Faits-divers

Huit mois fermes pour le violent : "Merci pour la prison, c’est super !"


Nicolas Simans, 29 ans, conduit à l’audience menotté, est "violent sans être violent". C’est même lui qui l’affirme. Explication : "J’ai grandi dans la jungle. Où il faut être violent pou pas ou passe pou in sec !" Comprenne qui pourra. Ce qui explique sans doute qu’il compte déjà 8 condamnations à son CV, dont certaines par le tribunal pour enfants où il a fait ses premières armes.

Non seulement il est un violent compulsif, mais encore il aime faire du bruit, toutes sortes de bruits. Et ne supporte pas une seconde qu’on lui en fasse la remarque.

Ainsi ce 16 mars 2015 à Saint-Pierre, chez sa mère, d’où il déverse sur le quartier une profusion de décibels incommodante. Un de ses amis (?) se rend sur place pour lui en faire la remarque et se fait proprement tabasser. Il tombe et l’autre continue de s’acharner sur lui avant de lui cracher dessus. Charmante nature !

« C’est parti en sucette ! »

Blessures nombreuses, traumatismes divers, séquelles psychologiques, la totale.

"Ce n’était pas gratuit. Il m’a poussé, se justifie-t-il. Ca a pris une ampleur dramatique, que je regrette d’ailleurs. C’est parti en sucette".

"Mais si vous vous excusez, c’est que vous admettez votre culpabilité ", suggère doucement la présidente Tomasini.

Le 11 avril, rebelote avec un autre voisin, "un pote", précise-t-il même. Il lui casse un balai sur le dos et menace de le brûler s’il porte plainte. Trop tard, la plainte est déjà à l’instruction.

"C’est votre pote comme vous dites… mais vous le tabassez quand même ?" assène la présidente. Pas de réponse précise.

Quel philosophe déjà a dit : "Dieu me garde de mes amis. Mes ennemis, je m’en charge" ?

"C’est pas la prison qui va me guérir !"

Simans n’a pas d’avocat car "je n’en ai pas besoin !" Il est vrai que c’est un habitué des prétoires. Pour justifications, il explique doctement : "J’ai quitté Saint-Denis justement pour échapper à un milieu violent. Je n’étais pas dans mon état normal. Je me suis excusé" (bis répétita placent ?)

"Et à part être en prison, vous faites quoi ?" – "Je suis conducteur d’engins. Quand je n’ai pas de travail, car c’est la crise, je gère ma famille, ma ‘tite femme. Sinon, je m’ennuie".

Le substitut Genet a fustigé les graves violences reconnues par un individu "qui doit changer sa façon d’être, déjà condamné dans des affaires récentes". Et de réclamer 8 mois fermes sans confusion de peines avec les affaires pour lesquelles il est déjà encabané.

Ce qu’il a à ajouter pour sa défense ? On vous le donne en mille : "C’est pas la prison qui va me guérir ! » Et, avec la même insolence en apprenant sa condamnation à 8 mois de rabiot : "Merci pour la prison. C’est super !"

Retour à la case Domenjod sans passer par la case départ.

Jules Bénard
 
Mardi 25 Août 2015 - 19:42
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