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Les activistes de l'organisation écologique, six femmes et trois hommes âgés de 22 à 60 ans, sont poursuivis pour "violation de locaux professionnels et dégradation et destruction de biens d'utilité publique en réunion". Les neuf intrus sont arrivés peu avant le début de l'audience prévu à 9 heures, accueillis par des "merci" et "bravo" scandés par des dizaines de militants Greenpeace qui clamaient: "la citoyenneté n'est pas un crime".
Les anti-nucléaires encourent une peine de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende. Peine bien plus lourde que les condamnations normalement prévues pour une intrusion sur un site nucléaire, à savoir six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, selon leur avocat Me Alexandre Faro.
Claude Guéanta reconnu des "défaillances"
Cette irruption a été perpétrée dans le but de "faire passer le message que le nucléaire sûr n'existe pas", explique-t-il. Les activistes de l'organisation écologique voulaient pointer les failles de sécurité des centrales nucléaires françaises.
Devant le tribunal, Sofia Majnoni, porte-parole de Greenpeace, a réclamé la "clémence", soulignant qu'"il y a eu reconnaissance d'un dysfonctionnement de la part du gouvernement, puisque François Fillon a demandé en décembre un audit sur la sécurité des centrales". En effet, un mois après les faits, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait reconnu des "défaillances" et profité d'une visite à la centrale nucléaire de Chinon pour annoncer un renforcement des mesures de sécurité dans ces installations.
Le procureur de Troyes, Alex Perrin, a requis quatre à six mois de prison avec sursis à l'encontre des neuf militants de Greenpeace. Le procureur a aussi demandé une peine d'amende comprise entre 1.000 à 1.500 euros pour chacun des prévenus.
















