Faits-divers

Harcèlement moral à la CASUD : Le nouveau promu s’acharne sur ses anciens amis


Le cas n’est malheureusement pas isolé. Nous en connaissons tous, de ces petits besogneux qui ne se sentent plus péter dès qu’ils ont une petite augmentation. Le roi la pu zot cousin !

C’est exactement ce qui s’est passé pour Jean-Bernard Lauret, à la Plaine-des-Cafres, entre 1973 et 1974. Il a dépassé son seuil d’incompétence mais pas celui de la bêtise.

Lui et trois de ses collègues travaillaient ensemble et en bonne harmonie apparente à la déchèterie de la CASUD, communauté de communes comprenant le Tampon L’Entre-Deux et Saint-Jo. Tout se passait parfaitement bien… jusqu’aux élections municipales.

"Trou du cul !... Femme de merde !... "(sic !)

Lauret " fait " pour TAK et ses potes pour Paulet Payet. Durant la campagne, l’antagonisme est pris à la rigolade par tous. Sujet même à de fréquentes plaisanteries. Mais il en sera tout autrement dès le lendemain de l’élection.

Le caractère de ce petit bonhomme, d’amical, devient grossier, insultant, pète-sec. Du style " fini de rigoler, c’est moi le chef maintenant ! "

Petit florilège de mots bien sentis de la part de ce petit capo très directif :
" Espèce de trou du cul (sic !)… Faut vous flatter le cul pour avoir quelque chose ?... Femme de merde (re-sic !)… C’est ça que tu veux ? " (en saisissant virilement sa grappe supposée à pleine poignée)…  On n’est pas plus élégant.

Le tout devant témoins, comme si sa position de petit chef lui valait par avance toutes les absolutions.  Du haut de son mètre-soixante, de sa morgue, de sa prétention largement injustifiée, l’odieux bonhomme va jusqu’à se livrer à des allusions sexuelles à propos de la fille d’une de ses ex copines, fille de 14 ans ! Quand même…

Et lorsqu’il estime ses grossièretés insuffisantes, il menace de cogner. In moustique lé pli costo mais la kouyoniss i rende courageux.

" C’est un complot politique "

Allant plus loin, il assure poliment à une autre : " Je vais niquer ton gros cul " (je ne fais que citer les propos de la présidente Flauss qui en rougit presque). Puis, quand ça ne suffit vraiment plus, il en vient aux menaces racistes (à l’envers) :
" Tas de connards, je vais vous envoyer des Comoriens ! " Que viennent-ils faire là, les pauvres ? On en est encore à se le demander.
Durant sa garde à vue, le triste sire nie tout, allant prétendre que " tout ça c’est politique, ils ont monté un complot contre moi ".

Un complot pourquoi puisqu’ils étaient amis auparavant ? Et c’est faire bien peu de cas des témoins. Comme des menaces de grève ou de démissions.

" Ses employeurs étaient au courant "

Un temps mis sur la touche par son employeur, il retrouve vite son poste ; ses collègues sont mutés.
On pensait l’affaire emballée comm bonbon gras dan’ papier carton. C’est le moment que choisit Me Omarjee, pour la partie civile, pour réclamer un supplément d’information.
Selon le jeune ténor saint-pierrois, " les employeurs de cet homme savaient parfaitement ce qui se passait ! " Et de s’étonner que cet employeur n’ait pas été cité à comparaître, de même que des témoins qui soutiennent tous la version des plaignants.
De là à croire qu’il se sentait effectivement " protégé "…

Après un rapide délibéré, la Cour a accédé à la demande et renvoyé l’affaire au 29 octobre, le juge Metzger étant chargé d’entendre les témoins essentiels et d’assurer une bonne information de la Cour.

TAK sera donc cité à comparaître. Miam !...


Vendredi 22 Mai 2015 - 10:35
Jules Bénard
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1.Posté par noe le 22/05/2015 11:46
Les ti chefs , on en voit partout : communes , administrations ...
Ils "pètent" souvent plus haut que leurs cris ... font des menaces odieuses en rabaissant les autres ...
Il faut les écraser au plus vite ou leur donner une bonne correction en public pour calmer leurs ardeurs !

2.Posté par Nono le 22/05/2015 12:54
Et certains se demandent pourquoi on préfère donner des postes de responsabilités à des personnes venues de l'extérieur (doux euphémisme, lol).

3.Posté par WTF le 22/05/2015 13:02
Magouilles politique ou excès de zéle ou règlement de compte politique, peu importe : le fonctionnaire se doit d'être neutre. Avancer uniquement par affinités politique, sans le mérite, ça finit toujours par déraper.

néanmoins, ce qu'il y a de bien là dedans, encore une fois, ça démontre que de moins en moins, les gens se laissent faire et n'hésite plus, simplement à faire valoir leurs droits et pas que subir, leur obligations.

Quand aux protagonistes, ils devraient toute de même, grand stratège qu'ils sont, réfléchir un peu plus : ils ne pèsent pas grand chose sur l'échiquier politique global local. A terme, de gré ou de force, le grand sud se fera (baisse des dotations étatiques, nécessité de mutualisation des communes, schéma départementale, aéroports de pierre fonds le seul qui à encore du foncier dans les plans internationaux de l'aviation, contrairement à Gillot qui devrait construire sur le port de ste marie....) les enjeux sont énormes et franchement, passer son temps à se chercher des poux, n'apporte rien d'autre que des ennuis et la haine de ses pairs !

4.Posté par Bérêtfranc le 22/05/2015 15:26
Malheureusement, dans la majorité des cas,faut pas donner des responsabilités aux créoles, car devenat de suite parvenu, le promu totoche ses compatriotes mais lèche la gouyave.....

Je l'ai vue de mes yeux vue, ce type de situation. Plus macro qu'un créole y trouve pas, mais dès que li lé en l'air, li devient arrogant et li coupe ses camarades. Il vaut mieux un zoreil qui vient pou deux trois ans après y vire.....que supporte un réunionnais qui traite sa "propre race" en chien.....

5.Posté par KLD le 22/05/2015 18:47
scéne de la vie quotidienne ds nos collectivités avec nos zébus ayant une "haute " idée de la "neutralité " inhérente à la fonction publique , atchoum !!! vive le bœuf moka !

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