Faits-divers

Il accuse la gamine de mentir : "C’est elle qui m’a provoqué !"

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 27 mars 2014:


Il accuse la gamine de mentir : "C’est elle qui m’a provoqué !"
Marcel P., quadragénaire, a une cousine jeune, très jeune puisqu’âgée de 13 ans seulement au moment des faits. Nous ne citons pas le nom de cet homme car cela amènerait aisément à identifier la jeune victime.
 
Des faits très graves puisqu’il s’agit d’attouchements sexuels sur mineure et que le viol a été évité de justesse. Comme d’habitude, quand c’est la parole de l’un contre l’autre, l’homme nie tout : c’est elle qui l’a voulu, elle qui l’a aguiché, elle qui l’a cherché.
 
Le procureur Saunier n’en revient pas : "C’est quand votre fille dormait que sa cousine vous cherchait, alors ?", demande-t-il à l’accusé.

"Oui !"
 
Avec ça, on est mal barré. Essayons de faire simple.
 
Marie (prénom d’emprunt) est une gamine de 13 ans et demi à l’époque des faits, deux ans auparavant. Son cousin, Marcel, âgé de plus de 40 ans, marié, a une gamine de 9 ans à laquelle Marie est très attachée. Plusieurs fois par semaine, Marie va chez sa petite cousine et dort chez elle. Les deux familles habitent pas très loin l’une de l’autre, la première à Bérive, l’autre à Mont-Vert.
 
L’affaire sera portée à la connaissance des autorités de façon bizarre. Lors d’un voyage en Afrique du Sud, un groupe de collégiennes entend un débat sur le viol. A la stupéfaction de ses copines, Marie réagit très mal. De retour à La Réunion, les élèves avisent l’assistante sociale qui finit vite par apprendre la réalité… plus d’un an après leur commission.
 
La gamine apprend aux enquêteurs que son cousin, certains soirs, lui prodigue des caresses et des attouchements. Jusqu’au soir où, la plus jeune étant couchée, Marie se met à l’ordinateur qui se trouve dans la chambre à coucher.
 
Quelques instants plus tard, Marcel arrive, nu comme un ver, en érection. Il entraîne la malheureuse sur le lit, la déshabille de force et se met à lui prodiguer des caresses très intimes. Il lui maintient les poignets serrés au-dessus de la tête et s’apprête à commettre l’irréparable.
 
Le viol est stoppé net par l’arrivée de la plus jeune, peut-être réveillée par les gémissements et les pleurs de Marie. Cette dernière se rhabille et s’enfuit pour rentrer chez ses parents, 7 kilomètres plus loin à Mont-Vert. Voilà pour les faits.
 
La question que tous se posent est : pourquoi Marie a-t-elle attendu un an avant de dénoncer ces faits odieux ? Il ressort de l’enquête (très pointue) que la gamine, jugée très équilibrée et non affabulatrice par les psychologues, a eu peur de semer le trouble entre deux familles qui, jusque là, se fréquentaient et s’estimaient.
 
A la barre, l’accusé nie tout, sauf peut-être quelques bisous et quelques caresses qu’elle recherchait. Il en vient même à évoquer on ne sait quel complot fomenté par la malheureuse pour camoufler des aventures amoureuses extérieures qui l’auraient perturbée.
 
Marie, durant toute l’enquête, n’a pas varié d’un iota dans ses déclarations. Cette bonne élève se retrouve gravement perturbée et ses résultats scolaires en ont un moment pâti. Comme elle est forte dans sa tête, elle a repris le dessus ; elle est maintenant une lycéenne qui obtient les meilleurs résultats, ce que ses parents ont confirmé à la barre.
 
La présidente Peinaud tient à ce que toute la lumière soit faite et assaille le prévenu de questions.
 
"Si c’est elle qui vous aguichait, pourquoi n’en avoir pas avisé ses parents ?" Réponse décoiffante : "Moin l’avais peur. Mi gaingn pas raconter". Sauf qu’à la barre, il parle, parle, parle, pour persister dans ses dénégations. "Elle me faisait des bisous que j’ai peut-être mal interprétés". Serions-nous au bord de l’aveu. Pas du tout : "Elle me cherchait. C’est ça qu’elle voulait ! Elle a dû voir ça dans des films car je suis incapable de faire ça".
 
Mis au courant de l’affaire, les parents de Marie lui téléphonent pour savoir de quoi il retourne. Il leur répond de façon surprenante : "Ben si c’est ça, je ne me rappelle pas". Comprenne qui pourra.
 
Pour la partie civile, Me Brigitte Hoareau allume sévèrement l’homme "qui n’ose pas se regarder en face et refuse l’évidence. Experts et psychologues disent tous que Marie ne ment pas".
 
Le procureur Saunier, incisif, implacable, enfonce le clou : "Cette jeune fille est très équilibrée et la thèse de la provocation sexuelle ne tient pas". Et de réclamer 4 ans de prison dont 2 assortis du sursis, avec inscription au fichier des prédateurs sexuels.
 
Vieux briscard des prétoires, Me Jacques Hoareau ne se laisse pas démonter et ses éclats de voix vont dépasser les limites de la salle d’audience.
 
"Il n’y a rien de matériel dans tout ça ! Quel jour ? Quelle heure ? Quelle date ? On n’en sait rien". Reprenant point par point tous les éléments du dossier, le ténor en dénonce les incertitudes, pour réclamer la relaxe pure et simple.
 
Jugement le 10 avril prochain.
 
Jules Bénard
Vendredi 28 Mars 2014 - 11:18
Lu 7855 fois




1.Posté par noe le 28/03/2014 11:30
Que toute la lumière soit faite sur cette affaire sordide entre un mec de 40 ans et une pauvre gamine de 13 ans ...!

La fillette a aguiché le mec de 40 ans ? du n'importe quoi ....

2.Posté par antoine le 28/03/2014 13:14
la même bonne vieille histoire:


Il y a 2 ou 3 ans c'est exactement ce qu'avait dit l'avocat d'un certain prêtre de la cinquantaine accusé des mêmes faits sur un gamin de 10 15 ans.

cela n'avait choqué personne et encore moins l'église.

alors pourquoi pas?


Manipulation, fumée et enrobage!

3.Posté par Zavirons le 28/03/2014 13:49 (depuis mobile)
Le titre de cet article est quand même bien pourri... Il ne résume pas le contenu du texte et prête a confusion...

4.Posté par David Asmodee le 28/03/2014 14:22
Le titre de cet article est quand même bien pourri...


Comme l'article d'ailleurs. L'auteur s'éclate lorsqu'il va à l'audience correctionnelle. On a droit à un roman de 500 pages pour un fait divers. Il est étonnant qu'il nous ait pas sorti un jeu de mots bien pourri, dans le pur style Libération.

5.Posté par Jules Bénard le 28/03/2014 19:33
Une gamine de 13 ans victime d'attouchements, qui a failli se faire violer, M. Asmodee appelle ça "un fait divers". Encore heureux qu'il n'ait pas ajouté "banal" mais l'intention y est. Triste sire ! Je lui recommande d'apprendre à lire et d'apprendre à comprendre ce qu'il lit, si du moins ce n'est pas galère pour ses capacités intellectuelles très mesurées.

6.Posté par dadou le 28/03/2014 19:33
pour une affaire devoilée,combien d'enfants victimes qui n'osent devoiler leur calvaire!!
comment cet avocat peut il traiter la petite victime de cette façon!!bon courage a elle pour surmonter cette epreuve

7.Posté par David Asmodee le 29/03/2014 05:54
@5. Oui, oui c'est un "fait divers".

Je n'ai pas lu la prose de Monsieur Bénard, par exemple, sur le scandale d'Outreau. Sur les réseaux pédophiles qui empoisonnent notre pays ; dans le Var, entre autres. Et il vient faire son kakou avec un FAIT DIVERS.
Boire tisane donc.

8.Posté par Payet le 29/03/2014 08:06
Bonjour,

je tien a préciser que cette affaire m'en rappel une qui est arrivé il y a pas si longtemps que sa et qui a trés mal fini, la fille avais vraiment menti mais a l'audience des fameux experts avais dis le contraire, puis 9 ans plus tard elle avoue son mensonge, la belle affaire, et au final le couyon dans l'histoire quand il sort de prison tue sa propre fille, son ptit fils et au passage le mari alors oui que toute la vérité soit faite sur cette affaire, mais c'est pas sur qu'elle plaise a tous le monde!!!!!!!!!!!

9.Posté par Marcel le 29/03/2014 11:39
@ Post 3 et post 4

Les journalistes, veulent mettre en évidence leur sens de la formule c'est bien connu. Mais c'est vrai que parfois on y gagnerait avec de la concision ou un résumé de l'article comme le font certains journaux en ligne. Par ailleurs, les journalistes (comme les humoristes) me semblent d'un naturel rétif à la critique. Je veux bien qu'ils s'inscrivent comme un "contre pouvoir" de la société et en particulier des acteurs politiques, mais on ne peut jamais les critiquer ouvertement comme eux ils critiquent. Le seul moyen qu'ait le public de faire ressentir sont mécontentement, c'est d'opter pour un autre organe de presse. Mais Zinfo ne mérite pas ce désaveu je pense.

10.Posté par Gérard le 03/04/2014 15:48
Dans ce que j ai lu j ai bien l impression qu'il avoue ce qu'il a fait quand on a une nièce qui nous fait des bisous ou câlin veut pas dire que tout est permis il parle d'un mensonge il faut vraiment avoir de l'imagination pour inventer cette histoire une chose pareil n'est pas pardonnable si leurs 2 familles étaient proche sa devait être difficile à la jeune marie de divulguer tous ces faits moi je trouve qu'on ne doit pas cacher le visage de ces hommes bien au contraire !!!!!!! En plus il a une fille mon dieu la pauvre !!!! donc quand sa fille lui réclame des câlins cela veut SEXE

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