ZinfosBlog

Il faut sauver le soldat Alvaro


En rang serrés comme des sardines ou comme des joueurs de football face à un penalty, ils font front commun face à l'adversité.
 
Le petit Pravind est colère. Une colère aussi fade que le personnage. Lui qui a changé les textes qui ont permis à l’Angolais d’être le premier bénéficiaire de la Investment Banking Licence veut des excuses tout en proférant des menaces à la presse et à l'opposition.

Il faut dire que les coups viennent de partout. Sudhi le ministre des Services financiers qui, tout comme lui, a maille à partir avec la justice, avait tenu à peu près les mêmes propos qu’il reproche à d’autres et à une radio qui les a véhiculés. 

Dans un ton aussi mou qu'un kalamindas qui exige aucune contradiction, le petit Pravind dit bien accueillir l’argent du philanthrope Alvaro et son Planet Earth. L'argent, c'est bien connu, d'où qu'il vient, n'est que bienvenue. Les états d'âmes on peut s'en passer. Ce n'est pas pour rien qu'on colle cette étiquette à la dynastie des Jugnauth, le parti "papa, piti, pitaye".  

D’autant que tous ces bandits de grand chemin, ont tous attendu le communiqué tardif de la Banque de Maurice, soumise à d’intenses pressions, pour s’exprimer sur le fond du sujet.

Plus spectaculaire la réaction du Premier ministre bis, mentor version baby sitter, père du sale mioche qui couine à chaque scandale au sein de son gouvernement. Sortant d’une longue hibernation de la Caverne, son lieu de résidence, (ça ne s'invente pas). Notre ex Pm dit qu’il avait envie de "zouré" (insulter) à l’évocation du nom de Sobrinho et de ce qu’en ont dit politiciens et journalistes.

Vouloir "zoure" fait partie du bonhomme. Il faut dire qu'arrivé à un certain âge, on s'en fiche de plaire. Et ça tombe bien, papi s'en fiche de tout. D'ailleurs il a pris l'avion direction l'Inde ce soir. Il va participer à la Counter Terrorism Conference. Tous les prétextes sont bons pour déguerpir de l'île Maurice. Il faut dire qu'avec tous les  salaires accumulés, papi peut se permettre d'aller où bon lui semble. 

Quant à celui qui démontre une facilité à se rendre ridicule en toute circonstance, le numéro 2 du gouvernement Ivan Collendavelloo, a pu avoir le privilège de discuter avec le bellâtre Alvaro. Et ceci au lendemain de sa descente d’avion. Pourquoi Ivan Collendavelloo et pas quelqu’un d’autre ? C’est une question à laquelle personne n’a pu donner une réponse adéquate. On sait toutefois que les noms qui ont circulé de ceux ayant bénéficié de la générosité du bellâtre sous forme de berlines, figure le fils de Ivan et de sa très très proche collaboratrice.

"Je connais M. Alvaro Sobrinho. Je l’ai rencontré hier. Il m’a fourni des explications. Je suis quand même le no 2 du gouvernement et c’est une personne qui vient investir des milliards de roupies dans mon pays et dans le secteur énergétique. Il a tenu à m’expliquer que l’argent qu’il investit dans le secteur énergétique n’est pas de l’argent volé". 

"Li pann koumans so carrier lor bicyclette, lor motocyclette. Ce ne sont que des fabrications ! ". 

Alvaro Sobrinho veut investir à Maurice car "sa famille dan Angola na pena bel securité. Il préfère venir à Maurice qui est un pays stable et où il y a la paix et la sécurité". 

Que c'est touchant. 

Source : http://www.zinfos974.com/lamauricienne/Il-faut-sau...
Mardi 14 Mars 2017 - 21:52
La Mauricienne
Lu 1938 fois



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 19 Mai 2017 - 13:46 Sorry seems to be the hardest world

Jeudi 18 Mai 2017 - 11:32 La douceur d'une plume