Faits-divers

Incendie au Maïdo : Le Parc national a recensé sept espèces indigènes menacées

Alors que l'incendie qui brûle la forêt du Maïdo depuis plus d'une semaine n'est pas encore totalement maîtrisé, le Parc National recense déjà les importants dégâts qu'il a pu causer. Au total, 15 espèces rares sont localisées dans la zone touchée et sept espèces indigènes sont menacées, dont deux d'extinction au plan mondial. Voici le communiqué du Parc national.


Incendie au Maïdo : Le Parc national a recensé sept espèces indigènes menacées
Des protocoles scientifiques pour le suivi de l’incendie sur le Piton du Maïdo

Depuis le début de l’incendie, l’équipe scientifique du Parc national de La Réunion suit, jour après jour, les dégâts du feu sur les milieux naturels du Piton Maïdo. Ce travail se fait à partir des comptes-rendus faits par les personnels présents sur la zone (agents de terrain, conseillers écologues), ainsi que des photographies et des relevés cartographiques transmis.

Les informations disponibles à ce jour montrent ainsi que l’impact du feu varie selon les lieux. Il est donc encore trop tôt pour faire un bilan définitif des atteintes au patrimoine naturel.
 
A certains endroits, les dégâts semblent moins importants : quelques petites poches de végétation semblent préservées. Dans ce cas, on peut espérer que la régénération des espèces indigènes sera favorisée. 

D’autre parties sont visiblement plus touchées. En relation avec le Conservatoire botanique national de Mascarin (CBNM) le Parc commence à évaluer les premiers dégâts sur des espèces rares de plantes, comme les fougères. A ce jour, plus de  15 stations d’espèces rares sont localisées dans la zone touchée par le feu. Bilan provisoire : au moins sept espèces indigènes menacées concernées. 

Parmi elles, deux sont considérées en danger critique d’extinction au plan mondial par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) :
– Dryopteris pentheri.
– Pellaea quadripinnata.

S’y ajoutent cinq autres, considérées comme menacées ou vulnérables :
– Hymenophyllum peltatum (EN : taxon menacé d'extinction)
– Parietaria debilis (EN)
– Cystopteris diaphana (EN)
– Asplenium monanthes (EN)
– Asplenium theciferum (VU : vulnérable)

Ces stations seront suivies par le CBNM et le Parc de façon régulière sur une longue durée, afin de vérifier notamment si les rizomes des fougères encore en terre donnent de nouvelles pousses d'ici quelques mois.

Une fois l’incendie complètement terminé, le travail du Parc national sera donc de déterminer si une intervention humaine est nécessaire pour aider ou favoriser la régénération des espèces indigènes :
- En mettant en oeuvre des actions de lutte contre les espèces envahissantes. Dans ce cas, il faudra, en fonction de l’impact, agir de façon régulière pour éradiquer les plantes envahissantes dès leur apparition. Ce sera sûrement le cas pour l'Ajonc d'Europe et au niveau des prairies altimontaines, de la Flouve odorante et de la Houlque laineuse.
-Dans les cas extrêmes, il faudra peut-être replanter des espèces indigènes caractéristiques de la zone.
Ces choix seront faits à partir des résultats obtenus après la mise en place de protocoles scientifiques élaborés en concertation étroite avec le Conseil scientifique du Parc. Pour cela, des "placettes" de suivi seront constituées. Leur étude sur une période longue permettra d'une part de connaître avec précision les espèces exotiques les plus menaçantes, et ainsi de déterminer si des actions de lutte sont nécessaires et avec quelle ampleur.

Concernant la faune, un protocole de suivi est déjà en cours sur le petit lézard vert des Hauts. Il prend la forme d’une journée complète consacrée au comptage des individus, par des agents du Parc et ce, deux fois par an : en mai et en décembre.

Dans l’immédiat, les perturbations naturelles (vent froid qui remonte des remparts) et humaines (poussière soulevée par les hélicoptères) sont trop importantes pour que les résultats d’un comptage protocolaire puissent être fiables. Ce n’est donc qu’en décembre que les atteintes à la population de cette espèce endémique pourront être mesurées avec précision.
Mardi 19 Octobre 2010 - 15:46
Lu 2700 fois




1.Posté par Kanif974 le 19/10/2010 16:00
Bonjour à tous !

N'aurait-il pas été possible de créer une réserve d'eau aux environs du Maïdo spécialiment pour pouvoir y ravitailler les pompiers et surtout les bambi bucket (panier d'eau des hélicos) pour éviter ainsi que l'appareil ne perdre du temps pour se rendre en mer pour refaire le plein ?

2.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 19/10/2010 17:58
C'est une vraie catastrophe, j'espère vraiment que les incendiaires seront attrapés, jugés et lourdement condamnés... qu'il y aura au moins une vraie justice dans ce domaine là...
C'est de toutes façons invraisemblable qu'il n'y est toujours pas de canadère à la Réunion au regard du patrimoine représenté et de l'aspect insulaire du département.

Heureusement, la région, le département, n'ont jamais manqué d'argent pour envoyer Élus et leurs familles, ou maitresses, en métropole chaque noël depuis des décennies... S'il remboursaient, on pourrait se le payer cet appareil... pour le bien de tous, de la flore endémique et de la faune qui compte sur nous...nous les "êtres intelligents et civilisés".

3.Posté par midi le 19/10/2010 18:24
Ha mais le parc national travaille alors. Pensais qu'ils étaient partis en vacances au Brésil pour fêter le classement. Une petite fiesta dans la somptueuse maison du directeur serait de mise pour remercier les pompiers, les militaires, les agents de l'ONF, pour tout leur boulot.

4.Posté par Va s'y le 19/10/2010 18:30
Ne vous inquiétez si le coupable est trouvé tout le monde saura se montrer impitoyable à l'égard de cet individu qui a brulé la foret du parc national.

Oubliant que depuis longtemps beaucoup polluent, jettent, détruisent, détournent, profitent, spolient, n'agissent pas. Le parc national est loin d'être un modèle mais il se veut donneur de leçon. Ils auront un bon exutoire si cet individu est trouvé.

5.Posté par Cambronne le 19/10/2010 18:55
Le Parc national a recensé sept espèces indigènes menacées

N'importe quoi pourvu que ça mousse. il faudrait déjà que cette bande de lamontreurs définissent ce qu' ils entendent " par espèces indigènes menacées" , avant leur présence et l'existence de ce machin il y avait moins de problème depuis qu'ils sont là , nous découvrons leur incompétence d'action alors ils s'inventent des trucs pour monter qu'ils sont efficace pour avoir l'impression d'être utile ...
faudrait qu'ils cessent de nous prendre pour des imbéciles lorsque ces crétins sont pas fichu de faire leur travail correctement sauf à mettre en confrontation développement et environnement ...

c'est marrant en 1968 les rolling stone chantaient "Jumping Jack Flash" depuis il n'a pas pris une ride avec le système Jacobin complètement psychédélique dans sa manière d'agir , ils peuvent même faire le grand saut comme disait Pierre Fulla ici Nagano il pleut de la choucroute. ...

6.Posté par on s'en tape de vos 7 plantes de M.... le 19/10/2010 21:57
7 espèces endémiques menacées ? avec 150 000 chômeurs , 110 000 illétrés à la Réunion et 10 000 enfants qui meurent de faim CHAQUE JOUR dans le monde , vous savez quoi ?
on s'en tape de vos 7 plantes de M.... !

7.Posté par biodiversite reunionnaise le 20/10/2010 07:30
@ on s'en tape de vos 7 plantes de M....

il ne faut pas tout confondre non plus! Certes il y a des problemes a la reunion et dans le monde mais ce n'est pas en ayant ce genre d'attitude que cela va faire avancer les choses.
Ces especes font partis du patrimoine reunionnais, alors merci d'y accorder un peu de respect.


8.Posté par Cambronne le 20/10/2010 07:39
6.Posté par on s'en tape de vos 7 plantes de M.... le 19/10/2010 21:57

A qui le dites vous ; imaginez un instant le stress de ces gens en fin de droits pour des milliers de chômeurs. imaginez le taux de chômage officiel de la Réunion serait de 30% alors j'ose pas imaginer le taux réel qui frôle les 50%.
ET pendant ce temps nous trouvons une bande de spoliateurs pétant dans la soie avec nos impôts s'invente une utilité publique pour emmerder el monde de tout développement ,non satisfait de s'être approprié les 2/3 de la Réunion sans aucun développement concerté, mettant en place une aberration de gestion , nous somme loin de la gestion des incontournables Everglades, Gaspésie, Yellowstone, Yosemite voir les parcs de nouvelle zélande, ou les autorités n'ont pas mis en confrontation l'aménagement le développement face à une protection absurde et totalement arbitraire ...géré par une bande de crétins profiteurs et payer pour emmerder le monde comme ils ont su le faire sur Mafate ou sur la plaine des cafres ...
l'entêtement du Jacobinisme est un fléau au développement économique français

9.Posté par Cambronne le 20/10/2010 08:07
7.Posté par biodiversite reunionnaise le 20/10/2010 07:30

merci d'y accorder un peu de respect.

Lorsque qu'un génocide humain sans nom se passe devant vos yeux ?
Parce qu'une bande de profiteurs et d'accapareurs ont décrété sans concertation qu'ils avaient raison en opposant par une confrontation infernale environnement et développement qui sont ils ces gens si arrogant , pour venir prétendre détenir la vérité ? a nous emmerder pour quelques espèces de plantes qui n'ont rien d'endémique , faudrait arrêter de prendre les gens pour des idiots

10.Posté par @ 7 qué respect ? le 20/10/2010 10:19
ah bon ? parce que vous voulez nous faire croire que ce qui préoccupe les Réunionnais ce sont ces plantes inutiles en voie de disparition ?....n'importe quoi ! ces concepts écolos-fumeux ont été importés par des fonx zoreys qui profitent de l'aubaine pour se gaver des postes sur-rémunérés avec case-piscine-nénène etc....alors que tant d'argent manque pour les plus démunis !
qué respect ?

11.Posté par angela le 28/10/2011 18:09
Quand je lis ces commentaires, je me dis qu'il vaut bien mieux sauver les plantes que les humains...

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales