Municipales 2014

Internet et réseaux sociaux, un enjeu incontournable pour les candidats

Le dernier baromètre social des politiques (réalisé fin janvier par l'Institut régional veille et études, Réuniveille en partenariat avec le Quotidien) montre bien l'importance croissante de la campagne électorale sur internet et les réseaux sociaux. Désormais incontournable pour les candidats, la campagne sur la toile se mène tambour battant. Une manière de toucher un autre type d'électeur, alors que l'abstention s'annonce encore très élevée.


Internet et réseaux sociaux, un enjeu incontournable pour les candidats
C'est un fait, le taux d'équipement en ordinateurs des Réunionnais est de 68% (selon l'étude menée par l'ARCEP en juillet 2013), dont la quasi-totalité est connectée à internet (seulement 16% n'ont pas de connexion). En tout, ce sont plus de 450.000 Réunionnais qui disposent d'un accès internet et passent plus d'une heure par jour à naviguer pour s'informer mais également fréquenter les réseaux sociaux (58% ndlr). En pleine campagne électorale, ces chiffres ne laissent pas insensibles les candidats aux municipales. Plus qu'avant, ils mettent le paquet pour toucher d'autres types d'électeurs en lançant des sites internet, pages Facebook ou encore comptes Twitter.

Un moyen de plus pour capter et amener des électeurs vers les urnes en cette période difficile pour la politique. Lors d'un sondage Ifop réalisé en janvier dernier, près de 35% des électeurs étaient tentés par l'abstention. Preuve indéniable de l'efficacité de la campagne sur internet, le gouvernement a décidé de lancer - cette semaine - un grand plan de lutte contre l'abstention avec le hashtag #Ouijevote sur Twitter, décliné également sur les autres réseaux sociaux et via un site internet, pour sensibiliser un électorat jeune désintéressé par l'enjeu des municipales.

Les candidats réunionnais jouent le jeu sur internet

Mais localement, est-ce que nos politique péi sont à la page ? Oui à en croire les équipes de campagne de plusieurs candidats déclarés pour les municipales réunionnaises. Interrogés sur cette pratique de plus en plus répandue, ces petites mains de l'ombre nous ont expliqué le fonctionnement et l'utilisation des réseaux sociaux ou d'internet en cette période pré-électorale. Si certains se sont mis à la page, contraints et forcés, d'autres, en revanche, utilisent ces nouveaux moyens de communication depuis un moment.

Capture d'écran de la page Facebook de Margaret Robert-Mucy
Capture d'écran de la page Facebook de Margaret Robert-Mucy
"Cela fait un bout de temps que le maire de Sainte-Marie a un compte Facebook. Il a été activé bien avant le début de la campagne des municipales. Son compte Twitter a été créé plus récemment", concède l'équipe de campagne de Jean-Louis Lagourgue, actuel maire de Sainte-Marie et en lice pour sa réélection. "C'était une question de cohérence avec son slogan pour 2014 ciblant la modernité dans la commune", ajoute-t-elle. Dans les faits, qui gère les différents comptes sur Twitter ou encore Facebook ? "Le maire ne peut pas être derrière à chaque fois. Mais il valide tout et répond aux questions. Il y a une interactivité avec les gens qui le suivent. C'est très important", nous explique-t-on. Aujourd'hui, Jean-Louis Lagourgue a une page Facebook qui comptabilise plus de 900 fans et un compte Twitter avec 89 abonnés.

Margaret Robert-Mucy en phase avec son époque

A Saint-Denis, une petite candidate tire son épingle du jeu via internet. Il s'agit de Margaret Robert-Mucy. Très présente sur les réseaux sociaux et Twitter, elle se classe en 10e position du baromètre social des politiques. L'interactivité est son crédo. Vidéos virales de campagne sur YouTube, un compte Twitter avec plus de 300 abonnés et une page Facebook alimentée quotidiennement et qui compte plus de 1.200 fans, la candidate sans étiquette est en phase avec son époque.

Capture d'écran du compte Twitter de Thierry Robert
Capture d'écran du compte Twitter de Thierry Robert
Toujours sur le chef-lieu, le maire de Saint-Denis, Gilbert Annette, et son équipe, ont également saisi l'importance de mener campagne sur internet. "Nous sommes plusieurs à gérer les comptes Twitter, Facebook, blog de campagne et la chaine YouTube du maire de Saint-Denis", explique Estelle Choucair, chargée des relations presse pour Gilbert Annette. Et attention, les équipes ne publient rien sans "l'aval" du maire de Saint-Denis. "On ne fait rien sans qu'il soit au courant", ajoute-t-elle. Gilbert Annette se prend même au jeu et tweete lui-même sur son compte. Le maire de Saint-Denis possède aussi un compte Instagram pour les photos.

Environ 1.500 personnes suivent Gilbert Annette sur Facebook. "On touche plus de monde et le fait d'être sur internet permet de faire circuler l'information là où une conférence de presse ne permet de diffuser qu'une information en 'one shoot'", précise Estelle Choucair. Et pas question de censure du côté de Saint-Denis. "On ne supprime pas les commentaires négatifs, le maire y répond", poursuit-elle. La place d'internet dans la campagne de 2014 de Gilbert Annette est beaucoup plus importante qu'en 2008.

Thierry Robert recordman du nombre de fans sur Facebook

Le champion toute catégorie reste le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert. Avec près de 18.000 fans sur sa page Facebook et plus de 1.000 followers sur Twitter, Thierry Robert écrase la concurrence. Même s'il est arrivé en deuxième position du baromètre social des politiques - juste derrière le député PS du Tampon, Jean-Jacques Vlody - Thierry Robert est inscrit depuis cinq ans sur Facebook. Son crédo, l'interactivité avec ses administrés, militants et la population. Une autre façon de toucher son électorat via les réseaux sociaux. Et ça marche quand on regarde le nombre de personnes qui répondent directement au député-maire via sa page Facebook.

Capture d'écran de la page Facebook de Vanessa Miranville
Capture d'écran de la page Facebook de Vanessa Miranville
Autre commune, autre candidate. A la Possession, Vanessa Miranville s'est mise à internet depuis un moment. "On y est tous les jours même si Vanessa Miranville ne s'occupe pas de tout", nous confie son directeur de campagne, Stéphane Randrianarivelo. "Son profil est actif depuis un long moment. Après avoir possédé un profil public, elle l'a détourné en profil politique. Nous avons réactivé notre page il y a quelques mois. On compte aujourd'hui 300 fans", explique-t-il. La prétendante à la mairie de la Possession possède également un compte Google +. "On sent que c'est important de mener une campagne sur internet. Plus de la moitié des internautes réunionnais ont un compte Facebook. Il faut être présent sur tous les types de canaux", ajoute-t-il.

"On ne censure pas chez nous, on répond. Par exemple, on nous a critiqué au moment de notre non alliance avec un candidat sur la Possession. On a pu répondre en postant un message sur Facebook", précise Stéphane Randrianarivelo.

Ne pas faire n'importe quoi sur Facebook et Twitter

Même les plus petits candidats ont bien compris l'importance d'être présents sur la toile. Une présence d'autant plus indispensable après la publication du baromètre social des politiques. "C'est un effet indéniable du baromètre. Certains candidats sont arrivés contraints et forcés et les grands débats télévisés ont vu la création de nombreux comptes Twitter ces dernières semaines", explique Gaëtan Adam, directeur de Suricate Media, société spécialisée en stratégie et vielle sur internet.

"Les réseaux sociaux et internet sont devenus des canaux supplémentaires pour les élections, mais pas un élément de victoire à proprement parlé", poursuit-il. Mais attention, être présent sur les réseaux sociaux implique une grande rigueur pour mettre à jour pages Facebook ou comptes Twitter. "Il faut toujours être en action. Il ne faut surtout pas de compte inactif ou bien de compte qui relaie des flux RSS sans rapport. Il faut que la page colle au candidat. Si vous êtes mordant, il faut une page avec du mordant. Sinon cela ne sert à rien et il vaut mieux créer un site vitrine pour votre candidat", précise Gaëtan Adam. "Même le plus petit candidat a aujourd'hui sa page. Après, reste à savoir combien d'entre elles survivront après les élections", conclut-il.

Internet et les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans le déroulement d'une campagne. Pour autant, les candidats et leurs équipes n'entendent pas se tourner exclusivement vers ces moyens de communications et ne délaisseront jamais meeting ou encore porte-à-porte pour gagner les élections.
Dimanche 23 Février 2014 - 07:36
Lu 1833 fois




1.Posté par Gilles le 23/02/2014 10:02 (depuis mobile)
Allon Vanessa! Nous vote pou ou nous!

2.Posté par Sabine le 23/02/2014 10:13 (depuis mobile)
Miranville numéro un en porte à porte aussi, fait 4 ans li lé partout dans La Vanessa, ali même nous maire !

3.Posté par Mensonge le 23/02/2014 10:22
il y a de la censure sur les reseaux sociaux. Lorsque qu'on publie un message qui ne va pas dans le sens de la candidate de la possession. Le message est purement simplement supprimé.
Alors arrêtez de mentir.

4.Posté par Militant Miranville le 23/02/2014 10:56
@Mensonge Quand une personne ou plutôt un militant adverse écrit 100 fois sur 100 articles pour insulter la candidate, c'est comme sur tous les forums il y a de la modération.

5.Posté par EVEIL CITOYEN 974 le 23/02/2014 12:26
INFORMER POUR SE LIBÉRER

Un Citoyen, pour prendre des décisions éclairé, se doit de se tenir informé de l’actualité avec les meilleurs moyens possible. Avec une Constitution Citoyenne nous avons le pouvoir de redonner les médias au peuple, en attendant des volontaires se donne du mal pour partager l’information.

Descriptifs des liens infos libres :
La Conscience Collective et le Quatrième Pouvoir
Les fronts ne bougeront plus. C’est un constat assez sinistre, mais qui reflète bien la morosité ambiante, qui gangrène autant le pays que le monde aux alentours : Celle d’une Humanité résignée par l’individualisme, qui semble oublier que n’importe quel régime, même dictatorial, a besoin de l’assentiment du peuple

6.Posté par C''''est nulle, archi nulle le 23/02/2014 13:10
Miranville m'a supprimé de ses amies par ce que mon commentaire ne lui avait pas plus. Et pourtant je m'etais exprimer ma manière respectueuse.
Mais bon je n'habite pas la possession mais je trouve cela dommage quand même.

7.Posté par Tous les mêmes le 23/02/2014 13:45
La plupart des candidats apprécient le fait qu'on suive leurs actualités mais en silence...
Je rejoins le post 3 . faut surtout pas les égratigner.
Toutes et tous les même...

8.Posté par éclairé le 23/02/2014 15:21 (depuis mobile)
On voit bien de la mauvaise foi dans certains commentaires, il ne faut pas confondre zinfos où presque tout est permis et une page Facebook, c''est aussi de la communication, c''est normal de ne pas laisser des anonymes dire n''importe quoi.

9.Posté par Carine le 23/02/2014 15:26
l'avantage avec internet, et même you tube, c'est que l'on peut juger du degré de nullité de certains candidat(e).. ils n'ont pas même pas honte de poster des âneries... Ça c'est certains, heureusement qu'il y a au moins ces nouveaux supports..; quant à d'autres candidats, comme Lagourgue à St Denis, il n'y a rien, absolument rien... sur celui de RPV, c'est uniquement des commentaires stériles, du style, on y va, on fonce, on va gagner, on va le virer, on se tient la main.. des réunions constructives etc etc... du bla bla dont tout le monde se fiche... sinon, c'est le vide sidéral... Nassimah qui relaie tout et n'importe quoi à n'importe quel heure de la journée, comme si elle avait que ça à faire.. elle ne relaie en plus que ce lui plait et surtout pas les affaires qui la dérangent et la concerne... c'est un peu normal, mais comme elle saute sur tout ce qui bouge, on pourrait penser qu'elle sauterait aussi dessus... Bref... des candidats complètement nuls, qui se servent d'internet comme d'une vitrine pour montrer les incompétences.... et bêtes en plus !!!!

10.Posté par NonoDBT le 24/02/2014 09:11
La modération sur Facebook est une affaire personnelle ou seul les militants ne peuvent s'exprimer.
Facebook ne fait qu'accentuer cette fausse démocratie qui est la notre.
Je dirai même que Facebook est devenu le pays des faux-culs .... Dommage .... Ou pas ......

11.Posté par vieu x soldat le 24/02/2014 18:29
éle grand jm'enfoutisme d4EDF qui laisse une population sans électricité et ce par négligence car EDF ne prend jamais la précaution d'élaguer autour de ses lignes avec tous les chômeurs qui trainent ici d cela fait une journée de travail foutue pas de courant pas de boulot et ces cons se sont permis de me retourner un dossier car il manquait un tampon bandes de planques

12.Posté par reseaux sociaux le 23/04/2014 11:44
De nos jours, les campagnes publicitaire devoient imperativement se faire sur les reseaux sociaux vu le nombre d'audience en ligne.

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