Faits-divers

Infection nosocomiale: Une patiente réclame 6 millions d'€ après une liposuccion

Marie-Elise Mancini attendait ce procès depuis 5 ans. Victime d'une infection nosocomiale très virulente au cours d'une liposuccion pratiquée à la clinique Avicenne du Port, cette mère de famille réclame 6 millions d'euros de dommages et intérêts.


Infection nosocomiale: Une patiente réclame 6 millions d'€ après une liposuccion
Hier au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri, une audience civile s'est déroulée pour déterminer si la clinique, le chirurgien et l'anesthésiste avaient fait des fautes suite à une liposuccion ratée. L'avocat de la plaignante s'est appuyé sur un rapport d'expertise pointant du doigt l'hygiène de la clinique privée. Un rapport contesté par l'avocat de la clinique Avicenne. Ce dernier a demandé un complément d'expertise.

Depuis 2008, Marie-Elise Mancini vit un véritable cauchemar. Lors de la liposuccion, cette mère de famille a contracté une infection nosocomiale rare et virulente qui lui a littéralement "mangé" la peau. Au prix de terribles douleurs, Marie-Elise a réussi à s'en sortir, mais elle sait qu'elle aurait pu mourir à cause de cette infection. Elle subira plusieurs greffes de peau et garde une cicatrice de plus de 30 centimètres de large, souligne Linfo.re.

Marie-Elise réclame aujourd'hui 6 millions d'euros de préjudice à la clinique, mais également au chirurgien et à l'anesthésiste. Elle demande à ce que les responsables soient reconnus coupables et affrontent leurs responsabilités dans cette opération qui a tourné au désastre.

Le tribunal a mis en délibéré sa décision au 23 mai prochain.
Mercredi 27 Mars 2013 - 07:47
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1.Posté par noe le 27/03/2013 07:18
Les hôpitaux sont souvent des repaires de germes résistants à tous les antibiotiques et même les plus forts comme la vancomycine ...
Pourtant le lavage des mains et le nettoyage des locaux et des instruments se font tout le temps avec des produits adéquats ...
Le risque "zéro" n'existe pas ...
Je souhaite "Bonne chance" à cette dame dans ses démarches et "bon courage" !

2.Posté par Anonyme le 27/03/2013 05:58
6 000 000 €€€€ mdr allé hop pauvre madame ...... Elle rêves

3.Posté par breizhatoll le 27/03/2013 09:06
Pour une fois que ce serait la clinique qui se ferait pompée !

4.Posté par Bidule le 27/03/2013 10:12
La pub par obligation quand on ouvre un reportage est inadmissible on devrais pouvoir la fermer et non être obliger de la lire c'est de la dictature a la sarko.

5.Posté par iliade974 le 27/03/2013 10:59
@4.... quand la connexion rame... la pub mets le double de temps à s'effacer de l'écran... !!!!!!
Enrageant !!!! apres la mercedes ... la polo !!!!

6.Posté par l'esprit du port le 27/03/2013 13:25
@Anonyme, il faut croire que ces personnes ont des défenseurs. Il faut savoir que ces médecins non seulement ont été depuis 2008 mis en cause mais ils persistent dans les locaux en face. Comme on peut voir sur la façade de l'établissement c'est une clinique ophtalmologique donc pour les maladies de l'oeuil, que fait un "liposuceur" dans ces blocs opératoires ? Les yeux sont aussi du domaine de la chirurgie esthétique ? C'est peut-être un mélange du genre et l'ARS admet cela c'est intriguant, soit ces personnes ont des entrées à l'ARS, soit ces personnes ne donnent pas tous les éléments à l'ARS lors des visites.
Bon courage à la madame qui porte plainte et pour Anonyme j'espère que le tribunal statuera pour une somme encore plus importante avec interdiction à tous les médecins qui opèrent dans cette clinique d'effectuer des actes médicaux.

7.Posté par acnée le 27/03/2013 14:37
On peut s'y faire sucer à l'oeil ?

8.Posté par Dr Anonyme le 28/03/2013 08:05
Pour le délibéré ? Une infection nosocomiale est, par définition, une infection contractée dans un établissement de santé. L’établissement ou son personnel est-il responsable de faute ?
La faute implique une volonté établie de nuire, l’erreur, non. Elle est plus une négligence sans volonté malévole ! L’indemnisation n’en est pas, pour autant, anéantie. Mais six millions ? Sachez que ce seront les assurances qui paieront, sauf en cas de faute délibérée des praticiens. Les assureurs augmenteront d’autant leurs primes que les praticiens paieront de façon solidaire. De ce fait les patients paieront ces six millions par les honoraires demandés. Autant donc y réfléchir ensemble !
Une infection nosocomiale est dite hospitalière, si elle a été constatée absente lors de l'admission du patient à l'hôpital (qui le sait, et qui le fait ce constat ?), et que cette infection apparaît dans les 48 heures suivant l'admission. Chaque hospitalisation devrait par conséquent être précédée d’un examen bactériologique de la personne avec exclusion si l’examen est positif ou alors hospitalisation dans un service d’isolement pour un cas grave. Ce délai de 48 heures permet de distinguer une infection communautaire (écoles, cantines, usines), bref hors de l’établissement, d'une infection nosocomiale acquise dans l’établissement. Le délai de 48 h est allongé au 30 ème jour post-opératoire dans le cas d'infection de site opératoire, et jusqu'à un an s'il y a mise en place de matériel prothétique interne.
Il existe quatre modes de transmission des infections nosocomiales: exo, auto, hétéro, xéno. L'exoinfection est due à un dysfonctionnement du matériel (filtre à air, autoclave, etc.) qui, ne remplissant plus ou pas bien son office, laisse les patients en contact avec des germes. Ce sont les aspergilloses et les légionnelles. L’exoinfection peut être due à une erreur d'exécution des procédures de traitement des équipements de l’établissement, comme la ventilation et l’aération. Ce sont les industriels de la maintenance qui sont concernés. Les germes cités sont spécifiques de certains appareils, ce qui les distingue des auto-infections.
L'auto-infection. Les germes sont trouvés c’est banal sur le patient, sur la peau, dans les muqueuses, dans le tractus digestif, etc. Le malade s'infecte alors avec ses propres germes par dissémination dans lit, avec ses mains. C’est le cas des staphylocoques de la peau qui y fourmillent souvent et des colibacilles toujours présents car nécessaires à la digestion.
Si l’incision de l’intervention se situe près de l’anus, le patient risque bien plus l’auto-infection par ses colibacilles. L’auto-infection est facilitée par l'utilisation de traitements altérant l'immunocompétence (corticostéroïdes, immunosuppresseurs), ou encore par l'administration de traitements sélectionnant certaines bactéries (antibiothérapie à spectre large). Enfin, les patients immunodéprimés (sida, aplasiques) sont les personnes les plus à risque du fait du défaut de vigilance immunitaire de leur organisme, développant ainsi des pathologies strictement endogènes.
L'hétéro-infection. Dans ce cas, le germe responsable de l'infection nosocomiale provient d'un autre malade, celui du lit voisin, celui de la chambre voisine, la transmission étant le plus souvent manuportée par le personnel soignant intervenant auprès de plusieurs patients successifs sans désinfection intercalée entre deux pansements, disséminant ainsi les germes d'une personne à l'autre. Certains germes, comme celui de la tuberculose, sont aéroportés. Il peut arriver que les germes soient transmis par contact direct entre deux patients en chambre commune. Les colibacilles d’une personne ne lui font pas de tort dans son colon personnel, au contraire ils sont indispensables. Là où ils sont dangereux, c’est dans le lit du voisin de chambre sur sa peau.
La xéno-infection ; ce mode de transmission est à part. Dans ce cas les agents pathogènes sont transmis par des personnes venant de l'extérieur aussi bien le personnel soignant apportant les repas que les visiteurs de l’opéré lui apportant des fleurs par exemple, s’ils sont malades eux-mêmes présentant eux-mêmes une pathologie infectieuse, déclarée ou en cours d'incubation ou encore chez des porteurs sains. Ce mode de transmission n'est pas à négliger, car il peut être dévastateur pour les patients particulièrement fragiles. Ainsi, les professionnels de santé sont de plus en plus encouragés à se faire vacciner contre la grippe. Mais les visiteurs des opérés ne sont pas assez surveillés.

9.Posté par audrey le 28/03/2013 19:06
creole lé paresse fait sport, i bourre comme cochon surtout le weekend!!!!en mangeant equilibré et en bougeant j'ai deja perdu trois kilos!!ce n'est pas 6 millions d'euros qui lui rendra son corps!!!

10.Posté par Laurent le 22/11/2014 16:19
Mais pourquoi est-ce que cette femme s'est faite faire une liposuccion? Personnellement, je pense que le médecin était en tort. Mais comment est-ce que cette infection n'a pas été détectée lors des suivis? Je trouve cependant que cela ne justifie pas une indemnisation. Cela fait partie des risques normaux de la chirurgie, non?

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