Les querelles politiques continuent à Saint-André alors que les élections municipales se dessinent. Dernier exemple en date, l'éventuelle implantation d'un incinérateur de déchets sur la commune de Saint-André. Hier, Serge Camatchy a fustigé l'inaction d'Eric Fruteau sur ce dossier en tant que président de la Cirest (Communauté Intercommunale Réunion Est) et conseiller général (voir ici : Je ne veux pas que St-André soit la poubelle de la Réunion ).
Une sortie médiatique pas du goût d'Eric Fruteau. Ce dernier a une toute autre vision de ce dossier. "En lisant ce que M. Camatchy dit sur les déchets, je crois rêver. Comment peut-il se renier à ce point ! Il dit aujourd’hui le contraire de ce qu’il a voté hier. Le conseiller régional de Saint-André dit qu’il ne veut pas d’incinérateur, alors qu’il y a dix ans, en tant que 1er adjoint et conseiller général il approuvait le projet d’installation d’un incinérateur à Bois Rouge (…). Camatchy s’est tu ! Pas un mot pour lutter contre ce projet !", explique Eric Fruteau.
Hier, Serge Camatchy a attaqué le maire de Saint-André sur le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA). Un plan validé en 2010 "sous la responsabilité" d'Eric Fruteau, vice-président du Conseil général délégué à l'environnement. Là aussi, le maire de Saint-André donne une piqure de rappel au président d'Emergence Réunion "Le PDEDMA date de 1996. Il a été révisé en 2002 et prévoyait donc deux incinérateurs. M. Camatchy était alors conseiller général et il a approuvé ce schéma", souligne-t-il.
"Il ne trompe personne et c’est bien le signe de son incompétence, de ses reniements"
"En 2004 je suis élu au Conseil général. En 2008, en tant que vice-président délégué à l’environnement, face à l’inaction et à l’immobilisme j’entreprends dans le cadre d’une démarche concertée, une nouvelle révision du plan, et propose une solution pour sortir de l’impasse. Je respecte mes convictions, je suis contre l’incinération et je plaide pour le tri à la source, la valorisation et le recyclage (…). Ce plan dans lequel ne figure pas l’incinérateur est voté par les conseillers généraux (…). En tant que président de la Cirest, j’ai clairement fait savoir quelle était ma position, en restant ouvert au dialogue et me réservant le droit de consulter l’ensemble de mes collègues communautaires sur ce sujet important pour un développement durable de la Réunion", explique-t-il.
Et à son tour, Eric Fruteau demande des comptes à Serge Camatchy. "Il a été conseiller général, 1er vice président du Département, 1er adjoint, et devrait avoir le courage de reconnaître qu’il était en mesure d’agir à l’époque. Qu’a-t-il proposé mis à part les deux incinérateurs ? Quel plan a-t-il fait valider ? De plus, il a été longtemps 1er adjoint à l’ancien maire de Saint André (ndlr: Jean-Paul Virapoullé), au temps où ce dernier défendait l’incinérateur. Il fut collègue de celui qui a été le président de la Cirest (ndlr: Jean-Paul Virapoullé) pendant dix ans (…). M. Camatchy tente de faire croire, de manière innocente, qu’il découvre les choses alors qu’il a été élu depuis plus de 25 ans. Mais il ne trompe personne et c’est bien le signe de son incompétence, de ses reniements", lâche-t-il.
"Aujourd’hui, prendra-t-il ses responsabilités à la Région (ndlr: Qui a la compétence du plan des déchets industriels, spéciaux et dangereux), dans un dossier global qui demande le sens de la concertation et de l’engagement ? (…) Si un autre plan voit le jour, il aura la possibilité de dire ce qu’il pense, car la collectivité dans laquelle il siège sera amenée à émettre un avis", conclut-il
Une sortie médiatique pas du goût d'Eric Fruteau. Ce dernier a une toute autre vision de ce dossier. "En lisant ce que M. Camatchy dit sur les déchets, je crois rêver. Comment peut-il se renier à ce point ! Il dit aujourd’hui le contraire de ce qu’il a voté hier. Le conseiller régional de Saint-André dit qu’il ne veut pas d’incinérateur, alors qu’il y a dix ans, en tant que 1er adjoint et conseiller général il approuvait le projet d’installation d’un incinérateur à Bois Rouge (…). Camatchy s’est tu ! Pas un mot pour lutter contre ce projet !", explique Eric Fruteau.
Hier, Serge Camatchy a attaqué le maire de Saint-André sur le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA). Un plan validé en 2010 "sous la responsabilité" d'Eric Fruteau, vice-président du Conseil général délégué à l'environnement. Là aussi, le maire de Saint-André donne une piqure de rappel au président d'Emergence Réunion "Le PDEDMA date de 1996. Il a été révisé en 2002 et prévoyait donc deux incinérateurs. M. Camatchy était alors conseiller général et il a approuvé ce schéma", souligne-t-il.
"Il ne trompe personne et c’est bien le signe de son incompétence, de ses reniements"
"En 2004 je suis élu au Conseil général. En 2008, en tant que vice-président délégué à l’environnement, face à l’inaction et à l’immobilisme j’entreprends dans le cadre d’une démarche concertée, une nouvelle révision du plan, et propose une solution pour sortir de l’impasse. Je respecte mes convictions, je suis contre l’incinération et je plaide pour le tri à la source, la valorisation et le recyclage (…). Ce plan dans lequel ne figure pas l’incinérateur est voté par les conseillers généraux (…). En tant que président de la Cirest, j’ai clairement fait savoir quelle était ma position, en restant ouvert au dialogue et me réservant le droit de consulter l’ensemble de mes collègues communautaires sur ce sujet important pour un développement durable de la Réunion", explique-t-il.
Et à son tour, Eric Fruteau demande des comptes à Serge Camatchy. "Il a été conseiller général, 1er vice président du Département, 1er adjoint, et devrait avoir le courage de reconnaître qu’il était en mesure d’agir à l’époque. Qu’a-t-il proposé mis à part les deux incinérateurs ? Quel plan a-t-il fait valider ? De plus, il a été longtemps 1er adjoint à l’ancien maire de Saint André (ndlr: Jean-Paul Virapoullé), au temps où ce dernier défendait l’incinérateur. Il fut collègue de celui qui a été le président de la Cirest (ndlr: Jean-Paul Virapoullé) pendant dix ans (…). M. Camatchy tente de faire croire, de manière innocente, qu’il découvre les choses alors qu’il a été élu depuis plus de 25 ans. Mais il ne trompe personne et c’est bien le signe de son incompétence, de ses reniements", lâche-t-il.
"Aujourd’hui, prendra-t-il ses responsabilités à la Région (ndlr: Qui a la compétence du plan des déchets industriels, spéciaux et dangereux), dans un dossier global qui demande le sens de la concertation et de l’engagement ? (…) Si un autre plan voit le jour, il aura la possibilité de dire ce qu’il pense, car la collectivité dans laquelle il siège sera amenée à émettre un avis", conclut-il
















