.

5.Posté par audrey le 25/04/2014 20:59
les gens qui ont manifester contre l'adoption d'enfant pour les homos ils sont ou? pauvre enfant!!
le mec qui balance de droite a gauche il se fait bien entretenir, si mon homme était comme cela depuis belle lurette je lui aurais donné un bon coup de pied ou il faut!

6.Posté par Frédéric CARMAGNOLE le 25/04/2014 21:19
Mouais, en gros, y a personne pour rattraper l'autre. Quant à la maxime, c'est une femme donc je me laisse totocher...hum, hum, égalité/ action/ réaction, suis désolé, mais je trouve normal de se défendre lorsque quelqu'un , peu importe son sexe et ses liens avec vous, vous attaque et porte atteinte à votre intégrité physique ou à vis à vis de ceux qu vous sont cher, c'est un devoir de se défendre et de défendre ses proches, quitte à y laisser sa vie, mais au moins 'essayer de faire qqch plutôt que rien.

cette histoire est loin d'être finie, a moins de placer l'enfant dans un foyer autres, neutre, dans lequel aucun/aucune de ces personnes n'auraient plus de lien entre eux. Au moins pour l'enfant, car eux, de toute évidence, ça continuera !

7.Posté par moi normal le 29/04/2014 16:12
C'est malheureusement la future société qui se met en place. "Aucun des protagonistes ne travaille"... pourquoi le feraient ils? la caf et pole emploi sont là pour eux. Bien sûr comme ils ne doivent pas se lever le matin pour aller bosser ou faire de savants calculs pour savoir comment ils finirons leur mois avec leur maigre salaire (puisqu'ils auront les bons pour la bouffe ou encore l'aide pour reparer leur s**t toute tuning); ils finissent par ce monter le bourrichon, se faire plein d'histoires dans leur petites tetes. C est la sociétés que nos politiques mettent place par l'assistanat : moins tu bosses, moins tu penses, moins tu es autonome plus NOUS te dirigerons"
Une question : comment paye t elle (Jenifer) tous ce coups de telephone si elle ne bosse pas ?
Une autre : La juge pose une question au sujet de l'enfant... mais concrètement elle fait quoi? Elle le laisse entre sa mere qui sort des coutelas et un père...heu... bin j'ai pas de mots !! Zut ne pas dire de mal d'une juge c'est vrai !!!

8.Posté par Frédéric CARMAGNOLE le 29/04/2014 23:04
Enfants certainement sous le nom de la mère...une ste marie de plus. Le père, si fut-ce t'il être encore digne de ce titre, n'est qu'un géniteur. Une bourse à spermatozoïde au bénéfice de l'API. Oui, c'est notre sie, modèle à suivre et à plébiscité.

En "bas", on donne des cacahuètes financières pour éviter et calmer la misère sociale et prévenir tous débordement sociétal, laissant les gens se débrouillait au black pour conserver leurs acquis sociaux. au milieu, ceux qui bossent mais ne gagnent pas assez pour péter dans la soie, n'ont droits à rien mais doivent tout payer; N'ont pas de cacahuètes alimentaires, mais de toute façon sont tenues par les burnes en raison de leur crédits, de leur droit de grève qui existe mais si tu l'utilises, c'est - tant sur ma misérable paye, donc tu la fermes et reste tranquille.

Et en haut, le très haut de gamme, suffisamment aisé pour snober les deux autres et se mettre à l'abri du besoin.

En somme, les trois ordres sociétal existent toujours, ils ont changé de nom. ce n'est plus la noblesse, le clergé et le tiers états. a la différence, que dés 1789, la révolution fût déjà une révolution bourgeoise au profit de la nouvelle classe commerçante naissante qui voyait en le pouvoir du au liant du sang, un rempart à leur ascension. De nos jours, le système au fond est toujours le même, mais verrouiller.

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