Santé

Hépatites : Encore trop de malades ignorent qu'ils développent la maladie


À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’hépatite, le Centre expert hépatites virales régional organise ce jeudi 28 juillet 2016, avec ses partenaires, une journée d’information, d’entretiens individuels de réduction des risques et de dépistage gratuit par prise de sang.

À La Réunion, deux points de dépistage ont été installés, un à Saint-Leu sur la place de la Mairie avec l’équipe du centre éducation et prévention santé (CEPS) du Centre hospitalier Gabriel Martin (CHGM) et l’autre à Saint-Denis sur le parvis du Centre hospitalier universitaire (CHU) Nord, une première pour l’établissement hospitalier.

Si les chiffres concernant les différentes hépatites (connues et identifiées : A, B, C et D) ne sont pas encore précis, à La Réunion du moins, on sait en revanche que les deux principales rencontrées dans notre département sont l’hépatite B et C. L’hépatite A se transmet essentiellement par voie oro-fécale, c’est-à-dire par des aliments ou de l’eau souillée. Elle guérit généralement spontanément et ne peut pas passer à la chronicité. Les hépatites qui elles peuvent passer à la chronicité sont les hépatites B, C et Delta (chez les gens déjà infectés par l’hépatite B).

Les deux dépistages réalisés sur cette journée concernent uniquement l’hépatite B et C. Au CHU Nord, un dépistage rapide de l’hépatite C peut-être réalisé, comme pour un test de glycémie pour le diabète. Après un échange avec les médecins et infirmiers, une piqûre au bout du doigt est réalisée sur la personne à dépister. Cette dernière aura les résultats de son test au bout d’une dizaine de minutes.



Comme le rappelle le Dr Guillaume Wartel, du CHU Nord, "le risque majeur de l’hépatite est qu’au bout de plusieurs années d’évolution, la personne infectée peut voir sa maladie muter en cirrhose, voire pire, un cancer du foie". Pour l’hépatite B, un vaccin très efficace est disponible, permettant de bien contrôler la maladie. "Pour la C, de nouveaux traitements sortis récemment permettent une nette guérison à près de 90% des patients", poursuit le praticien.

Un réservoir de 100 000 patients qui s’ignorent pour l’hépatite C en France

Par rapport à la métropole, l’hépatite C à La Réunion est un "épiphénomène", ajoute Guillaume Wartel, "à l’inverse de l’hépatite B qui est très importante du fait de notre situation géographique dans la zone océan Indien". Madagascar, les Comores ou encore Mayotte sont des régions où les infections d’hépatite B sont assez fréquentes voire épidémiques.

Au niveau national, on estime qu’il y a un réservoir de 100 000 patients qui s’ignorent pour l’hépatite C. "Ce type de journée est donc primordial pour sensibiliser les gens qui ne se retrouvent pas dans les facteurs de risques assez classiques que l’on décrit pour l’hépatite C, comme la toxicomanie, les tatouages ou encore les piercings", reprend Guillaume Wartel.

Ce dernier invite également toute les personnes opérées ou transfusées avant 1992, "qui malheureusement ne savaient pas qu’elles pouvaient être contaminées par du sang - car on n’avait pas les moyens à l’époque - de diagnostiquer le virus".
 
"Nous invitons donc tous ces gens qui s’ignorent potentiellement d’être atteint d'une hépatite C, d’aller se faire dépister au moins une fois, soit dans les centres de dépistage anonymes et gratuits qui se trouvent aux CHU Nord et Sud soit à l’hôpital Gabriel-Martin. Ils peuvent également se rendre chez leur médecin traitant pour faire un dépistage avec une prise de sang classique", termine le médecin.

Quelles sont les populations à risques ?
 
HÉPATITE C HÉPATITE B
- personnes ayant reçu des produits sanguins stables avant 1988 ou des produits sanguins labiles ou une greffe avant 1992
- personnes nées ou ayant résidé dans des régions de forte (Afrique subsaharienne, Asie) et de moyenne endémicité (DROM-CROM, Europe de l'Est et du Sud, Afrique du Nord, Moyen-Orient, sous-continent indien, AmSud
- personnes ayant utilisé au moins une fois dans leur vie des drogues par voie intraveineuse - entourage proche et partenaires sexuels d'une personne porteuse du VHB
- personnes ayant eu une exposition à des actes de soins invasifs avant 1997 - usagers de drogues par voie intraveineuse et intrasanale
- personnes hémodialysées - voyageurs et personnes amenés à résider dans un pays de forte ou de moyenne endémicité
- enfants nés de mère séropositive pour le VHC - personnes séropositives pour le VIH, le VHC ou ayant une infection sexuellement transmissible (IST) en cours ou récente.
- personnes découvertes séropositives pour le VIH - personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires différents
- partenaires sexuels et membres de l'entourage familial de sujets atteints de l'hépatite C - personnes ayant un tatouage ou un piercing
- personnes ayant eu des tatouages, piercings, mésothérapie ou acupuncture, sans utilisation de matériel à usage unique ou personnel. - personnes séjournant ou ayant séjourné en milieu carcéral.
Jeudi 28 Juillet 2016 - 13:38
SI
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1.Posté par Lotus le 28/07/2016 20:19
Qu'iront donc encore inventer les labos chimiques pour nous en mettre d'avantage dans le corps (et eux dans les poches), afin de réduire la population ??? Les vaccins sont totalement inutiles !!!

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