Faits-divers

Il bat sa mère, sa sœur et sa concubine : "C’est l’alcool !"


Il bat sa mère, sa sœur et sa concubine : "C’est l’alcool !"
Yanis Payet comparaissait menotté, ce jeudi au tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Ca peut se comprendre : coups et menaces de mort répétés à l’encontre de sa mère (68 ans), sa sœur et sa conjointe, menaces d’incendie, rébellion envers gendarmes, usage d’une arme par destination (une perceuse en fonctionnement).
 
Il n’a pas l’air d’un caïd, comme ça, ce frêle quadragénaire. Mais en famille, il laisse exploser sa rage, surtout quand il a bu. Ses proches font alors les frais de ses refoulements.
 
Voici quelques jours, les gendarmes sont appelés par la maman qui se sent de plus en plus en danger. Pour une sombre histoire de terrain en indivis, Yanis Payet s’en est une fois encore pris à l’auteur de ses jours. Ce n’est pas la première fois.
 
Depuis deux ans et un licenciement mal accepté, l’homme a changé, est devenu violent. Il a commencé par passer sa rage et son degré d’imprégnation éthylique sur sa concubine. Les coups se mettent à pleuvoir sur le visage et le corps de la malheureuse qui se défend comme elle peut. Tant et si bien qu’elle finit par virer le sauvage de chez elle. Il trouve alors refuge chez sa maman, laquelle devient très vite son souffre-douleur ; au point que la vieille dame est parfois obligée de fuir sa propre maison.
 
Cette fois, après les coups et les menaces de mort sur sa génitrice, Yanis Payet est allé jusqu’à menacer d’incendier la maison familiale. Lorsque les gendarmes arrivent pour le raisonner, le bonhomme, complètement saoul, est juché sur le toit de la case et menace les représentants de l’ordre avec une perceuse en parfait état de fonctionnement grâce à un raccord électrique de bonne longueur.
 
Il faut ici saluer le sang-froid et le professionnalisme des gendarmes : user du taser serait dangereux pour l’agité au cas où il chuterait du toit. Les tentatives de pourparlers durent longtemps et lorsque le Bruce Lee des cases en tôle descend, un des gendarmes est blessé dans la manœuvre et se casse le poignet.
 
L’enquête permet vite d’apprendre que Yanis Payet est coutumier des violences et menaces de mort, toujours suite à des libations aussi quotidiennes que généreuses. Il reconnaît d’ailleurs son problème de dépendance.
 
"Vous avez la menace facile, souligne la présidente Ramage. Vous avez même menacé d’empoisonner votre maman ! Vous trouvez normal de menacer et frapper votre mère ? Tout ça pour une vague histoire de terrain ? Vous avez également cogné votre ex-concubine. Vous ne trouvez pas ça un peu facile ?"
 
La terreur des salles à manger bafouille, s’embrouille dans ses réponses, tentant à voix basse de justifier l’injustifiable.
 
Le procureur Thévenot n’y est pas allé par quatre chemins, qui a souligné le caractère répétitif, abusif, violent du prévenu envers sa famille, plus sa rébellion contre les gendarmes. Ce qui est très mal vu. Déplorant le schéma trop classique de la violence conjugale, l’accusateur public, "pour mettre sa famille à l’abri et parce que l’alcool est loin d’être une excuse", réclame un an ferme.
 
Tâche difficile pour Me Ahmed qui n’a pu obtenir mieux que 12 mois dont 8 avec sursis. Avec mandat de dépôt immédiat. Pour battre sa famille, certains, à la fin de l’audience, ont estimé que le cogneur complexé s’en tirait plutôt bien.
Jeudi 30 Janvier 2014 - 16:23
Jules Bénard
Lu 1757 fois




1.Posté par noe le 30/01/2014 17:00
Un salaud-macho-flingueur-couillon-de-la-pire-espèce-de-va-nu-pied qu'il faut empêcher de nuire !

La justice va sûrement le relâcher faute de places dans nos geôle à 5 étoiles !

2.Posté par jean-jacques le 30/01/2014 18:40
Visiblement il n'a pas eu le temps de totocher la voisine...il fera mieux la prochaine fois !

3.Posté par Nadia le 30/01/2014 23:28
Eh oui hélas, ce monsieur va vite ressortir car nos geôles 5 étoiles sont pleines à craquer... et deviner... il va recommencer... Son excuse : l'alcool, c'est bien beau de tout vouloir mettre sur ce dernier... Heureusement que tous ceux qui boivent n'ont pas ces réactions de débiles, car le monde serait trop triste... Aller, une bonne volée de bois verts afin de lui foutre un bon counichement et qu'il puisse comprendre que cela n'arrive pas qu'aux femmes...

4.Posté par audrey le 31/01/2014 12:27
mais oui c'est l'alcool, sinon c'est un bon marmaille sa!

5.Posté par lecteur le 01/02/2014 17:11
petit message pour jean jacques
vous devriez réfléchir à deux fois avant de mettre des commentaires à la con
une question qd même est ce que c'était pour continuer la phrase ou c'était une pensée sérieuse

6.Posté par audrey le 01/02/2014 20:27
Post 5 jean jacques faisait de l'ironie !!ne pas tout prendre au premier degré!!

7.Posté par Jules Bénard le 02/02/2014 08:14
D'accord avec Audrey, vous n'avez manifestement aucun sens de l'humour, monsieur. Pour ce qui me concerne, j'avoue avoir rigolé sans la moindre retenue en lisant le commentaire de Jean-Jacques. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, la dérision est ce qui nous sauve de la désespérance dans ce monde de sauvages. Votre vie doit être bien triste si vous n'arrivez pas à rire, monsieur. Je vous plains sincèrement.

8.Posté par lecteur le 02/02/2014 16:55
vous prenez cela pour une plaisanterie parce que vous n'êtes pas un voisin
cela aurait été moins drôle pour vous si vous l'étiez

9.Posté par lecteur le 02/02/2014 16:56
petit message pour jules
ma vie n'est pas triste du tout elle est surtout moins stressante depuis quelques jours ????????

10.Posté par Jules Bénard le 03/02/2014 09:15
à "lecteur" : eh ben alors ??????? Vous voyez que tout arrive ? Vous êtes moins stressé, j'en suis ravi pour vous, et je suis très sérieux. Avez-vous appelé l'humour au secours ? A moins que vous n'ayez une autre recette pour chasser les nuages noirs, égrégores et autres bébêtes qui les accompagnent ? Je suis preneur car le contact et la confrontation des idées enrichissent l'esprit.
Pour l'instant, n'ayant pas d'autre ressource, j'utilise l'ironie, la dérision, le moucatage, le foutage de gueule. Je combats le désespoir comme je peux et merci à mon ti-père Jean Baupain de m'avoir formé l'esprit à cette philosophie de sourire narquois sans laquelle j'aurais lâché prise depuis belle lurette !
Pour ce que vous dites à propos de voisins : du temps où je gagnais bien ma vie, j'ai eu la chance d'habiter des maisons individuelles dans des quartiers tranquilles. "Ce temps est loin, Cinna..." Lorsque je me suis retrouvé fauché comme la plupart d'entre nous, j'ai fait comme la plupart, c'est-à-dire la majorité de nos concitoyens : j'habite où je peux. Je connais donc les cités et la promiscuité, je fais avec.
Cela me permet de connaître du plus près la misère de nos compatriotes. La fréquentation des cours d'assises et correctionnelles, de longue date, est aussi très instructive quant à la m... affective,morale et sociale à laquelle sont contraints nos semblables. Et nous aussi.
Les cités invivables (mais où il faut bien vivre), insupportables avec les surdécibels des raggas et technos abrutissantes, je connais.
Les foyers où l'amour se résume à un coup de queue vite fait quand le mari rentre bourré comme une outre à 3 heures du mat', je connais, les cloisons sont si minces dans nos belles cités.
Pourquoi croyez-vous que l'audience de Freedom soit phénoménale ? Mais grand dieux ! parce que c'est le seul espace de parole de ceux que l'on n'écoute jamais ! Avec la correctionnelle et les cloisons minces des cités, c'est mon autre source d'information.
Bon ! j'arrête de vous embêter avec mes états d'âme. Il n'y a pas des kilomètres d'ici à ce que nous soyons, sinon amis, du moins partenaires dans l'indignation.
Au plaisir de vous lire de nouveau, cher "lecteur".

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