Société

JP. Marchau: "Plages de l'Ouest, chronique d'une mort annoncée"

Lettre ouverte de Jean-Pierre Marchau:


JP. Marchau: "Plages de l'Ouest, chronique d'une mort annoncée"
L’effondrement de l’esplanade surplombant la plage des Roches Noires n’est qu’un nouvel épisode du phénomène d’érosion qui affecte 50 % des côtes réunionnaises et qui semble désormais irréversible du fait d’une artificialisation croissante du littoral réunionnais. L’enrochement auquel la mairie de Saint-Paul a procédé pour parer au plus pressé, est symptomatique de l’étroitesse des marges de manœuvres des élus. On va peut-être freiner l’érosion mais en accentuant l’artificialisation du rivage on le fragilise encore plus et on se condamne à devoir recommencer inlassablement la même opération.

Depuis cinquante ans, la pression exercée par les activités humaines s’est considérablement accrue à La Réunion, plus particulièrement sur le littoral où est concentrée la population. Ce sont d’abord  de grands travaux d’artificialisation qui sont à l’origine des menaces, comme par exemple l’endiguement des ravines, la construction de ports, de digues, de l’aéroport de Gillot et de la route du littoral. Cette dernière doit d’ailleurs être régulièrement consolidée par l’ajout de tétrapodes pour éviter qu’elle ne s’enfonce dans la mer. Toutes ces grandes infrastructures modifient les transferts sédimentaires côtiers et ont comme conséquence indirecte l’érosion de portions du littoral éloignées du lieu de leur construction.

Ainsi au Port, la Pointe des Galets a subi une érosion  de 230 m en 50 ans en raison de la perte des sédiments qui provenaient de la Rivière des Galets et qui sont désormais bloqués par la jetée sud du Port Ouest. Le même phénomène affecte le front de mer de Saint Benoît depuis la construction de la digue du Butor.

Les menaces, ce sont aussi des activités  comme l’extraction d’alluvions dans les rivières ce qui a comme conséquence de limiter l’apport en sédiments ou encore la dégradation des récifs coralliens qui perturbe leurs fonctions régulatrices.

Enfin, le non respect de la loi Littoral s’est traduit par la multiplication des constructions en dur empiétant sur la zone  de stocks sableux qui permettait une régénération naturelle des plages par le mouvement des vagues. Désormais, l’action de la houle a un impact surtout destructeur. La disparition de la plage de Saint-Pierre en face de l’ex gendarmerie en est l’exemple le plus frappant.  Dans le contexte du changement climatique et de l’élévation du niveau des océans, l’avenir des plages réunionnaises est  donc très incertain. A quoi il faut ajouter la menace que fait peser le projet de la nouvelle route du littoral dont une large partie reposera sur deux digues monumentales.

Celles-ci, d’une longueur totale de près de 7 km, auront  100 m de large à la base et une hauteur de 18 m au-dessus de l’océan au lieu de 4 m actuellement ! Elles vont nécessiter près de 22 millions  de tonnes de matériaux, 18 millions de tonnes de remblai et d’enrochements et 4 millions de matériaux alluvionnaires donc l’extraction aura aussi un coût environnemental. Ces digues auront, en dépit des dénégations officielles, des impacts importants sur le littoral dans la mesure où elles vont modifier les transits sédimentaires.

A Maurice, en Thaïlande, de vastes programmes de lutte contre l’érosion des plages sont mis en place, mais comme à La Réunion, il s’agit en général de travaux accentuant l’artificialisation des côtes et qui risquent de s’avérer coûteux, insuffisants, voire contre-productifs. Reste la stratégie du repli des activités humaines, ce qui supposerait une transformation radicale des activités économiques et d’un mode de vie qu’on aurait pu croire immuable.

Jean-Pierre Marchau
Jeudi 17 Janvier 2013 - 14:42
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1.Posté par noe2013 le 17/01/2013 13:59
Vous avez entièrement raison ! J'adhère !

2.Posté par Caton2 le 17/01/2013 14:52
Nouvel avatar du catastrophisme "vert", visant à faire peur pour convaincre. Sauf que... il n'y a aucune étude qui vienne appuyer ce délire pseudo scientifique. Que de la spéculation et du verbiage!

3.Posté par albert muda le 17/01/2013 18:24
évidemment la mairie st-paul des zoreils de st-gilles ne veut que les impôts zéro investissement

résultat une station balnéaire sale à l'abandon .....saint-leu et le sud se frottent les mains !!

4.Posté par franck le 17/01/2013 20:01
'repli des activités humaines' ? il délire
nous sommes sur une ile.
pourquoi pas dire à tout le monde de partir aussi

il aime bien faire dans le catastrophisme
madame soleil...

5.Posté par Caton2 le 17/01/2013 20:43
Ça serait tellement mieux un monde sans hommes! Je propose un suicide collectif pour sauver la planète, mais à une condition... que les écolos donnent d'abord l'exemple. Ça serait tellement bien un monde sans les écolos!

6.Posté par roca le 18/01/2013 07:42
Près de TROU D'EAU, des nouveaux arrivants ont loué 2 maisons "bor de mer" , ont déjà cassé les murs en prévision d'agrandir leur domaine avec des terrasses pour faire du "commerce de plage" (buvette etc...). Ils ont commencé à dégager les patates à duran qui retiennent le sable. Heureusement des gens ont signalé ces dégradations. Rien n'arrête ceux qui ont envie de "faire du fric" facile et rapide en s'installant sur le lagon. Ils n'ont aucune autorisation pour celà, et pourtant....que risquent ils??

7.Posté par John Galt le 18/01/2013 08:50
2.Posté par Caton2 le 17/01/2013 14:52

ce crétin de Marchau voudrait tuer tous les humains pour faire comme les abrutis du parc des haut un sanctuaire

8.Posté par John Galt le 18/01/2013 08:53
1.Posté par noe2013 le 17/01/2013 13:59
cher Noe prenez une corde et allez vous pendre au premier tamarin du coin ou alors faite un saut de l'ange sur le pont vinh san vous rendrez service à Marchau

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