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Inspection générale : “Il n’y a jamais eu de pré-rapport sur le carburant”

Le journal Le Monde d’hier a publié un article intitulé, “Guadeloupe : un pré-rapport détonant sur la filière” selon lequel il existerait un “document intermédiaire” avant le rapport définitif que la mission de l’Inspection générale doit remettre au 15 mars sur la structure des prix des carburants dans les DOM.


Anne Bolliet, inspectrice générale des finances, Gilles Bellec, ingénieur général des Mines, Thomas Cazenave et Thibaut Sarthe, inspecteurs généraux des finances,  et Jean-Guy de Chalvron, inspecteur général de l’Administration, réunis à 13 heures à la préfecture, ont démenti avec vigueur l’existence d’un “quelconque pré-rapport”. “Nous remettrons notre rapport au ministère le 15 mars”.
Qu’il existe ou non un pré-rapport, l'article du Monde est déjà confirmé par le jugement par lequel Air France a fait condamner quatre compagnies pétrolières de La Réunion pour entente illicite.
Rappelez-vous que cette décision de justice d’une centaine de pages, épluchée par Jean-Paul Virapoullé, a déjà mis en exergue des pratiques non règlementaires des industries pétrolières locales, comme nous le rapportions déjà dans un article du 3 février et intitulé : “Carburant : un indice surévalué et artificiel est utilisé par les pétroliers”.
Voici ce que Jean-Paul Virapoullé affirmait au Palais de Luxembourg lors la séance des “Questions d’actualités au gouvernement”. “Comment ces quatre compagnies pétrolières s’y prennent-elles pour voler les consommateurs réunionnais?” Jean-Paul Virapoullé apporte lui-même la réponse. “Elles achètent les hydrocarbures à partir d’un index international -Arab Gulf, par exemple- mais les facturent… en se référant à un indice surévalué et artificiel”. Le sénateur cite ici le Conseil de la concurrence. “Cet indice est inexistant sur le marché international”.
Quelques lignes plus loin, Jean-Paul Virapoullé fait référence à nouveau au jugement: “Lorsque le Conseil de la concurrence demande aux compagnies pétrolières pour quelles raisons leurs FOB Singapour sont supérieurs aux prix fixés sur le marché de Rotterdam, celles-ci ont été dans l’incapacité d’apporter une réponse”.
“Nous tiendrons compte également de ces éléments pour la rédaction de notre rapport”, a dit Anne Bolliet lors de la conférence de presse.
La mission d’Inspection générale a jusqu’à vendredi pour rencontrer les acteurs locaux dont Paul Vergès, président de la Région Réunion, et Nassimah Dindar, présidente du Conseil général…
Mardi 10 Février 2009 - 18:11
Jismy Ramoudou
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1.Posté par Logique le 10/02/2009 19:03
Voici un démenti qui fleure bon la reculade.

Serait-ce que le rapport final ne tiendra pas compte des informations "préliminaires"?

Submergé que je suis par une vague d'optimisme frénétique et totalement irréfléchi, je n'ose l'imaginer...

2.Posté par David le 10/02/2009 19:41
Oui à la nationalisation de la SRPP !

3.Posté par nicolas de launay de la perriere le 10/02/2009 20:10
la "régionalisation" de la SRPP, ainsi que certaines structures d'importation à la condition que le capital investi par les privés soit rentabilisé....

4.Posté par franck974 le 10/02/2009 22:10
si on régionalise, alors nous ne pesons plus rien en matiere de négociation pétrolière...au niveau international

pour ce faux pré rapport : à qui profite le crime ?

5.Posté par Logique le 10/02/2009 22:22
Petit rappel de la réalité pétrolière de la Réunion:

Chaque "marque" pétrolière de la Réunion est son propre importateur, la SRPP ne gère que le stock.
Nationaliser la SRPP ne permettrait de contrôler "que" le stockage, en aucun cas l'importation ou les marges indues faites par les compagnies au niveau du prix d'achat des carburants sur les marchés.

Il y a au moins 2 problèmes distincts à la Réunion:

1) L'importation des produits par 4 compagnies différentes qui achètent toutes au même prix, mais pas aux mêmes vendeurs... Accessoirement, les vendeurs ne sont que des émanations d'elles même dans des paradis fiscaux. Autant dire que les factures présentées au préfet sont de la plus haute fantaisie vis à vis des coûts réels du marché. Ils justifient la différence par maints arguments spécieux.

2) Le stockage est le monopole de la SRPP, qui applique donc des "frais de passage" à sa discrétion avec la bénédiction de la Préfecture. Tout comme pour le prix d'achat sur les marchés, la SRPP justifie ses tarifs par ses coûts sur la base de documents plus ou moins sincères et exacts. Plutôt moins que plus à priori, du moins d'après CALTEX (CHEVRON TEXACO) qui les attaque en justice. Les loups se mangent parfois entre eux. La SRPP est aujourd'hui possédée par TOTAL et SHELL seulement. Les autres pétroliers ne sont que ses "clients".

L'amalgame Pétroliers = SRPP est donc faux et réducteur:
La SRPP, ce n'est que 2 d'entre eux, même si elle stocke les carburants de tout le monde.
Le monopole de la SRPP doit donc s'entendre comme un monopole de stockage, pas d'importation.
Le monopole d'importation est un "quadripole" fonctionnant comme un monopole: Tous au même prix, le plus haut permis par le préfet, et justifié par des factures émises par eux même.
Pourquoi se priver de bénéfices royaux et nets de tout impôt dans des paradis fiscaux?
Il faudrait être fous, pas vrai? Ils ne le sont pas. Cupides et malhonnêtes oui, fous non.

Tant qu'il y a des pigeons pour payer et des aveugles pour surveiller...


6.Posté par nicolas de launay de la perriere le 10/02/2009 23:42
franck974, c'est là que l'Etat intervient pour garantir la capacité d'approvisionnement auprès des pétroliers, et notamment celui dont elle est encore aujourd'hui actionnaire...

7.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 11/02/2009 07:01
On pourrait imaginer un EPIC au niveau national chargé de l'importation du carburant, propriété de l'Etat central, avec des représentants des régions d'outre-mer au conseil d'administration (quitte à ce qu'ils y soient aussi investisseurs) . Le but serait que ce nouveau gadget importe le carburant puis le revende dans l'outre-mer aux stations services, imposant une concurrence de fait aux pétroliers.

8.Posté par boyer le 11/02/2009 07:50
Pour faire des économies d'echelle (c'est l'argument avancé pour la fusion suez GDF) il est impératif de nationaliser la SRPP et lui donner l'entière prérogative de l'approvisionnement en carburant.

Rappelons que lorsque GDF etait un service public, le service public disposait meme de sa propre flotte de methanier pour s'affranchir du racket des petroliers.

9.Posté par anonyme le 11/02/2009 09:17
D'accord avec Pierre Frédéric Dupuy : les taxes régionales pourrait être avantageusement remplacées par les bénéfices de cet organisme.

10.Posté par Aero Freins le 11/02/2009 10:48
Très Logique tout ça.... en effet !!! Très instructif aussi !!! Un putain de cercle... "vicieux"...

Une question : La SRPP stocke elle "au même prix", entre ses dits "clients"... et "ceux qui la possèdent" ??!

Ensuite effectivement, l'importation du carburant par l'État, apparait comme la solution. Mais pas forcément en monopole. Car s'il le fait, le prix ne dépend et ne baissera que si l'État établit un contrat bien meilleur, que ceux actuellement pratiqués. Cela est effectivement possible, ds la mesure où l'Etat ne recherche pas de profit, mais jusqu'à quel point l'Etat aura un meilleur prix...? Et puis les pétroliers s'aligneront de nouveau, au plus haut, à partir de ce prix d'achat.

C'est déjà ça c'est clair, ...mais ce prix d'importation négocié par les pétroliers, tient-il en compte, le transport ?! Sont-ils propriétaires des pétroliers ?? L'Etat devra-il alors investir ??! A quelle hauteur...supportable ?

Que celui-ci continue de permettre aux importateurs de "négocier" leur prix, puisqu'ils affirment le faire, mais que l'Etat intervienne, en tant qu'importateur supplémentaire avec cette logique de Service Public, et DONC (??) ...des prix moindres. Il intéressera peut-être certains "pétroliers" admettons... avec des prix plus bas à la pompe.... et motivera les autres, à "se battre" pour de meilleur prix... pour ne pas perdre trop d'automobilistes...

Et puis, il ne faut pas oublier que les stations-services ne sont pas indépendantes, pouvant négocier l'achat direct de carburant. C'est imposé. Les groupes pétroliers ont mains mises sur la distribution. Même lorsque vous êtes propriétaires, la bataille des marges, est plus que âpre.

Un vrai sac de nœuds...!!!

11.Posté par nicolas de launay de la perriere le 11/02/2009 11:02
il est plus simple d'avoir un outil régional et non national, commun aux DOM et TOM, avec l'appui de l'Etat pour ce qui concerne les négociations avec les pétroliers. et puis, pourquoi ne pas avoir Total comme unique fournisseur...l'Etat en est actionnaire... on administre les prix des carburants dans les DOM, la concurrence n'a donc pas lieu d'être au niveau de la distribution !

12.Posté par Aero Freins le 11/02/2009 11:24
J'ai l'impression... que le rôle de l'État, devrait être ds un premier temps, de contrôler... scrupuleusement.... l'application rigoureuse, du principe de ...Libre Concurrence. Et de démontrer, que le mécanisme des prix, n'est pas complètement sincère, ni légale.

Et ce, afin de faire en sorte, que la logique: - je négocie et m'organise pour un cout minimum (importation, stockage, distribution) afin d'attirer un maximum de clients - reste la plus rentable.

Pour tous.

13.Posté par Logique le 11/02/2009 11:38
Oui, les pétroliers propriétaires de la SRPP payent les mêmes frais de passage que les autres, mais enlever 100 Euros de sa poche droite pour les mettre dans sa poche gauche, est-ce réellement payer? Il est évident que leur intérêt est d'avoir des frais de passage les plus gras possible.

Le prix payé actuellement et historiquement par les pétroliers n'est PAS le prix du marché: il est nettement au dessus. L'intérêt de se gaver en amont, c'est qu'il n'y a pas d'impôts à payer: c'est tout bénéfice pour les actionnaires. Le prix du transport est bien évidemment inclus dans la structure de prix, donc déjà payé aujourd'hui par nous tous.

Il n'est nul besoin d'investir dans l'achat de pétroliers: il en existe de disponibles (surtout en ce moment de crise). Les navires actuellement utilisés n'appartiennent par ailleurs pas directement aux compagnies pétrolières. Trop dangereux comme business pour le diable aux poches profondes.

Concernant le prix de vente final fixé par le Préfet, il répond à une exigence sociale: conserver des emplois de pompistes sur les stations. Il définit un prix MAXIMUM de vente et il tolère que toutes les compagnies vendent le carburant à ce tarif maximum.
Faire sauter ce système, c'est voir disparaître au moins 70% des stations et 100% des emplois de pompistes, ce dont on peut accepter que ce ne soit pas forcément souhaitable en ce moment.

La question n'est pas (encore) là:
La question première est que les documents servant de base aux décisions tarifaires du Préfet ne sont pas conforme à la réalité des prix mondiaux pratiqués. Idem pour la SRPP dans les paramètres définissant les frais de passage.

La plus mauvaise solution serait de faire sauter le prix fixé par le préfet sans faire au préalable le ménage chez les pétroliers:
Des centaines de pompistes au chômage pour des actionnaires encore plus gras!
Sur le coup, les naïfs seraient heureux de gagner quelques cents, pour mieux se faire empapaouter dans la foulée

Le mécanisme est simple: une vaste arnaque qui dure depuis des décennies et qui perdure grâce à la méconnaissance de son mécanisme de la part des citoyens et des autorités publiques.


14.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 11/02/2009 12:32
Si je parlais de concurrence, c'est bien que je n'imaginais pas en faire un monopole. Perso, je préfère l'outil national, qui pèsera plus lourd, d'autant que je ne vois pas où est la simplification dans la régionalisation: ça ne ferait que disperser les forces. Et le problème d'un fournisseur unique contrôlé par l'Etat avec prix contrôlés c'est qu'on ne change pas la longueur de la laisse, juste la main qui la tient...

15.Posté par phyllie le 11/02/2009 13:31
L'intervention de l'Etat en dehors des domaines régaliens, par la nationalisation de secteurs sensibles comme l'energie a déjà été éprouvé en France. La CGT a fait main basse sur le CE de cette entreprise et aujourd'hui nous connaissons tous les abus et dérives des nationalisations.
Lorsque l'Etat met la main sur un secteur de l'économie, c'est la porte ouverte aux effectifs plétoriques et , à la fin c'est le contribuable qui paie l'addition.
Un régionalisme serait pire encore, les incapables, les copains et coquins aux manettes, désolé Nicolas, je ne te suivrais pas sur ce projet.
L'Etat doit faire vivre la concurence et veiller au grain. Les lois existent, il faut les faire appliquer et condamner sévèrement les responsables de ce monopole car dans les Dom il y a dans ce domaine précis "abus de positions dominantes".

16.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 11/02/2009 15:21
Je propose pas une nationalisation, je propose un EPIC... Y a une différence... Si je dis une SEM, c'est plus clair (mais un peu inexact) ?

17.Posté par boyer le 11/02/2009 15:42
phyllie, tu as loupé qq épisodes ces derniers temps: les pays de reagan, bush et tatcher ont nationalisé leur banques. Quand à la faillite de leur approvisionnement d'electricité c'est aujourd'hui un cas d'ecole.

18.Posté par nicolas de launay de la perriere le 11/02/2009 16:58
pierre, je suis pour la régionalisation de l'outil, histoire de ne pas avoir à être dans une situation de subordination etat / région

phyllie, un outil quand il est mal utilisé, on ne le remet en cause que s'il n'est pas mal utilisé et qu'il montre donc ses limites...hors là, on est certain d'avoir à faire à de mauvais utilisateurs..la loi d'expérimentation permettrait d'ailleurs d'être plus utilisée...mieux utilisée...?

19.Posté par phyllie le 11/02/2009 18:42
Boyer,

Tu as raison de souligner les faillites d'un système, mais dans les cas que tu sites, Avaient ils le choix.
En principe se sont les actionnaires qui prennet le risque de l'avanture industrielle et capitalistique de mettre la main à la poche. dans le cas des banques, cas complexe si il en est le trou est si abyssale que seul l'Etat peut voler au secours des banques. En europe n'oublions pas qu'elles ont signz les accords de Bâle 2 qui prevoient entre autre de ne pretter que 15 fois maximum l'argent qu'elle possèdent en fond propre, certaines sont allée jusqu'à 50 fois.
Tu vois je ne loupe pas tous les épisodes. je te passe les montages hasardeux sur la titrisation de certains actifs afin de rendre liquide des éléments du bilan de cetaines entreprises (Stocks, créances, immobilier ect....) Le tout générant des actifs toxiques à gogo....Je passe que les sociétés AD Hoc crées pour l'occasion étaient notées par les Standart and Poor et moodys...
Le tout sans aucun contrôle de l'Etat.
pour l'électricité ou les chemin de fer en UK le problème est le même. Si tu n'investie pas et que tu te contentes de milker la bête, un jour où l'autre tu vas au devant de sérieux problèmes.
dans les deux cas, la vision marxiste ou ultra libérale ne font pas partie des solutions mais du problème.

Tu vois il ne faut pas être dogmatique, c'est la carte qui commande comme nous le disons en Topographie.

20.Posté par Logique le 11/02/2009 19:56
Et oui, les extrêmes ne valent jamais rien...
La vérité est la voie du milieu comme dirait le Dalai Lama et Boudha avant lui.

Le problème est plus rarement la Loi elle même que sa non application.
Une vieille habitude française est de remplacer une loi pas ou mal appliquée par une nouvelle sans décret d'application...

Le problème n'est pas que ces compagnies soient privées, mais qu'elles puissent truander les citoyens faute de contrôle et/ou de compétence des contrôleurs.
Mettez des vrais pro au parfum des marchés à contrôler leurs factures et vous verrez!

Ceci dit, il y a fort à parier qu'ils décident d'aller piller des pays plus cléments à leur endroit, et surtout de fouiller des trous dans la terre pour y trouver du jus.
La distribution du carburant est une activité de boutiquier de nos jours: le vrai business, c'est de mettre la main sur les gisements.

Préparez vous à leur dire Adieu: il aurons bientôt mieux à faire que nous truander, surtout si on leur enlève le gras de la bête. On ne nourrit pas un crocodile avec la peau du poulet, alors imaginez 4 crocodiles.

Sans regret les gars ;-)

21.Posté par boyer le 11/02/2009 22:50
En plus de la faillite des banques, les recents incidents qui ont fait froler le black out electrique en France et à la Réunion(Gardonneix n'arrete pas de le repeter ont démontré l'echec de la liberalisation du marché de l'electricité alors que 60 ans de Keneysainisme ont assuré à la France la securité de l'approvisionement electrique à bas cout.

Apres 10 ans de liberalisation les grands electriciens sont chacun de leur coté de la frontière, pas de pole energitque européen, et se contente de se racheter de l'electricité sans investir. On est passé de la surcapacité à la rarefaction de l'offre pour une meilleure speculation. Idem pour les telecoms et le transport aerien


Nationaliser la SRPP n'est pas du marxisme, mais le simple bon sens keneysien que le general de Gaulle a mis en pratique avec succes pour EDF.



22.Posté par Aero Freins le 12/02/2009 10:04
TOTALement d'accord Logique !

En effet, Tout coexiste avec son contraire, la Loi et les bordels, la générosité et la cupidité, le bon sens ...et la connerie.

Il était grd temps, qu'on soit mis au parfum, et comprenne, jusqu'à quel point l'essence, comme notre fric, est bel et bien volatil...!! Pas perdu pour tout le monde, en effet, il y en a qui maîtrisent bien les différents process, et après condensation fractionnée, à eux ...les liquidités.

Nous voilà "un peu moins" cons donc, Logique ayant mis plus d'un tigre ....ds nos moteurs !!

Ayayaille, mes amis, il faut se serrer "LE" coude !!!

;] !

23.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 12/02/2009 12:02
18. Posté par nicolas de launay de la perriere le 11/02/2009 16:58

pierre, je suis pour la régionalisation de l'outil, histoire de ne pas avoir à être dans une situation de subordination etat / région

Pourquoi? Tu les trouve vraiment meilleur gestionnaires et plus honnêtes dans les régions qu'à Paris? En revanche, j'ai peur que ton système avec "on gère en local mais on négocie en national" finisse en usine à gaz.

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