Economie

Ibrahim Patel satisfait des "avancées" sur la question des dettes fiscales et sociales


Ibrahim Patel satisfait des "avancées" sur la question des dettes fiscales et sociales
Mercredi dernier, le CODEFI (Comité départemental d'examen des difficultés de financement des entreprises) s'est réuni à la préfecture. Plusieurs annonces ont été faites sur les dettes fiscales et sociales des entreprises réunionnaises. Actuellement, la Réunion compte près de 8.000 entreprises confrontées à ces difficultés et dont le montant de la dette global approche le milliard d'euros.

Parmi les participants à ce comité, Ibrahim Patel, président de la CCIR (Chambre de commerce et d'industrie de la Réunion), a toujours milité pour venir en aide aux entreprises endettées. En début d'année, les présidents des deux Chambres (CCIR et Chambre de métiers) avaient transmis une pétition signée par près de 10.000 entreprises pour que des solutions concrètes soient trouvées aux problèmes de dettes sociales et fiscales.

Le président de la CCIR est revenu sur les "avancées" de ces dernières semaines. "C'est une avancée. Peut-être pas ce que souhaite l'ensemble des entreprises. Les deux Chambres ont travaillé sur le dossier en amont. Dans un premier temps, on a envoyé une pétition au président de la République avec près de 10.000 signatures. Dans les préconisations remises on a demandé de remettre en place la LOOM 2 (Loi d'orientation outre-mer ndlr), de donner un étalement de six mois sur la cotisation salariale et un étalement entre 5 et 7 ans sur la part patronale", explique Ibrahim Patel.

Bien conscient que l'ensemble des demandes n'allaient pas être acceptées par l'Etat, le président de la CCIR se satisfait tout de même de l'accord trouvé sur la part salariale ou "ouvrière". "Concernant la cotisation ouvrière, le gouvernement a donné un avis défavorable sur ce dossier. On a pu tout de même faire évoluer les choses. Sur la cotisation ouvrière on a obtenu trois mois dès l'instruction du dossier et pas de relance fiscale pour permettre à la personne de régulariser sa cotisation", poursuit-il.

Soulignant le "bon travail" du préfet de la Réunion, Jean-Luc Marx, Ibrahim Patel rappelle que 8.000 entreprises sont encore confrontées aux dettes. "Parmi elles, 6.000 sont concernées par la taxation d'office au RSI pour un montant de 500 millions d'euros. Une fois la régularisation, on pourra descendre entre 150 et 200 millions d'euros", souligne-t-il. Et pour remédier à cette situation, la CCIR pourra s'appuyer sur les quatre contrats d'avenir embauchés par le RSI. "A travers les contrats d'avenir, l'Etat a signé une convention avec le RSI. Quatre contrats d'avenir vont s'y atteler pour rattraper le retard sur le suivi des entreprises", conclut-il.
Vendredi 6 Septembre 2013 - 14:16
JD
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