Santé

Insuffisance rénale: L'Aurar lance un appel à l'aide aux acteurs locaux

Pour l'établissement de santé, il est nécessaire d’obtenir un soutien économique afin de poursuivre sa prise en charge de l’insuffisance rénale chronique et de continuer à investir dans la prévention.


Insuffisance rénale: L'Aurar lance un appel à l'aide aux acteurs locaux
A l’occasion de la Journée mondiale du rein, l’Aurar a lancé hier un appel aux acteurs locaux de la santé, exprimant le besoin d’un soutien économique. En 2015, l’assurance maladie a en effet restreint ses remboursements dans le traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale à hauteur de 3% et la tendance devrait se poursuivre cette année. Conséquence pour l’Aurar : une perte de 1,2 million d’euros par an.

"Nous comprenons les restrictions budgétaires mais il ne faut pas qu’elles se fassent au détriment de la population", estime Marie-Rose Won Fah Hin, directrice générale de l’Aurar. "Notre marge de manœuvre est bien plus faible que celle de la plupart des centres de dialyse existants pour une seule raison : nous réinvestissons sans cesse pour améliorer notre offre de soins, et lutter de manière innovante et efficace contre les sources de la maladie", poursuit-elle.

De manière générale, l’Aurar fonctionne avec des programmes personnalisés de soins. Chaque patient est traité de manière spécifique par le biais d’activités diverses telles que l’éducation thérapeutique, la psychologie, l’hypnose, la musicothérapie… Beaucoup de ces activités ne sont pas remboursées par l’assurance maladie mais l’Aurar affirme vouloir privilégier la qualité de vie du patient au rendement économique.

Un projet de recherche avec le CNRS

"L’Aurar choisit de suivre un modèle de développement responsable, qui vise avant tout le bien-être des patients", explique Marie-Rose Won Fah Hin. "Nous avons mis en place des programmes qui leur permettent d’être autonomes, parfois même à 100%, grâce à la dialyse péritonéale à domicile. A chaque fois que nous y parvenons, c’est une victoire pour nos équipes, et un bienfait pour la Sécurité sociale qui réalise ainsi des économies considérables."

Au-delà de l’offre de soin, l’établissement mise aussi sur la prévention et a mis en place des programmes pour lutter contre les facteurs de risque de l’insuffisance rénale, à savoir l’obésité, le diabète ou encore l’hypertension. Dans cette optique, l'Aurar organise des actions de dépistage mais développe aussi des "projets innovants et spécialement conçus pour l’environnement réunionnais". Un projet de recherche en collaboration avec le CNRS a d'ailleurs pour but de découvrir les gênes prédictifs au diabète et aux maladies rénales. L’Aurar y investit 450 000 €.

"Concrètement, notre objectif à terme est qu’il n’y ait plus de patients dialysés", souligne Marie-Rose Won Fah Hin. "Mais ces investissements pour la santé publique de demain doivent être soutenus par les pouvoirs publics. C’est également l’occasion de créer de nouveaux relais de croissance pour notre île". 

Vendredi 11 Mars 2016 - 10:35
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1.Posté par Eno2016 le 11/03/2016 10:46
Cette maladie est due à quoi ?
Nourriture ?
Boissons alcoolisées ?
Génétique ?

2.Posté par Thierry le 11/03/2016 21:13
Les pouvoirs publics, ou plutôt ceux qui ont ce pouvoir ... mais à titre privé ... on devrait ainsi changer de terminologie parce qu'aujourd'hui, ils nous est davantage démontré que les pouvoirs publics servent davantage les intérêts privés que ceux du publics, ... donc "les pouvoirs privés" ...

Les institutions elles-mêmes sont malades ... de ceux qui les dirigent à les asphyxier.

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